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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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Une vie de 36 ans en images !
Une vie de 36 ans en images !

1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood. 07/09/2015

1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.
1960 / Marilyn dans le désert du Nevada lors du tournage du film "The misfits" (certaines photos signées Eve ARNOLD) / Dans son 29ème et dernier film (achevé) où elle se trouve seconde au générique; derrière Clark GABLE et devant Montgomery CLIFT, Marilyn interprète un rôle spécialement écrit pour elle par son mari Arthur MILLER, celui d'une femme qui vient de divorcer, qui est perdue, qui ne sait pas où aller et que faire, et qui est très déçue des hommes. Le personnage de Roslyn conçu par MILLER s'inspire à beaucoup d'égards de Marilyn. Marilyn est morte quelques mois après la fin du tournage, à 36 ans. Marilyn a été désignée responsable de la rapide chute de santé de GABLE, puis de sa subite mort quelques jours plus tard, en raison de son mode de travail : retards incessants, prises des scènes multipliées à l'envi, etc., notamment par la dernière femme de GABLE, Kay (enceinte à cette époque), ce qui l'a jetée dans une nouvelle phase de dépression. Elle n'alla pas assister à la cérémonie funéraire de la star défunte. Kay l'invita cependant au baptême du fils que Clark GABLE ne connut jamais. On a ensuite mentionné le fait que GABLE avait tenu à jouer toutes ses scènes dans le film, y compris les cascades, qui l'ont beaucoup sollicité et fatigué. / De nombreux photographes de premier plan ont pris des clichés lors du tournage: Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Ernst HAAS... Le film, qui n'eut guère de succès à sa sortie, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprètes. Clark GABLE mourut d'un infarctus quelques semaines après la fin du tournage, et Marilyn ne termina jamais son film suivant, "Something's got to give" (George CUKOR, 1962). Montgomery CLIFT tourna encore trois films et mourut à quarante-six ans. Il n'en fallait pas davantage pour établir l'image « crépusculaire » des "Misfits" – fin du mythe de l'Ouest, fin de l'âge d'or d'Hollywood.

Tags : 1960 - The misfits - Eve ARNOLD - Agnes FLANAGAN - Clark GABLE - Eli WALLACH - John HUSTON - Montgomery CLIFT

1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA. 29/01/2016

1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.
1960 / Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Eli WALLACH et Thelma RITTER lors du tournage de l'une des scènes du film "The misfits", sous l'objectif de Cornell CAPA.

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24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie. 06/02/2016

24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.

24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.

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1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible. 15/03/2016

1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.
1960 / Marilyn et ses tresses lors du tournage du film "The mifits" / Désert du Nevada, paysage lunaire. Plan large. Au centre, une femme. Blonde. Qui hurle : "Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !" Contre-champ, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. "Les misfits". Un film "difficile et tragique". Le qualificatif est d’Arthur MILLER, auteur d’un scénario écrit pour que Marilyn, son épouse, "se sente bien". Pour qu’elle trouve enfin un rôle dramatique à la mesure de son talent. Marilyn joue Roslyn, jeune divorcée qui croise dans l’Ouest la route de trois hommes, deux cow-boy (Gay/Clark GABLE et Perce/Montgomery CLIFT) et un pilote (Guido/Eli WALLACH) capturant les chevaux sauvages pour les vendre aux fabricants de nourriture pour chiens. Roslyn, fée adorable, adorée, s’enthousiasmant pour tout, ayant, comme le lui dit Gay, "un don pour la vie", mais fée triste qui cherche sa place dans le monde et qui appelle à l’aide. Roslyn, s½ur de Marilyn : "Même enfance difficile, même relation névrotique avec la mère, faite d’intimité et de rejet, même angoisse, même solitude, même sentiment d’abandon, même regard émerveillé et enfantin sur le monde dès qu’il s’agit d’enfants ou d’animaux ; mais cette admiration candide se transforme en scepticisme aussitôt que les hommes s’approchent un peu trop près et tombent amoureux d’elle," écrit Serge TOUBIANA. En Roslyn, Marilyn se montre parfaite. "Elle était merveilleuse, dira John HUSTON. Elle ne jouait pas. Elle vivait vraiment son rôle." Mais elle vivait aussi sa vie, et le tournage sera pénible, marqué par une hospitalisation de quelques jours de l’actrice, par la fin de son mariage avec MILLER ("J’avais conçu ce film comme un cadeau pour elle et j’en suis ressorti sans elle."), puis, peu après la dernière prise, par la mort de GABLE, victime d’un malaise cardiaque. Mais du chaos qui règna pendant le tournage des "Misfits", Marilyn n’est pas seule en cause : "L’écrasante chaleur, les nombreux déplacements et difficultés inhérentes d’un tournage en extérieurs, les scènes difficiles et dangereuses de rodéo puis de captures des chevaux, enfin toutes les tensions au sein de l’équipe entraînèrent un retard de plusieurs semaines", note TOUBIANA. Et puis, comme le précise MILLER, il n’y avait de toute façon pas de quoi être heureux : "Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir." Reste que le film est là, et que c’est un chef-d’½uvre, où éclate la solitude de ce quatuor de paumés (et d’acteurs magnifiques). Trois hommes davantage perdus, décalés du monde "moderne" que désaxés (le titre en français), et une femme en quête de son étoile. Arthur MILLER aurait souhaité, au final, moins de gros plans. Il aurait voulu "des personnages perdus dans l’immensité du paysage". John HUSTON a pourtant réussi à s’en passer, s’appuyant sur un noir-blanc plus oppressant que ne l’aurait été la couleur qui devenait alors la règle, et resserrant son cadrage pour mieux le laisser exploser lors de la chasse des chevaux. Le désespoir qu’hurle Roslyn, seule dans le désert, est terrible.

