25 tagged articles Bert STERN

Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN. 22/01/2017

Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.
Juillet 1962 / Session "black wig", Marilyn parodiant Jackie KENNEDY, avec cette perruque, qui à l'époque avait cette coiffure, sous l'objectif du photographe Bert STERN.

Tags : 1962 - Bert STERN

1962 / Wonderful ! Marilyn by Bert STERN. 18/01/2017

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BONNE FIN DE JOURNNEE A TOUTES ET A TOUS ! 12/01/2017

Tags : 1962 - Bert STERN - Emilio PUCCI

NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE). 04/01/2017

NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).
NEWS / EXPO : Marilyn MONROE "I wanna be loved by you" (du 22 Octobre 2016 au 1er Mai 2017) HOTEL DE CAUMONT, Centre d'Art, AIX-EN-PROVENCE).

Marilyn MONROE (1926-1962) est certainement la star la plus photographiée dans l'histoire du cinéma. André DE DIENES, Milton GREENE, Philippe HALSMAN, Eve ARNOLD, Cecil BEATON, Richard AVEDON, Sam SHAW, Ed FEINGERSH, George BARRIS, Bert STERN... les meilleurs photographes de son temps l'ont immortalisée, faisant de Marilyn l'icône que tout le monde connaît.

A travers une soixantaine de tirages photographiques, principalement issus de collections privées, et de nombreux supports multimédia, l'exposition « Marilyn » raconte l'histoire de la relation particulière que Marilyn MONROE a toujours entretenue avec la photographie et les photographes. Une relation centrale dans la construction de son image mythique.


Plus encore que la caméra, Marilyn aimait l'appareil photo et les photographes le lui rendaient bien. On sait combien Marilyn MONROE s'est prêtée au jeu de la célébrité, renvoyant à chaque paparazzi un sourire éclatant. Très jeune, elle dévore les magazines de cinéma dont les photos idéalisées éveillent son intérêt pour la photographie. Débutant comme modèle puis comme pin-up, elle comprend vite le pouvoir de l'image, dont elle a besoin pour lancer sa carrière cinématographique, et s'en empare. Sa photogénie exceptionnelle et son travail intensif avec les photographes hollywoodiens réputés portent vite leurs fruits et elle apparaît en couverture de nombreux magazines, contribuant au développement de sa popularité comme de son érotisme. C'est sous l'objectif des photographes publicitaires des studios que Norma Jeane BAKER, petite fille à l'enfance difficile, devient Marilyn MONROE, la star. Les médias construisent l'image toute faite d'une femme joyeuse, radieuse. Or Marilyn est multiple, complexe. Car l'icône a deux faces : celle, solaire et lumineuse, de la blonde et celle, plus sombre, d'une jeune femme perfectionniste, fragile et vulnérable.
Marilyn noue un dialogue de confiance avec les photographes, plus qu'avec les journalistes ou même les réalisateurs. Elle initie très régulièrement des séances de photographie pour façonner elle-même son image et se défaire du rôle dans lequel l'enferment les médias et les studios hollywoodiens, la Fox en particulier. Marilyn tient à contrôler chaque image – comme sur ces planches contacts de la « Dernière Séance » de Bert STERN, présentée en fin d'exposition, où elle barre les clichés qui lui déplaisent. C'est cette co-construction de son image, révélant la maîtrise du photographe autant que la sienne, qui est ainsi donnée à voir.
 

Tags : Expositon 2016-2017 - Sam SHAW - 1957 - Bert STERN - 1962 - Philippe HALSMAN - 1952 - Milton GREENE - 1954 - Cecil BEATON - 1956 - Richard AVEDON - 1958 - Andre DE DIENES - 1946 - Eve ARNOLD - 1960

1962 / "The last sitting" by Bert STERN. 11/11/2016

1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.
1962 / "The last sitting" by Bert STERN.

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1962 / Les RARES de Bert STERN. 30/10/2016

1962 / Les RARES de Bert STERN.

1962 / Les RARES de Bert STERN.
1962 / Les RARES de Bert STERN.
1962 / Les RARES de Bert STERN.
1962 / Les RARES de Bert STERN.
1962 / Les RARES de Bert STERN.
1962 / Les RARES de Bert STERN.
1962 / Les RARES de Bert STERN.

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1962 / Belle fin de soirée à toutes et à tous ! 06/10/2016

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1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants. 18/09/2016

1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.

