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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER. 01/08/2015

1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.

Tags : 1962 - Madison Square Garden - Répétitions anniversaire JFK - Emilio PUCCI - Pat NEWCOMB - Paula STRASBERG - May REIS

1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien : « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York. « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York. 12/03/2016

1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.

1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.
1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.
1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.
1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.
1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.
1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.
1958 / SUR LE TOURNAGE DU FILM "SOME LIKE IT HOT" / Peu de temps après l'arrivée d'Arthur, Marilyn apprit qu’elle était enceinte. MILLER annonça à Billy WILDER que Marilyn était enceinte et lui demanda de la ménager et de la laisser quitter le plateau tous les jours à 16 heures 30. WILDER ne prit pas la chose très bien :  « Ecoutez, Arthur, il est actuellement 16 heures et je n'ai aucune prise. Elle est arrivée sur le tournage sur le coup de 11 heures 30. Il a fallu attendre 13 heures pour qu'elle soit prête à travailler. Je vais vous dire une chose. Si vous me l'amenez à 9 heures, prête à tourner, je ne la lâche pas à 16 heures 30 mais à midi ». Marilyn pour sa part, paraissait soudain espérer et appréhender tout à la fois la maternité. Elle voulait protéger son bébé mais en même temps, elle le mettait en danger. D'un côté elle estimait que WILDER lui en demandait trop et elle ne voulait pas perdre cet enfant. De l'autre, elle ne tenait pas compte de la mise en garde de son gynécologue, le Dr Leon KROHN (qui assistait à la majeure partie du tournage, inquiet pour la santé de sa patiente), qui la prévint que sa consommation régulière d'alcool et de médicaments risquaient de mettre un terme à sa grossesse. Le vendredi 7 Novembre : tout laissait à penser qu'elle était en train de faire une fausse couche ; elle fut hospitalisée au "Cedars of Lebanon Hospital", mais c'était une fausse alerte. Les médecins lui demandèrent de cesser de boire et de prendre des médicaments, car son bébé était gravement en danger. Elle se reposa pendant une semaine au "Bel Air Hotel". Le mercredi 26 novembre, elle reçut un télégramme de George AURIC de l'Académie du cinéma français, la conviant  la remise de l'étoile de cristal, en France, pour « La meilleure interprète étrangère » dans « The prince and the showgirl ». Mais du fait qu'elle ait été enceinte et ne puisse voyager, la récompense  lui sera remise le 26 février 1959, à l'Institut du film français, à New York. DECEMBRE : Le mardi 2 décembre : la Fox lui écrivit une lettre, dans laquelle le studio lui demandait confirmation du fait qu'elle était enceinte et auquel cas, la Fox voulait que la période durant laquelle ils étaient tenus de l'employer soit prolongée. La date de la première de « After the fall », qui, avant l'été avait été prévue pour le jeudi 18 décembre, fut repoussée au mois de février ou mars 1959, car MILLER n'avait pas terminé sa pièce. De son côté John HUSTON était de retour aux Etats-Unis et s'apprêtait à se rendre à Los Angeles pour préparer son prochain film dont le tournage devait débuter en janvier au Mexique. Auparavant, il souhaitait rencontrer Arthur MILLER à New York.  « The unforgiven » (« Le vent dans la plaine ») l'occuperait jusqu'en mai 1959, et si Marilyn accouchait en juin 1959, il enchaînerait avec « Freud » pendant qu'elle tournerait un film pour la Fox. Le dimanche 14 Décembre : John HUSTON arriva à New York et rencontra MILLER. Il lui expliqua qu'il souhaitait que son texte soit réécrit, contrairement à ce qu'il avait tout d'abord affirmé. Le mardi 16 Décembre : Marilyn fit une fausse couche, après trois mois de grossesse ; elle fut hospitalisée au "Manhattan Polyclinic Hospital" de New York.

Tags : 1958 - Some like it hot - Phil STERN - Paula STRASBERG - May REIS - Billy WILDER - Allan SNYDER

1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film). 19/04/2016

1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).
1960 / Marilyn lors des répétitions d'une scène du film "The misfits", où elle doit se rendre au tribunal pour divorcer... (début du film).

