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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

Une vie de 36 ans en images !
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Une vie de 36 ans en images !

8 Mars 1954 / Marilyn lors de la soirée "Photoplay Magazine Awards". 10/04/2017

8 Mars 1954 / Marilyn lors de la soirée "Photoplay Magazine Awards".
8 Mars 1954 / Marilyn lors de la soirée "Photoplay Magazine Awards".
8 Mars 1954 / Marilyn lors de la soirée "Photoplay Magazine Awards".
8 Mars 1954 / Marilyn lors de la soirée "Photoplay Magazine Awards".

Marilyn reçoit le prix "Photoplay" de l'actrice la plus populaire pour ses rôles dans « Gentlemen prefer blondes  » et « How to marry a millionaire ». L'acteur le plus populaire est Alan LADD que vous pouvez voir au côté de Marilyn sur de nombreuses photos. Fred SAMMIS est le rédacteur en chef du magazine "Photoplay", c'est lui qui remet le prix à Marilyn. La cérémonie a lieu au "Beverly Hills Hotel".
 
Marilyn est revenu de son voyage au Japon à la fin du mois de février. Elle a rejoint Hollywood le 5 mars. C'est sa première apparition à Hollywood depuis son mariage avec DiMAGGIO.
Comme très souvent depuis le début de leur relation, Joe n'accompagne pas sa femme ; il n'est même pas à Los Angeles, il se trouve sur la côte est à New York. Joe ne décolère pas depuis l'escapade coréenne de Marilyn. Lui qui pensait la faire s'éloigner d'Hollywood et de son personnage sexy avec ce voyage, au final c'est le contraire qui s'est produit. Leur relation est orageuse.
C'est alors Sidney SKOLSKY qui accompagne une fois de plus Marilyn à cette remise de prix. Sidney est un fidèle ami de Marilyn depuis plusieurs années, il est souvent son cavalier puisque Joe ne veut pas l'accompagner.
La tenue de Marilyn est plus sage que celle de l'année précédente. C'est lors de la remise de prix "Photoplay" en mars 1953 que Marilyn apparue dans la robe lamé or de « Gentlemen prefer blondes » qui fit un énorme scandale.
 
Pour la cérémonie de 1954, Marilyn apparaît une nouvelle fois dans une création de TRAVILLA cette fois-ci lamé argent. Une fourrure blanche accompagne la tenue ainsi qu'une parure de bijoux ce qui est plutôt rare chez Marilyn. A noter les paillettes dans ses cheveux.
8 Mars 1954 / Marilyn lors de la soirée "Photoplay Magazine Awards".

Tags : 1954 - Prix Photoplay Magazine - Poupées de Kim GOODWIN - Effet personnel - William TRAVILLA

1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA. 21/03/2017

1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.
1952 / Marilyn dans une des scènes du film "Gentlemen prefer blondes", aux côtés du jeune George WINSLOW, de Charles COBURN, sous la direction de Howard HAWKS. Costume de Marilyn signé TRAVILLA.