Tags : 1960 - The misfits - Eve ARNOLD - Eli WALLACH

1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA). 31/03/2016

1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).
1960 / Toute l'équipe du film "The misfits" (Frank TAYLOR, Arthur MILLER, John HUSTON, Thelma RITTER, Montgomery CLIFT, Clark GABLE, Eli WALLACH et Marilyn) en pleine détente lors d'une session photos publicitaires sous les objectifs des photographes de l'Agence "Magnum" venus faire un reportage sur le tournage, à Reno. (Elliott ERWITT, Inge MORATH, Eve ARNOLD, Henri CARTIER-BRESSON, Bruce DAVIDSON ou encore Robert CAPA).

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1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits". 15/04/2016

1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".
1960 / Marilyn joue au jokari dans une des scènes du film "The misfits".

Tags : 1960 - The misfits - Elliott ERWITT - Clark GABLE - Montgomery CLIFT - Eli WALLACH

1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. / Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA. Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962. 23/04/2016

1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.

1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.
1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.
1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.
1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.
1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.
1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.
1960 / RALPH ROBERTS : MASSEUR ET CONFIDENT / Date de naissance : 16 août 1916, à Salisbury, Caroline du Nord. /  Date de décès : 30 avril 1999, à Salisbury, Caroline du Nord. Il avait étudié la physiothérapie et connaissait bien les problèmes musculaires liés aux acteurs. Masseur (et acteur) particulier de Marilyn. Il était étudiant de la Méthode STRASBERG, à "l'Actors Studio", comme Marilyn, et était devenu ami de la famille STRASBERG. Il inspira également le personnage du masseur (et assura la formation dans les coulisses) dans le succès de Broadway « Will success spoil rock hunter ? ». Donald SPOTO affirma, après que Marilyn eut recours à ses services pour le tournage de « Let's make love » (1960), il devint rapidement son ami le plus proche, son confident le plus intime, pour le reste de sa vie. Il joua un petit rôle dans « The misfits » (1961) (un conducteur d'ambulance ) mais il massa aussi les membres fatigués et douloureux des acteurs. Il fut au coeur de la tourmente entre Marilyn et Arthur MILLER dans les derniers mois de leur vie conjugale, et il aida Marilyn à surmonter sa solitude après la rupture. Il la reconduisit chez elle après son horrible expérience au "Payne Whitney Hospital", en 1961. Cette même année il la conduisit, avec sa demi-soeur Berniece MIRACLE, à Roxbury, pour qu'elle y reprenne ses affaires : des livres, des sculptures, de la porcelaine fine, des verres à cocktail et une grande télévision, cadeau de la RCA.  Le 11 juillet 1961 il était à nouveau présent lorsqu'elle quitta le "Polyclinic Hospital" de New York après son  intervention sur la vésicule biliaire. Quand elle retourna à Los Angeles, en août 1961, il partit avec elle. Elle lui loua une chambre au "Château Marmont Hotel", à dix minutes de son appartement de Doheny Drive. Fin octobre 1961, elle lui annonça que le Dr GREENSON, pensait qu'il valait mieux que ROBERTS retourne à New York. Il lui obéit mais ils restèrent en contact. En mars 1962 il revint à Los Angeles pour aider Marilyn dans ses nombreuses tâches qu'occasionna son déménagement à Brentwood. Il resta avec elle et continua à lui tenir compagnie et à la soulager de ses tensions grâce à ses massages. Le 4 août 1962 il l'appela chez elle vers 18h pour dresser la liste des courses à faire, afin d'organiser le barbecue prévu le lendemain soir. Le Dr GREENSON décrocha et lui répondit que Marilyn n'était pas chez elle. On raconte que plus tard, dans la soirée, Marilyn, groggy, lui laissa un message incompréhensible sur son répondeur. Il assista aux obsèques de Marilyn le 8 août 1962.