Tags : 1960 - The misfits - Inge MORATH - Eve ARNOLD - Arthur MILLER - Paula STRASBERG - John HUSTON - Evelyn MORIARTY - May REIS - Allan SNYDER

8 Mars 1961 / Accompagnée de May REIS (sa femme de chambre du moment), Marilyn assista à l’enterrement d’Augusta MILLER, la mère d’Arthur MILLER, malgré leur récente séparation et sa sortie de l’hôpital. Elle présenta ses condoléances à Arthur et réconforta son ex-beau-père, Isadore. Celui-ci devait subir une intervention chirurgicale lorsque son épouse décéda. Il quitta l'hôpital pour l'enterrer. Les jours suivants l'enterrement d'Augusta MILLER, Marilyn appela régulièrement Isadore, parla à son médecin et lui envoya des fleurs. 13/05/2016

8 Mars 1961 / Accompagnée de May REIS (sa femme de chambre du moment), Marilyn assista à l’enterrement d’Augusta MILLER, la mère d’Arthur MILLER, malgré leur récente séparation et sa sortie de l’hôpital. Elle présenta ses condoléances à Arthur et réconforta son ex-beau-père, Isadore. Celui-ci devait subir une intervention chirurgicale lorsque son épouse décéda. Il quitta l'hôpital pour l'enterrer. Les jours suivants l'enterrement d'Augusta MILLER, Marilyn appela régulièrement Isadore, parla à son médecin et lui envoya des fleurs.
8 Mars 1961 / Accompagnée de May REIS (sa femme de chambre du moment), Marilyn assista à l’enterrement d’Augusta MILLER, la mère d’Arthur MILLER, malgré leur récente séparation et sa sortie de l’hôpital. Elle présenta ses condoléances à Arthur et réconforta son ex-beau-père, Isadore. Celui-ci devait subir une intervention chirurgicale lorsque son épouse décéda. Il quitta l'hôpital pour l'enterrer. Les jours suivants l'enterrement d'Augusta MILLER, Marilyn appela régulièrement Isadore, parla à son médecin et lui envoya des fleurs.