Tags : 1952 - Gentlemen prefer blondes - William TRAVILLA - Autograph

1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES 17/03/2017

1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES

Les exigences d'une nouvelle star
Lorsque la Fox a acquis les droits de la pièce, le film était initialement prévu pour Jane RUSSELL et Betty GRABLE. Mais au vu du succès de "Niagara" avec Marilyn MONROE (1952, Henry HATHAWAY), le studio a finalement changé d'avis et choisi la star montante, qui coûtait beaucoup moins cher que Betty GRABLE (18 000 dollars contre 150 000). Toutefois, la production n'avait pas prévu les exigences de Marilyn MONROE, qui demandait sans cesse à retourner les scènes malgré le contentement du réalisateur. Aux interrogations de la Fox sur le moyen d'accélerer le tournage, Howard HAWKS a proposé "trois idées fantastiques : remplacer Marilyn, réécrire le script pour le raccourcir et changer de réalisateur."
Scène coupée
Dans la bande-annonce de l'époque, les spectateurs ont pu voir un extrait de séquence musicale au cours de laquelle Marilyn et Jane RUSSELL chantent sur scène dans un décor de jardin d'enfants. On peut les voir porter leur costume quand Tommy NOONAN leur parle dans les coulisses du cabaret français. Cette scène ne fait pourtant pas partie du montage final.
Dernière collaboration
"Les Hommes préfèrent les blondes" est le second et dernier film que Marilyn a tourné sous la direction d'Howard HAWKS, sans doute à cause de ses caprices. Elle avait joué l'année précédente dans "Chérie je me sens rajeunir" ("Monkey business").
Cadeau d'anniversaire
Marilyn a appris qu'elle avait été choisie pour jouer dans "Les Hommes préfèrent les blondes" le jour de son 26ème anniversaire.
Carrière lancée
Howard HAWKS voulait que Marilyn MONROE ait un rôle plus étoffé que ce qui était originalement prévu, afin de faire d'elle une vraie actrice plutôt que de la cantonner à un rôle de bimbo écervelée. C'est grâce à ce film que la carrière de l'actrice a véritablement explosé.
Première fois
La bande originale des "Hommes préfèrent les blondes" a été éditée par la MGM, bien que le film ait été produit par la Fox ; c'est la première fois que le studio sortait la musique d'un film qu'il n'avait pas produit.
Acte manqué
Le duo formé par Marilyn et Jane RUSSELL a été un tel succès que le studio a souhaité le reformer pour un autre film, "How To Be Very, Very Popular" (1955). Marilyn a toutefois refusé car elle n'aimait pas le script ; le film a finalement réuni Sheree NORTH et... Betty GRABLE.
Shocking
Si la robe rose de Marilyn pendant "Diamonds are a girl's best friend" est aujourd'hui iconique, l'actrice devait à l'origine seulement porter des bandes de velours noir et des strass, recréant l'illusion d'une rivière de diamants à échelle humaine. Une tenue finalement jugée trop osée pour les studios.
Choisir sa voix
Les studios voulaient doubler la voix de Marilyn, jugée irritante, pendant la totalité du film. Seuls ses "No" au début de "Diamonds are a girl's best friend" ainsi que la phrase "these rocks don't lose their shape" ont finalement été doublés.
Dévouement
Pour préparer son rôle, Marilyn a assisté aux représentations de Broadway des "Hommes préfèrent les blondes", avec Carol CHANNING, chaque soir pendant un mois.
Chute dans la piscine
Jane RUSSELL n'était, à l'origine, pas sensée tomber dans la piscine lors de la séquence "Ain't There Anyone Here for Love ?". L'actrice a en fait été renversée par accident par l'un des plongeurs et Howard HAWKS a décidé de garder la scène.


1952 / Marilyn et Jane RUSSELL lors du tournage du film "Gentlemen prefer blondes"... Une entente parfaite ! / ANECDOTES

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1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire". 13/03/2017

1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".
1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".
1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".
1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".
1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".
1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".
1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".

Passage de relais
Etonné par la performance de Marilyn MONROE sur le plateau des "Hommes préfèrent les blondes" (1952, Howard HAWKS), le producteur de la Fox Darryl F ZANUCK engagea immédiatement l'actrice sur ce nouveau projet. Il l'associa notamment à Betty GRABLE qui avait initiallement été prévue dans "Les Hommes préfèrent les blondes". Grande star des années quarante, Betty GRABLE se savait alors en fin de contrat et déclara à Marilyn la jour où elles furent présentées : "Chérie, j'ai tout eu. A toi maintenant. C'est ton tour".
 
Clins d'oeil
Lauren BACALL fait allusion dans le film au "vieil homme dans "L'odyssée de l'African Queen" qui n'était autre qu' Humphrey BOGART, son mari à la ville. Betty GRABLE fait de même en ne reconnaissant pas un disque de son époux Harry JAMES. Marilyn fait quant à elle allusion à son rôle dans "Niagara" (1952, Henry HATHAWAY) en lisant un livre intitulé "Murder by Strangulation", c'est à dire la manière dont périt son personnage.