1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.
1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.
1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.
1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.
1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.
1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.
1962 / DERNIERE SEANCE / Dans les coulisses d'une session photos qui dura 3 jours, 12 heures de travail, 2700 photos prisent par Bert STERN, Marilyn coiffée par Kenneth BATTELLE, photos commandées par le magazine "Vogue". / SA RENCONTRE AVEC MARILYN MONROE / Pour l'éternité donc, Bert STERN (1929-2013) est celui qui a fait sourire Marilyn nue, chair tendre à peine distanciée par le voile de Salomé, offrant à l'objectif la cicatrice laissée par sa récente opération de la vésicule biliaire, la maturité de sa poitrine, sa taille fine retrouvée, son sourire presque trop grand comme les enfants punis, comme si la vie n'avait plus rien à cacher. "The Last Sitting", c'est Marilyn ronde et rose derrière le foulard pop et scintillant qui, d'instinct, fait valoir son corps bien porté comme celui d'une danseuse. C'est Marilyn déguisée cruellement en Jackie KENNEDY, sa brune rivale en amour présidentiel. C'est la beauté apprêtée au platine extra-terrestre, qui s'abrite derrière un collier baroque. C'est la naïade qui souligne la cambrure de ses reins par une pose tonique. C'est l'aguicheuse qui cache ses seins par deux fleurs de soie et fait un clin d'½il entendu au regard voyeur. C'est aussi les clichés frontaux, presque naturistes, que la star a barrés d'une croix rouge. Un signe fort symbolique si près de la mort de son adorable sujet, et qui signifiait son veto définitif à toute image jugée non glamour. Le 21 juin 1962, Bert STERN a rendez-vous avec Marilyn à Los Angeles pour le "Vogue" de septembre (un numéro posthume retentissant). Il revient de Rome et du tournage de "Cléopâtre" avec Liz TAYLOR, grande rivale en renommée et surtout en cachets faramineux de Norma Jeane BAKER, comme en témoigneront les portraits respectifs, lunaire pour Liz, solaire pour Marilyn, de WARHOL. «Quand on évoque Marilyn MONROE, on repense à la photo célébrissime de Tom KELLEY en 1949, pour laquelle elle avait posé nue sur un fond en velours rouge, ou à sa robe blanche s'envolant autour d'elle dans la fameuse scène de "The Seven Year Itch" ("Sept ans de réflexion"). Moi, le passé ne m'intéressait pas: je devais découvrir quelque chose d'elle qui n'avait pas encore été capté par les autres photographes», écrit-il dans l'ouvrage Norman MAILER- "Marilyn MONROE- Bert STERN" de Taschen (édition grand public 49,99 ¤, édition limitée collector 750 ¤). Pendant le vol transtlantique, ce photographe stratège qui a survécu glorieusement à Liz TAYLOR, organise déjà dans sa tête la séance de pose de Marilyn, décide de la faire au "Bel-Air", l'hôtel le plus calme de Los Angeles, dessiné et décoré avec goût, où les arbres et les fleurs abondaient. Un petit pont à l'entrée, des cygnes dans l'étang qu'il surplombait: un cadre de conte de fées. Chaque chambre avait une cheminée et était conçue pour préserver au maximum l'intimité des pensionnaires. Sur le trajet, il s'arrête à New York, fouille avec préméditation «dans l'immense collection d'accessoires de mode au siège de Vogue», ce qu'il allait utiliser pour «sa» Marilyn. Les stylistes du magazine écument pour lui les boutiques de "Dior", "Chanel" et "Pucci". Résultats chatoyants et scandaleux sur pellicule. La première série de nus fut bannie de "Vogue", et publiée plus tard dans le magazine "Eros". La chambre d'hôtel est sur son ordre vidée de tout ameublement et décoration pour devenir studio de lumière. Et soudain, Marilyn est là. «La surprise a été totale. Elle avait perdu beaucoup de poids et en était toute transformée. Elle était mieux que l'actrice bien en chair, aux rondeurs presque excessives, que j'avais vue dans les films. En pantalon de toile vert pâle et pull en cachemire, elle était svelte et fine, avec juste ce qu'il fallait de courbes aux bons endroits. Un foulard sur les cheveux. Elle n'était pas maquillée - rien du tout ! - et elle était… sublime. La beauté avec une majuscule. J'en suis resté sans voix», raconte-t-il fort bien dans son livre de mémoires chez "Taschen" (2011). «Bon, alors combien de temps vous avez ?», demande aussitôt Bert STERN qui se définit lui-même par son franc «toupet». «Tout le temps qu'on veut !», lui répond celle que l'on dit si fantasque, voire capricieuse. «C'est là que j'ai compris qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'allait nulle part, après. Elle était à moi», résume-t-il en chasseur d'images. Marilyn remarque les foulards, comprend tout de suite leur fonction. «Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Je pouvais la voir à travers le tissu léger. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m'a regardé bien en face. : ‘C'est des nus que vous voulez faire ?'. Elle avait tout percé à jour». Le reste est une légende photographique qui n'a cessé d'alimenter récits, livres, films, expositions en galerie et vente aux enchères. Dans le documentaire "Bert STERN : Original Madman" (2010), le photographe souligna que «tenir en son pouvoir Marilyn MONROE dans une chambre d'hôtel est une expérience unique dans la vie». «Au cours de ce week-end et du suivant, j'ai pris plus de deux mille cinq cents photos de Marilyn dans plus de vingt tenues différentes… enfin, si l'on compte un foulard comme une tenue (...) Elle ne se doutait certainement pas que mon existence serait toute entière déterminée par les photos que j'ai prises d'elle.», confia-t-il en 2011 cet enfant de Brooklyn, fils d'un père photographe et portraitiste d'enfants.

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Belle fin de soirée à toutes et à tous ! 31/08/2016

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1962 / Wonderful Marilyn by Bert STERN. 25/06/2016

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