Tags : 1961 - Enterrement Augusta MILLER - May REIS

1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir. 02/11/2016

1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits". / Film crépusculaire par sa thématique, "Les Désaxés" endosse cette dimension de façon plus puissante encore a postériori de par le destin tragique de ses interprètes et son statut symbole de la fin de l’âge d’or hollywoodien. Le film est l’adaptation d’un roman d’Arthur MILLER par lui-même et constitue un cadeau à son épouse Marilyn MONROE, un écrin à son talent avec un personnage largement inspiré de sa vie. C’est aussi une tentative de faire se ressaisir une Marilyn à la dérive depuis quelques années entre addictions aux médicaments, mal de vivre et un mariage qui se délite. Plutôt qu’une thérapie, "Les Désaxés" constituera surtout un testament pour la star qui tourne là son dernier film (terminé puisque le "Something Got to Give" de George CUKOR restera inachevé) tout en trouvant l'un de ses rôles les plus touchants. / Roslyn est une jeune femme se trouvant à Reno pour divorcer. Mélancolique, déçue par les hommes et ne sachant que faire de sa vie, elle va faire la rencontre du cow-boy vieillissant Gay et de son ami Guido. Elle va les suivre pour un temps et découvrir les plaisirs d’un Nevada sauvage oublié, tout en cédant au charme viril de Gay. Ce paradis perdu va pourtant montrer progressivement son envers plus torturé, tandis que de révèlent les fêlures des protagonistes. Marilyn MONROE arrive comme déjà dit sur le tournage dans un état physique et psychologique désastreux qui sur confirmera durant la production difficile entre ses nombreux retards, les absences et les interruptions de tournage - comme lorsqu’en août 1960 elle doit être admise en cure de désintoxication pour deux semaines. Ce rythme épuisera un Clark GABLE vieillissant et en perte de vitesse, qui depuis quelques années accepte enfin son âge dans le choix de ses rôles. Les nombreuses prises dues aux atermoiements d’une Marilyn ne sachant pas et/ou remaniant son texte, le choix courageux de réaliser lui-même ses cascades, tout cela conduira à lui faire perdre pied et il mourra deux semaines après la fin du tournage. Montgomery CLIFT vient également accompagné de ses démons sur le plateau, sa dépression et son alcoolisme s’ajoutant à un visage abîmé par un terrible accident de voiture en 1956 après lequel il ne sera plus jamais le même à l’écran. Jamais aussi à l’aise que dans ce type de chaos, John HUSTON dirige l’ensemble avec le sens de l’anarchie qu’on lui connaît, arrivant fin saoul certains matins du tournage et accumulant les dettes de jeu que la production doit couvrir. / L’usine à rêves se montre sous un jour fort déplaisant derrière les paillettes et offre un pendant réel à la dérive de l’autre terre de légende dépeinte dans l’intrigue, l’Ouest. La vie au grand air, l’abandon de soi et l’amour passionné semblent ainsi faire renaître une Roslyn rayonnante auprès d’un Gay attentionné. Les personnages doivent pourtant se reconstruire d’une manière plus profonde car l’existence qu’ils poursuivent est une illusion. Ils s’y raccrochent tous pour des raisons que l’on découvrira progressivement : Perce est un éleveur dépossédé de son domaine errant de ville en ville, Guido ne s’est jamais remis de la mort de sa femme ainsi que de son expérience de la guerre, et Gay sous la désinvolture souffre de ne plus voir ses enfants. Dès lors chacun s’agrippe à son mirage avec la force du désespoir, quitte à se perdre. Le visage défait de Montgomery CLIFT et son allure frêle viennent ainsi se frotter aux rigueurs du rodéo où chaque choc est une façon de mieux oublier les douleurs plus profondes. Guido n’aura de cesse d’observer Roslyn d’un désir brûlant et angoissé, sans oser franchir le pas si ce n’est de façon révoltante dans la dernière partie. Enfin Gay poursuit le geste valeureux des pionniers en partant à la chasse aux chevaux mustangs dans le désert du Nevada. / Mais quand cette chasse relevait d’un geste à la fois valeureux et pragmatique - rite d’initiation et plaisir de chevaucher les bêtes se conjuguant à leur réelle utilité à la vie dans l’Ouest, l’issue ne sert désormais plus qu’un vain argument pécuniaire. A quoi bon si les derniers vestiges d’un temps révolu ne reposent plus sur rien ? Le western crépusculaire et post-moderne naît en partie ici et trouvera son essor avec le tout aussi nostalgique et réussi "Seul sont les indomptés" (1962) de David MILLER où la tradition de cette vie sauvage sera tout aussi anachronique et désespérée. Marilyn, d’une sensibilité à fleur de peau, semble prête à s’effondrer au moindre désagrément. Ayant toujours su exprimer cette vulnérabilité même dans ses rôles les plus comiques, elle fascine et émeut comme jamais ici en se mettant à nu (au propre comme au figuré, sa beauté n’ayant jamais été plus palpable et naturelle) avec un naturel confondant. Les fêlures se devinent douloureusement sous l’attrait, tout comme l’usure sous la présence virile de GABLE et le mal-être dans le visage reconstruit et le regard perdu de Montgomery CLIFT. Les icônes sont à bout de forces dans ce Hollywood changeant, ils sont enfin libres d’exprimer cette faiblesse à l’écran. / L’Ouest est un cimetière, un mirage dont les héros doivent s’échapper s’ils veulent renaître ; et après l’ouverture idéalisée, HUSTON capture cet espace d’une façon funèbre à travers les nuances noires ténébreuses de la photo de Russel METTY. S’il laisse une chance de renouveau à ses personnages dans un magnifique final, la vie n’en laissera guère à ses acteurs brûlant leur derniers feux - si ce n’est un Eli WALLACH disparu récemment et dont le meilleur était encore à venir.

Tags : 1960 - The misfits - Ralph ROBERTS - Montgomery CLIFT - Allan SNYDER - May REIS - Eli WALLACH - John HUSTON

26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur. 12/12/2016

26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.
26 Février 1959 / (Part III) Marilyn accompagnée de MILLER et de sa secrétaire May REIS, reçoit "L'Etoile de cristal" pour la "meilleure interprète étrangère" dans le film "The Prince and the showgirl", distinction française, décernée par l'Institut du film français, remise à l'Ambassade française de New-York. Marilyn jouera avec les teckels de l'Ambassadeur.

Tags : 1959 - Paul SLADE - Etoile de cristal - Arthur MILLER - James HASPIEL - May REIS

18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines", pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail, l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement. 17/12/2016

18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
18 Juillet 1960 / (Part III) Marilyn fut de retour à Los Angeles, en route pour le Nevada. Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage (The misfits) devant commencer ce jour là. L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet. D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage. A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG. Le mercredi 20 juillet : elle arriva au "Reno Municipal Airport" (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de "United Airlines",  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme GRANT SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail,  l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville. Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos, et était coiffée  d'une perruque blond platine qu'elle avait l'intention de porter dans le film. A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n’avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci). Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture. Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s’il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n’était pas moi qui la possédais ». Les MILLER logèrent à "l’hôtel Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l’équipe du film. Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d’une pension de famille de  Reno (et correspondait à l’une des premières scènes du film). Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.