1953 / Marilyn dans une robe encore signée par TRAVILLA et l'acteur Alex D'ARCY dans une des scènes du film "How to marry a millionaire".

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1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" ! 16/01/2017

1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !

Le 9 février 1953, Marilyn apparaît à une réception donnée en son honneur par le magazine "Photoplay" au "Beverly Hills Hotel". Ce soir là elle reçoit le prix "L'étoile qui est montée le plus vite dans le ciel d'Hollywood en 1952". Elle apparaît vêtue de la fameuse robe en lamé or.
Cette robe fut créée par TRAVILLA pour le film "Gentlemen prefer blondes". Au final on ne la voit quasiment pas à l'écran puisque Marilyn apparaît furtivement de dos dans cette robe. Mais Marilyn aimait vraiment cette robe et voulu la porter pour cette cérémonie.
 
TRAVILLA qui avait cousu sur Marilyn cette robe n'était pas franchement chaud pour voir Marilyn la porter pour cet événement. Tout d'abord pour une question pratique. Du fait d'avoir dû la coudre sur elle, la robe n'était pas réellement finie, elle n'avait pas de doublure et n'avait donc pas de fermeture éclair. Puis parce que pour TRAVILLA cette robe était parfaite pour un film mais pas pour la vraie vie parce que trop sexy, trop voyante. Quand Marilyn appela TRAVILLA pour sortir la robe du magasin des costumes, il lui répondit : "Pas question, c'est complètement inapproprié !".
Marilyn usa de ruse et fit appel au supérieur de TRAVILLA pour le faire céder. Il accepta donc mais à condition de faire quelques ajustements. Il lui demanda d'avoir une coiffure simple et très peu de bijoux. Mais elle refusa de porter le moindre fond de robe, il fallu donc la coudre à nouveau sur elle. Cependant un changement notable ne put être refusé par Marilyn. Dans la version originale le décolleté arrive jusqu'au nombril. TRAVILLA le "raccourcira" pour rester dans le domaine de la décence. Il faut bien avouer qu'aujourd'hui encore un décolleté pareil reste très provocateur. Mais comme disait TRAVILLA cela n'était pas vulgaire parce qu'elle avait des seins qui étaient parfaitement écartés pour mettre ce genre de décolleté...
 
Marilyn était la Reine de l'auto promotion et savait parfaitement ce qu'elle faisait !
 
Elle venait de terminer "Gentlemen prefer blondes" et allait commencer "How to marry a millionaire". Le succès de ces prochains films n'étaient pas encore là mais celui de "Niagara" était très présent.
Elle savait qu'après cette apparition, elle allait faire la Une des journaux, ce qui arriva et ce soir là, un sex-symbol est réellement né.
Marilyn apparut donc dans cette fameuse robe. J'imagine la tête des gens quand ils ont vu Marilyn moulée dans son fourreau doré. Avec sa démarche, plusieurs ont dû avaler de travers !
 
Jerry LEWIS était le maître de cérémonie. Il paraît qu'il monta sur une table et se mit à siffler tel le loup de Tex Avery... ceci fait parti de la légende, aucune photo pour l'attester par contre.
Par contre, dans le public, une grande dame du cinéma hollywoodien n'apprécia pas du tout cette apparition dès plus sexy. Il s'agit de Joan CRAWFORD. Elle qualifia Marilyn de vulgaire. Elle se fit encore plus vénéneuse à la suite d'un article du "Los Angeles Mirror" qui disait : "Il suffit d'un mouvement du derrière pour que Marilyn MONROE vole la vedette. Tous les invités se mirent à l'applaudir tandis que deux autres stars du cinéma, Joan CRAWFORD et Lana TURNER, étaient à peine regardée. A côté de Marilyn, toutes les autres paraissaient bien ternes".
 