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1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée... «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.» A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal. 13/05/2016

1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.
1960 / Lors du tournage d'une scène (celle de la capture des mustangs) du film "The misfits". / Pendant quatre-vingt-dix jours, des photographes de l'agence "Magnum" se sont relayés sur le tournage de ce film mythique. Une tragédie dont Marilyn est l'héroïne désaxée...  «Encore Marilyn !» s'agaceront les amoureux saturés par l'interminable biographie de ce fantôme qui, depuis 1962, hante l'Amérique. Sur la couverture, pourtant, elle est radieuse. Car il ne s'agit plus ici de l'héroïne du sordide feuilleton politico-policier, mais de la Marilyn mythique : celle du cinéma. En ouverture de l'ouvrage, son nom ne figure pas. La star, c'est le film "The Misfits" ("Les Désaxés"). Cette Chronique d'un tournage par les photographes de "Magnum", superbe idée du directeur des "Cahiers du cinéma", Serge TOUBIANA, retrace le film du film avec, en contrepoint, le récit d'Arthur MILLER, scénariste de ce chef-d'oeuvre du 7ème art et à l'époque époux de Marilyn. L'écrivain-dramaturge illustre ses propos avec les clichés de neuf grands photographes de la célèbre agence "Magnum", parmi lesquels CARTIER-BRESSON, Elliot ERWITT, Eve ARNOLD, Cornell CAPA, Erich HARTMAN, Ernst HAAS et Inge MORATH, qui deviendra par la suite Mme MILLER. Commencé dans l'euphorie, servi par un plateau de rêve, le tournage s'avère très vite un cauchemar et placera chacun des participants sous le signe tragique d'une perte. Pour Marilyn, perte de son équilibre. Pour Arthur MILLER, perte de Marilyn. Pour Clark GABLE, perte de sa vie. Pour Montgomery CLIFT, perte de confiance. Pour le metteur en scène, John HUSTON, perte de temps et donc d'argent: le tournage, prévu en cinquante jours, s'achèvera dans la tension et l'épuisement au bout de quatre-vingt-dix. Pour le cinéma, enfin, perte d'un genre, puisque, selon MILLER, "The Misfits" s'inscrit comme le dernier western américain. Situé dans le désert du Nevada, pour mieux signifier par ce décor l'isolement intérieur des personnages. Le sentiment de cette solitude va peu à peu dépasser le cadre de la fiction et contaminer réellement chacun. En tout premier lieu Marilyn : «On ne pouvait plus lui parler. Il fallait s'adresser à son coach, Paula STRASBERG. Elle était là en permanence. Si bien que, à un moment, John HUSTON est devenu fou et a insisté pour que cette femme ne lui parle plus et ne parle plus à Marilyn. Marilyn était en pleine détresse. J'en voulais beaucoup à cette Paula STRASBERG», se souvient Arthur MILLER. Une détresse qui va se manifester par des absences répétées et susciter la lancinante et quotidienne interrogation : «Marilyn sera-t-elle là aujourd'hui ?» Jusqu'à ce qu'elle tombe réellement malade et soit rapatriée dans une clinique de Los Angeles. C'est à la progression de cette irréparable fêlure que font assister les photographes de "Magnum". Ce qu'explique Serge TOUBIANA : «Ils semblent faire partie de l'équipe, ils ne sont pas perçus comme des voyeurs. Ils font partie de la famille du film, même si cette famille est en crise, voire en train de se disloquer sous leurs yeux.» Pendant les trois mois où ils se relaient, chacun tour à tour tentera de réaliser la photo de groupe, sorte d'image officielle du film. L'entreprise se révèle d'une extrême complication, et aucune des prises de vue n'est vraiment réussie. «L'esprit n'y est plus, l'espoir a disparu.»  A l'origine, contrairement au système en vigueur à Hollywood, le film est né non de la décision d'un producteur, mais du seul désir d'Arthur MILLER d'offrir à Marilyn un grand rôle dramatique. Elle souffrait d'être abonnée aux emplois de comédie et surtout de son étiquette humiliante de «sex-symbol». «J'avais écrit ce film pour qu'elle se sente bien, et, finalement, il l'a anéantie. Mais, en même temps, je suis content qu'il ait été fait, parce qu'elle rêvait d'être prise au sérieux en tant qu'actrice», confie Arthur MILLER. Le dénouement de l'aventure cinématographique marquera aussi la fin de leur couple et fournira son ultime rôle à Marilyn. Jamais elle ne lui dira ce qu'elle pensa du film ni même si elle le vit. Le tournage terminé le 4 novembre 1960, Clark GABLE meurt le 16. Le 5 août 1962, Marilyn disparaît à son tour en emportant son mystère, mais, grâce à ce dernier et premier rôle, en laissant «l'image d'une grande actrice», comme le souligne Serge TOUBIANA. Clap de fin pour un film fatal.

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1960 / Sur le tournage du film "The misfits". 20/05/2016

1960 / Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / Sur le tournage du film "The misfits".
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1960 / Sur le tournage du film "The misfits".

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1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT. 03/06/2016

1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.
1960 / Sur le tournage du film "The misfits", lors du tournage de la scène où Marilyn assiste à un rodeo avec Clark GABLE et Montgomery CLIFT.

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