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1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février. 04/04/2017

1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.
1960 / Le vendredi 8 janvier : l'agent de Marilyn à la MCA, George CHASIN, appela Lew SCHREIBER, (un des directeurs de la Fox) pour lui annoncer que Marilyn ne reprendrait le travail que dans dix jours (elle tourne alors "Let's make love"). Il avait eu une longue conversation avec elle durant laquelle elle avait promis de se présenter à l'heure et de travailler correctement. En démarrant le tournage le 18 janvier, on aurait terminé le tournage le 25 mars, si tout allait bien. Autrement dit, Marilyn passerait directement du tournage de « Let's Make Love » à celui de « The Misfits ». Dans son état actuel on avait du mal à l'imaginer, mais techniquement c'était possible. MILLER quant à lui, était impatient d'aboutir sur son projet. Le studio lui demanda une nouvelle série de révisions du scénario de « Let’s Make Love », moyennant 7 000 $ de plus. En même temps, il était censé raccourcir le scénario de « The Misfits ». Le lundi 11 janvier : John HUSTON informa Frank TAYLOR, ami et éditeur de MILLER, chargé de la production de  « The Misfits », qu'il essayait de pratiquer des coupures du scénario de son côté, espérant qu'en unissant leurs efforts, ils arriveraient à réduire la longueur du scénario. John HUSTON était immobilisé suite à un accident de cheval, au cours duquel il s'était blessé au genou. Proposant de joindre l'utile à l'agréable, HUSTON invita MILLER et Frank TAYLOR à le rejoindre en Irlande. MILLER réserva son billet d'avion pour le 3 ou 4 février.

Le lundi 18 juillet :
Marilyn fut de retour à Los Angeles, sur la route pour le Nevada.
Arthur était déjà à Reno (Nevada), le tournage devant commencer ce jour là.
L'arrivée de Marilyn à Reno était prévue pour le mercredi 20 juillet.
D'un commun accord, MILLER et HUSTON décidèrent d'écarter du plateau Paula STRASBERG, qui devait assister au tournage.
A Los Angeles, Marilyn eut une séance avec le Dr GREENSON et vit également le Dr ENGELBERG.
 
Le mercredi 20 juillet : elle arriva au Reno Municipal Airport (Nevada) à 14 heures 45 dans un DC-7 de United Airlines,  pour débuter le tournage des extérieurs de « The Misfits ». Arthur MILLER l'attendait à l'aéroport, ainsi que Mme Grant SAWYER, épouse du gouverneur du Nevada et leur fille Gail, l'hôtelier Charles MAPES, et le conseiller municipal Charles COWAN qui lui offrit la clé de la ville.
Elle était vêtue d'un chemisier de soie blanche et d'une jupe blanche dont la fermeture éclair saillait dans le dos (photos)
 
A son arrivée elle souffrit de douleurs abdominales et de vomissements ; elle était physiquement et moralement épuisée (elle n'avait eu que deux semaines de repos entre le tournage de « Let's Make Love » et celui-ci).
Les relations entre Marilyn et MILLER avaient atteint leur point de rupture.
Dans son autobiographie, MILLER écrivit : « Dès le commencement de « The Misfits » il me fut impossible de nier que, s'il existait une clé pour le désespoir de Marilyn, ce n'était pas moi qui la possédais ».
Les MILLER logèrent à l'hôtel "Mapes", chambre 614, où la moitié des chambres était occupée par l'équipe du film.
 
Le jeudi 21 juillet : premier jour du tournage ; la scène fut tournée dans une chambre exiguë d'une pension de famille de
Reno (et correspondait à l'une des premières scènes du film).
Les premiers jours de tournage se déroulèrent tranquillement.
 

Tags : 1960 - The misfits - Arthur MILLER - Inge MORATH - "Mapes Hotel" - Montgomery CLIFT - May REIS - John HUSTON - Agnes FLANAGAN - Clark GABLE - Eli WALLACH

11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. / Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos. 26/04/2017