CRAWFORD déclara au journaliste Bob THOMAS : "On se serait cru à un strip-tease. Le public hurlait, vociférait, Jerry LEWIS sifflait, juché sur une table. Mais nous autres du métier frémissons d'horreur... certes le sexe joue un rôle d'une importance capitale dans la vie de tout le monde. La chose intéresse les gens, les intrigue. Mais de là à aimer voir quelqu'un s'y vautrer... cette fois on est allé trop loin dans la provocation publicitaire. Elle a commis une grave erreur ; on devrait lui dire que si le public apprécie les personnalités féminines provocantes, il aime qu'on lui prouve qu'avant tout les actrices sont de grandes dames".
 
Marilyn fut anéantie surtout que DiMAGGIO enfonça le clou.
Heureusement Louella PARSONS prit fait et cause pour Marilyn. Elle lui donna l'occasion de répondre à CRAWFORD dans sa très influente chronique : "Ce qui m'a fait le plus mal, c'est que l'attaque soit venue d'une femme que j'ai toujours admirée pour ses qualités de mère - pour le fait d'avoir adopté cinq enfants. Qui mieux que moi peut apprécier le geste d'offrir à des enfants abandonnés la sécurité d'un foyer ?".
Pour l'anecdote, Marilyn semble être venue vêtue d'une fourrure noire dont on peut apercevoir des petits bouts sur quelques photos... mais nous ne la voyons jamais la porter !
Elle fut accompagner par Sydney SKOLSKY. Joe ne voulait absolument pas l'accompagner dans ce genre d'endroit et encore moins regarder Marilyn dans une tenue pareille ! C'est fort dommage. Il n'a jamais soutenu Marilyn dans sa carrière quand il partageait sa vie avec elle. Elle aurait tant aimer avoir le soutien de l'homme qui était censé l'aimer plus que tout.
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !

Tags : 1952 - 1953 - Photoplay Award - Gentlemen prefer blondes - William TRAVILLA - Gene KORNMAN

1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson). 16/01/2017

1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).

1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).
1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).
1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).
1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).
1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).
1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).
1954 / (Part II) Marilyn dans un costume signé W TRAVILLA, chantant la chanson "After you get what you want you don't want it", dans une des scènes du film "There's no business like show business". (voir paroles de la chanson dans le blog, TAG Chanson).

Tags : 1954 - There's no business like show business - William TRAVILLA - Gladys RASMUSSEN

1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953. 03/01/2017

1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.

1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.
1952 / Marilyn et Jane RUSSELL dans de magnifiques robes signées TRAVILLA, dans le film "Gentlemen prefer blondes" ; notons que Marilyn portera cette robe lors du fameux gala au "Hollywood bowl" en 1953.

Tags : 1952 - William TRAVILLA - Gentlemen prefer blondes - John FLOREA

1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA. 17/09/2016

1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.