11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
11 Juillet 1961 / (Part IV) Le 28 juin 1961, c'est accompagnée de Joe DiMAGGIO et de May REIS (sa secrétaire) que Marilyn, le visage caché par un oreiller, entre au "Polyclinical Hospital de Manhattan", à New York, après avoir souffert de violentes douleurs de troubles digestifs les mois précédents. C'est ainsi que, pour les journalistes, elle entre à l'hôpital pour des "désordres intestinaux mineurs". Mais en réalité, les médecins lui découvrent une angiocholite (une infection de la bile des voies biliaires) et doit être opérée d'urgence. L'opération a lieu le lendemain, le 29 juin 1961. Durant son hospitalisation, Joe viendra lui rendre visite quotidiennement. C'est la quatrième hospitalisation de Marilyn en cinq mois. /  Le 11 juillet 1961 à New York, Marilyn, accompagnée de John SPRINGER, quitte le "Polyclinical Hospital de Manhattan", après avoir subi l'ablation de la vésicule biliaire. Tantôt souriante, tantôt apeurée, amaigrie et fragilisée (elle sort dans un fauteuil roulant, avant de se lever), Marilyn quitte l'hôpital deux semaines après y avoir été admise. Comme toujours, la presse est à l'affût, mais Marilyn garde le sourire; elle est escortée par des policiers pour affronter la cohue des 200 photographes, journalistes et admirateurs. Auparavant, Marilyn avait appelé la photographe Eve ARNOLD de l'hôpital car le magazine "Good Housekeeping" souhaitait faire un article sur son coiffeur Kenneth BATTELLE. Eve ARNOLD retrouve Marilyn le jour de sa sortie d'hôpital, dans son appartement new-yorkais au 444 East sur la 57ème Rue, pour la séance photos.
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Tags : 1961 - Opération vésicule biliaire - Eve ARNOLD - Kenneth BATTELLE - May REIS - Emilio PUCCI

1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors... 02/06/2017

1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", à Reno, où Roslyn (Marilyn) accompagné d'Isabelle (Thelma RITTER) se rend au tribunal pour divorcer avec son mari Raymond (Kevin McCARTHY) ; l'histoire commence alors...

En anglais, « misfit » se dit d'un vêtement mal ajusté. Le titre français ne traduit qu'imparfaitement l'intention de l'auteur du scénario, Arthur MILLER. Il aurait été plus juste de traduire "The Misfits" non par "Les Désaxés", mais par les « mal foutus ». Car les personnages du film sont droits, mais ils ne trouvent plus leur place, ils sont inadaptés. Ils se heurtent à la société et ils se heurtent entre eux par soif d'absolu. Arthur MILLER a écrit "The Misfits" à la suite d'une expérience personnelle. Il était à Reno, la capitale du divorce aux États-Unis, avant d'épouser Marilyn et a découvert dans cette ville le profond désarroi des hommes et des femmes de tous âges digérant leur échec. Il a transcrit ses impressions dans une nouvelle, publiée dans le magazine "Esquire", dont il tira un scénario. Quatre personnages, quatre « désaxés », que leur amour de la liberté désarme devant la vie, se rencontrent à Reno et, instinctivement, unissent leur solitude. Il n'y a pas à proprement parler d'histoire. Il y a ce simple récit de leur errance. Tourné en noir et blanc, "Les Désaxés", dont l'accueil a été glacial aux États-Unis, sort sur les écrans français le 7 avril 1961. Accueilli fraîchement par le public, il passe relativement inaperçu dans la presse française spécialisée de l'époque. La presse généraliste lui réserve un accueil plus favorable. Mais c'est un peu plus tard que le film brillera d'un éclat particulier, en raison de sa résonance avec la vie de ses interprètes.
 
UN PROJET HORS DU COMMUN

Comme l'écrit "Télérama", « le projet est faramineux. Réunir dans un même film, au scénario : Arthur MILLER, le plus grand dramaturge américain de l'époque. Comme acteurs, trois stars : Marilyn MONROE, Clark GABLE, le « king » d'Hollywood, et Montgomery CLIFT, symbole avec Marlon BRANDO d'une nouvelle génération d'acteurs. À la réalisation, John HUSTON, le cinéaste couronné d'Oscars. À la production : United Artists, le studio des créateurs indépendants ». Le cadre : la ville de Reno, et surtout le désert du Nevada. Pour Martine MONOD dans "L'Humanité", le film « s'attaque au thème de la solitude, la difficulté des êtres, malgré leur bonne volonté de communiquer ». Il dresse le portrait « d'une fille à la recherche de l'absolu et des hommes qui croient que, grâce à elle, ils parviendront à fuir leur passé ou à retarder l'avenir ». Roslyn (Marilyn), une jeune femme fraîchement divorcée, rencontre à Reno un cow-boy vieillissant, Clark GABLE, un ancien pilote de guerre devenu chauffeur de camion, (Eli WALLACH), et un aventurier ironique et blessé (Montgomery CLIFT). Une singulière aventure à quatre commence alors, qui aboutit à une véritable quête angoissée du bonheur et de l'amour ».
 
UN HOMMAGE À MARILYN

« Les Misfits, c'est d'abord un hymne à Marilyn, le plus bel hommage à une femme » note L'Express, qui ajoute : « Marilyn/Roslyn ne joue pas un rôle, ne représente pas un personnage, elle est elle-même : ce monstre de féminité qui exige que les hommes soient tout le temps auprès d'elle ». « Arthur MILLER, alors marié à l'actrice, conçoit d'abord l'idée du film pour offrir à sa femme, qui souffre de son statut de sex-symbol, un grand rôle dramatique. Mais son scénario est aussi une dangereuse mise en abyme de la fragilité de l'actrice et des difficultés que traverse le couple », écrit "Télérama". « Arthur MILLER a mis dans son scénario tout ce qu'il croyait savoir de cette femme qu'il aima, dont il fut aimé, et à laquelle, au moment de s'en séparer, il adressa cet hommage, cet adieu » (Claude MAURIAC, "Le Figaro"). Il y a dans ce film un jeu de transferts continuels entre la comédienne et son personnage. « Amour des animaux, haine de la violence, besoin presque maladif de tendresse, de protection, de présence, de désarroi sentimental. Arthur MILLER n'a pas dessiné un caractère romanesque, il a exploré un c½ur bien vivant, celui de sa femme. Il a mis à nu ce personnage mythique qu'était Marilyn MONROE, et en la démythifiant, en a fait un être de chair, de sang et de nerfs, aussi dangereux que vulnérable », analyse Jean de BARONCELLI dans "Le Monde". Pour "Les Lettres françaises", « Roslyn, c'est Marilyn incarnée, faite chair comme elle ne l'a jamais été auparavant, par un scénariste qui ne pouvait la dépeindre de façon plus vraie et plus touchante : Roslyn, c'est à la fois Marilyn MONROE et son propre mythe, la trop jolie femme qui souffre de n'être qu'un objet de convoitise sexuelle pour les hommes ». Pour "L'Humanité", « Arthur MILLER a d'abord tracé un portrait extraordinairement lucide de la femme qu'il a aimée, et qu'il s'apprête à quitter ». Comme l'écrit Robert CHAZAL dans "France Soir", « c'est un bien beau cadeau de rupture, parce que c'est de loin la meilleure histoire qu'on ait jamais imaginée pour elle ». Les époux se sépareront peu après le tournage. "Télérama" stigmatise d'ailleurs « l'incroyable cirque médiatique qui a entouré le tournage, les journalistes épiant les époux MILLER en espérant annoncer leur séparation ». Pierre LAROCHE conclut dans "Noir et Blanc" : « Marilyn MONROE révèle aux spectateurs les plus distraits ce qu'Arthur MILLER vient de découvrir douloureusement, depuis sa veulerie lascive jusqu'à son inquiétude amoureuse, en passant par la bêtise aux yeux bleus et aux fesses rondes d'une malheureuse petite fille qui n'a pas grandi ».
 
LA FICTION RATTRAPÉE PAR LA RÉALITÉ

"The Misfits" est un film célèbre pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. La presse de l'époque s'en fait déjà l'écho. Selon "Télérama", « tournée délibérément en noir et blanc, cette élégie ne vaut pas seulement par ses motifs, mais aussi par la manière dont le destin tragique des personnages recoupe celui des acteurs qui les incarnent. Tous les facteurs sont réunis pour faire de cette aventure une épopée tragique. Elle le sera de bout en bout ». À cette époque, Marilyn MONROE, minée par l'échec de son mariage et l'abus de somnifères, est entrée dans une phase de dépression sévère. « Au milieu du tournage, qui se déroule dans une chaleur éprouvante, elle s'effondre et doit entrer en hôpital psychiatrique », écrit "Télérama". Le divorce avec Arthur MILLER sera prononcé peu de temps après. Le journal poursuit : « Clark GABLE, la plus grande star des débuts du cinéma parlant, accuse ses 59 ans et n'est plus que l'ombre de lui-même. Quant à Montgomery CLIFT, dont la vulnérabilité avait révolutionné le statut viril de l'acteur et du héros américains, il se relève à peine d'un accident de voiture qui a failli le tuer et le laisse à jamais défiguré ».
La réputation de « film maudit » des "Misfits" tient aussi à la destinée tragique de ses acteurs, dont c'est pour deux d'entre eux la dernière apparition à l'écran. Comme le note "Télérama", « Le film est d'abord un échec public et critique. Puis le couple MILLER-MONROE se sépare, Clark GABLE meurt d'une crise cardiaque quelques semaines après la fin du tournage. Marilyn, qui ne tournera plus un seul film en entier, le suivra dans la tombe deux ans plus tard ». Montgomery CLIFT tourne encore trois films et meurt à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image crépusculaire des "Misfits".
 