A l'instar de "That's Entertainment", "There's no Business like Show Business" tient une place particulière dans la culture américaine. Elle est devenue la chanson symbole de la comédie musicale, l'emblème d'un spectacle donnant toujours la priorité au merveilleux. Un spectacle défendu par des artistes complets, moines soldats d'un genre qui doit survivre aux différentes difficultés que ceux-ci endurent au quotidien. "La Joyeuse Parade" est ainsi une ½uvre qui se veut un hommage vibrant à la comédie musicale et à ceux qui la font vivre sur les planches comme au cinéma. Le film est aussi et surtout un hommage à Irving BERLIN, musicien américain d'origine russe grandement influencé par le Jazz, l'un des compositeurs les plus talentueux et respectés de la comédie musicale à Broadway et à Hollywood. Il composa une vingtaine de chansons pour des films comme "Top Hat", "En suivant la flotte" ou "Noël Blanc". Irving BERLIN fut également l'auteur du célèbre hymne patriotique "God Bless America". Jerome KERN, autre grand compositeur qui révolutionna le musical dans les années 1910 et 1920, dit de lui un jour : "BERLIN ne tient aucune place particulière dans la musique américaine... il EST la musique américaine".
Pour toutes ces raisons, on aurait donc bien voulu encenser un tel film, s'enflammer devant la perspective alléchante d'un aussi beau spectacle. Malheureusement, il nous faut vite déchanter face à un film poussif, dénué de toute émotion et de talent proprement cinématographique. Le problème se situe véritablement à la base : le scénario n'est manifestement qu'un prétexte à un enchaînement de numéros musicaux. Daryl ZANUCK, initiateur du projet, ne s'est pas trop soucié de produire un film soutenu par une véritable intrigue et de réels enjeux dramatiques. Le sujet de "La Joyeuse Parade" se résume à une historiette insipide faisant vaguement le lien entre les différentes et nombreuses chorégraphies. De plus, le film ne se trouve pas vraiment être une comédie musicale dans le sens où les segments musicaux ne s'insèrent pas dans la dramaturgie du récit, exception faite de la chanson "A Man chasses a Girl" interprétée par Donald O'CONNOR.
Ensuite, la Fox eut la volonté d'utiliser un nouveau format de pellicule apparu depuis un an : le Cinémascope. Grâce à ce dernier, les spectateurs allaient voir sur l'écran un spectacle inédit. Le film fut en effet la première comédie musicale tournée dans ce format. Mais innovation technique n'est point synonyme d'innovation artistique. Et le metteur en scène Walter LANG, à qui ZANUCK confia la réalisation du film, le prouve brillamment si l'on puis dire. Walter LANG fut un réalisateur docile et appliqué comme il y en eu des dizaines à Hollywood. Il signa de nombreuses comédies (musicales ou non) dont la plus célèbre reste sans doute la version du "Roi et moi" de 1956. Mais ce dernier film doit sa réussite bien plus à la qualité de son livret (signé RODGERS & HAMMERSTEIN), à ses interprètes (Deborah KERR et Yul BRYNNER) et à ses qualités plastiques qu'à la réalisation désespérément plate de LANG. Ancien illustrateur de mode, le metteur en scène ne fait justement que cela : illustrer. Et "La Joyeuse Parade" en est l'exemple le plus frappant. La caméra se contente de suivre les prestations des comédiens en plans larges, se rapprochant par moments de la scène mais pas trop près car, comprenez-vous, le cinémascope est là pour faire entrer tout ce joli monde dans son cadre extra large. On a donc véritablement l'impression d'assister à du théâtre filmé ou plutôt du music-hall filmé, devrait-on dire. Et en dehors des numéros musicaux, Walter LANG continue de plus belle en appliquant le même principe, la caméra ne faisant qu'honorer misérablement son format : plan large / léger travelling avant / léger travelling arrière, etc...
On constate enfin, et c'est bien là le paradoxe avec "La Joyeuse Parade", que le cinémascope, évolution technique majeure s'il en est, a fait reculer d'une demi génération la représentation de la comédie musicale à l'écran. On en est revenu, avec ce film, à l'illustration pure et simple de superbes numéros musicaux comme le furent ceux de Busby BERKELEY. Il ne s'agit évidemment pas de dénigrer cette merveilleuse période des années 1930, source de tant de beauté et de création. Mais comment peut-on, en 1954, faire fi du renouveau apporté par le sublime et baroque Vincente MINNELLI, comme de la modernité venue du couple formé par les fougueux Stanley DONEN et Gene KELLY ? Il faudra attendre jusqu'à 1961 pour qu'un cinéaste digne de ce nom utilise le cinémascope à de réelles fins artistiques dans une comédie musicale. On pense évidemment à Robert WISE et "West Side Story".