UN FILM À QUATRE MAINS

Dans ce film, il y a bien deux auteurs, et leur cohabitation est difficile, comme l'observent de nombreux critiques. André LAFARGUE dans "Le Parisien libéré" déclare : « Il y a deux films : un film de John HUSTON qui suit trois hommes solitaires au milieu d'un univers ennemi. Un film d'Arthur MILLER, scénariste et dialoguiste qui accompagne une femme à la recherche d'une sécurité et d'un amour. Ces deux films sont hostiles l'un à l'autre. Le premier, plus mâle et plus hautain, s'attaque à une société envahissante qui ronge les dernières libertés de l'homme. Le second oppose une femme à la violence, à la dureté et à l'indifférence des ces trois solitaires ». Le journaliste poursuit : « HUSTON a tourné un film anarchiste, nettement asocial, et d'un romantisme évident. Et MILLER a écrit un scénario socialisant et moralisateur. Les dialogues sont faux, prétentieux, artificieux. Les personnages n'ont aucune vérité : c'est le travail de MILLER. Les images sont belles, d'un lyrisme étonnant, d'une agressivité franche : c'est le travail de HUSTON ». Dans "L'Aurore", Claude GARSON partage cet avis : « "Les Misfits" auraient pu être une pièce de théâtre exceptionnelle. Ce n'est qu'un bon film, car le cinéma exige davantage d'action que d'introspection psychologique ou de vues philosophiques ». Les critiques se demandent si la part de l'écrivain n'est pas trop envahissante. « Arthur MILLER est-il un grand écrivain ? En tous cas, un piètre scénariste et un exécrable dialoguiste », déclarent "Les Cahiers du cinéma". Pour "Les Dernières nouvelles d'Alsace", « Arthur MILLER, homme de théâtre, ne connaît pas très bien les lois du septième art ». "Télérama" reproche au film « une longue introduction surchargée de dialogues, mise en place comme pour une « exposition » de théâtre, durant laquelle John HUSTON somnole visiblement ». "Combat" ne cache pas son irritation : « Le cinéma «  intellectuel » est presque toujours un mélange assez malheureux de littérature et de théâtre. Les dialogues d'Arthur MILLER, dialogues de théâtre, les ambitions d'Arthur MILLER, ambitions de littérateur, les coquetteries d'Arthur MILLER, coquetteries d'intellectuel, dénoncent le travail de John HUSTON. C'est un film qui ne cesse d'opposer l'image au langage, et pour le plus grand malheur de l'image ». « À la fin du film, on s'aperçoit avec tristesse que l'on vient de se promener pendant deux heures et cinq minutes dans le pays aride du Symbole. Ce que l'on prenait pour le martèlement des sabots chevalins n'était que le cliquetis de la machine à écrire de l'auteur », résume le journal "Carrefour". "Le Figaro" regrette lui aussi « la passivité, voire l'absence du metteur en scène, trop effacé derrière Arthur MILLER, sauf lorsqu'il se déchaîne tout à coup pour filmer la chasse aux chevaux sauvages ».
 
LE SOUFFLE HUSTONIEN

C'est lorsque les « misfits » entreprennent de capturer des mustangs, ces derniers chevaux sauvages du désert du Nevada que, selon les critiques, le film s'envole. « Aux considérations théoriques sur la longévité de l'amour et du couple se substitue une aventure humaine admirablement conduite » écrit "Combat". « La chasse aux chevaux sauvages constitue un merveilleux morceau de cinéma » ("Les Dernières nouvelles d'Alsace"), « d'une foudroyante beauté » ("Le Parisien libéré"). « Il y a là 30 minutes d'images soutenues où souffle le génie d'HUSTON : sens de l'espace et du mouvement, envolée à la fois visuelle et lyrique, ampleur romanesque et goût de l'épopée » ("Les Lettres françaises"). "Positif" souligne « la justesse signifiante des cadrages qui mettent magnifiquement en valeur l'idée maîtresse véhiculée par chaque plan, la beauté directe et l'équilibrage parfait des lumières de la photo signée Russell METTY ». Pour "L'Express", « le film, parti pour une satire de m½urs, s'ouvre soudain en pleine nature, à l'envergure d'un étonnant western. Mais cet élargissement est tout le contraire d'une évasion : une quête de lucidité ».
 
LA FIN DU MYTHE DE L'OUEST

Car en réalité, la magnifique chevauchée dont rêvait Roslyn se réduit sous ses yeux à une cruelle expédition motorisée, mécanisée, taylorisée. Stupeur, dégoût », constate Étienne FUZELLIER dans "L'Éducation nationale". « Cette séquence anti-western apparaît comme la terrible condamnation d'une société qui ne respecte plus les règles du jeu de l'épopée qui a fait sa grandeur » ("Les Lettres françaises"). Pour "Libération", « les invectives lancées par Roslyn dans le désert aux trois hommes muets, c'est le cri de fureur que lance Arthur MILLER à "l'american way of life", voie unique qui mène à l'argent, au confort et à l'ennui ». « Les Misfits sont peut-être le dernier western. Un western désabusé qui ne se réfère plus au passé légendaire des pionniers » ("Télérama"). Paradoxalement, ces « inadaptés », « trop fiers pour se laisser dompter » ("Les Dernières nouvelles d'Alsace"), sont amenés à détruire d'autres survivants de l'âge de la liberté : les chevaux sauvages. Clark GABLE, qui, selon "Télérama", « s'est admirablement identifié à sa propre légende », est pour "Libération" « le dernier pur-sang de la libre Amérique, et domptera seul, à mains nues, un étalon farouche », qu'il rendra finalement à sa liberté. « Les Misfits sont l'histoire d'une dégradation, mais aussi d'une nostalgie : celle d'un impossible retour aux sources », observe "L'Express", qui s'écrie : « Qu'as-tu fait de ta merveilleuse enfance, Amérique des pionniers ? Les mustangs que l'on capturait jadis après de loyales chevauchées sont aujourd'hui rabattus par avion, traqués en camion. On les vendait pour montures aux caravanes de l'Ouest, aujourd'hui, ils deviennent de la viande en conserve pour les chiens ». Cette longue séquence de la chasse signe la fin d'un vieux rêve, exalté par tous les westerns : celui de l'homme libre et seul dans la nature. "Image et son" renchérit : « Cette ½uvre atteint au tragique. John HUSTON, le cinéaste de l'échec, a mis en images somptueuses un drame qu'il a traité comme une symphonie américaine, brassant les thèmes et les êtres dans un document puisé aux sources mêmes d'une civilisation ». « Peu de films auront inscrit, pour ainsi dire jusque dans leur chair, l'agonie du grand mythe américain », conclut "Télérama".
 
UNE DÉNONCIATION DE L'AMÉRIQUE DE LA FIN DES ANNÉES 1950

Plusieurs critiques soulignent la dimension politique des "Misfits". Pour Madeleine CHAPSAL dans "L'Express", « ce film bouleversant qui nous touche comme une histoire qui nous concerne est aussi une attaque violente de l'Amérique contemporaine ». Ses personnages révèlent en eux-mêmes des contradictions qui sont aussi symboliquement celles de la société américaine. « Ce grand problème de la communication qui hante le monde occidental au début des années 1960 caractérise ces cinq individus qui vivent plus ou moins par procuration pour fuir leurs problèmes », écrit Michel CIEUTAT dans "Positif". Cette revue fait d'ailleurs une analyse très orientée du film, qui selon elle « dresse un constat précis de l'Amérique sous EISENHOWER. Gay, Guido, Perce, les personnages principaux, se veulent des êtres sans attache. Mais l'homo americanus a trahi le rêve des Pères Fondateurs ». Le film « est un douloureux plaidoyer pour la liberté individuelle et une dénonciation d'un monde où toutes les lois morales s'effritent sous l'irrésistible poussée de la machine triomphante « ("Les Lettres françaises"). Clark GABLE est ainsi pour "Le Parisien" « le symbole d'une virilité qui n'a plus le loisir de s'affirmer dans le monde moderne, et aussi l'expression d'une recherche fondamentale de la liberté individuelle ». Michel CIEUTAT poursuit dans "Positif" : « John KENNEDY, sur lequel Marilyn fera une fixation, mettra fin à cette fuite en arrière en lançant son programme de la Nouvelle Frontière, autre échappatoire, vers l'avant, dont une grande partie de l'esprit se retrouve dans le film. Tout d'abord dans l'insistance avec laquelle John HUSTON et Arthur MILLER soulignent le thème de la vie à relancer. Le personnage de Roslyn est un catalyseur très "kennedyen" pour ses quatre compagnons. Celui qui s'approche d'elle apprend à repartir sur de nouvelles bases ». Et "Positif" de conclure : « The Misfits, ce n'est pas seulement le mal de vivre des années 1950 et le reflet de l'espoir offert par KENNEDY, c'est aussi le regard prophétique sur l'Amérique des vingt années à venir et là principalement réside la force de cette ½uvre qui, vers sa fin, se cabre pour tracer l'avenir ».
 

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