La distribution de "La Joyeuse Parade" fait la part belle à des interprètes spécialistes du genre. Ethel MERMAN fut une fameuse artiste de Broadway qui avait créé sur scène deux célèbres Musicals de Irving BERLIN : "Annie get your Gun" et "Call me Madam". Dan DAILEY était également un acteur complet, chanteur et danseur, très apprécié aux Etats-Unis bien qu'il ne fût pas véritablement considéré comme une star. Il figura dans de nombreuses comédies musicales dans les années 40 et 50. Ces deux comédiens, jouant le couple DONAHUE, manquent néanmoins quelque peu de charisme. Lisses et gentillets, ils ajoutent un peu trop de mièvrerie à un scénario qui en regorge déjà beaucoup. Ethel MERMAN et son côté "bobonne", flanquée de la sympathique mais trop sage Mitzi GAYNOR, nous font amèrement regretter les personnages forts et charismatiques qui peuplent les films de DONEN ou MINNELLI. Heureusement, le jovial et sautillant Donald O'CONNOR apporte sa fraîcheur et son énergie communicative à un film qui en manque définitivement.
Mais ne restent-il pas des raisons de se réjouir à la vision de "La Joyeuse Parade" ? En dehors des performances de Donald O'CONNOR et de quelques tableaux enchanteurs (dont l'émouvant tableau final reprenant la chanson titre), les quelques instants de bonheur proviennent assurément de la présence de Marilyn. Une Marilyn qui fit des pieds et des mains pour ne pas figurer dans le film. Darryl ZANUCK, qui avait acquiescé à son désir de renoncer au projet "Pink Tights", l'obligea à accepter ce second rôle qu'elle renâclait tant à jouer. Le fameux contrat de sept ans qu'elle avait signé avec la Fox, et qu'elle allait bientôt casser, ne lui laissait pas d'autre alternative. Alors qu'au même moment, le grand réalisateur Henry HATHAWAY terminait l'adaptation du roman "Of human bondage" de Somerset MAUGHAM, et espérait y faire jouer Marilyn MONROE et James DEAN, on n'ose pas imaginer ce que nous avons perdu au change... Mais ZANUCK fit la sourde oreille.
Dans "La Joyeuse Parade", Marilyn interprète trois chansons : "After you get what you want", "Heat Wave" et "Lazy". Dans le premier acte, sa présence lumineuse et sa voix langoureuse avec ses vibratos donnent enfin un peu de chaleur au film. Et cela même si Walter LANG ne sait absolument pas la filmer, en la desservant avec ses plans larges, alors que Marilyn est bien meilleure chanteuse que danseuse. Nos v½ux sont quand même exaucés avec le tableau "Heat Wave" qui porte bien son nom. La sensualité affriolante de Marilyn y fait merveille. Ses déhanchements lascifs et son jeu de scène suggestif affolent les rétines. Cette séquence, plus gestuelle que dansante, parvient heureusement à la mettre en valeur. Bizarrement, on a enfin le droit à un gros plan, ce qui prouve que même un réalisateur médiocre peut se sentir pousser des ailes devant un tel phénomène. La chanson "Lazy" est également propice à un joli numéro dans lequel Marilyn, accompagnée de Mitzi GAYNOR et Donald O'CONNOR, impose à nouveau sa sensualité et son tempérament.
Malheureusement, c'est lors du tournage de ce film que la santé de Marilyn commença à chanceler. Les effets secondaires de sa consommation répétée de somnifères commençaient à se faire sentir. C'est également sur ce plateau qu'elle fit la connaissance de Paula STRASBERG qui allait bientôt jouer un rôle important dans sa vie personnelle et professionnelle. Quant à "La Joyeuse Parade", on laissera le dernier mot à Marilyn : " un rôle idiot dans un film idiot.. ". Rideau !
1954 / Marilyn et Donald O'CONNOR dans une des scènes du film "There's no business like show business" ; robe bleue signée TRAVILLA.

Tags : 1954 - There's no business like show business - William TRAVILLA - Effet personnel - Autograph

1952 / Marilyn, Jane RUSSELL, Natasha LYTESS et Charles COBURN sur le tournage du film "Gentlemen prefer blondes". Marilyn porte une tenue créée par TRAVILLA. 05/09/2016

1952 / Marilyn, Jane RUSSELL, Natasha LYTESS et Charles COBURN sur le tournage du film "Gentlemen prefer blondes". Marilyn porte une tenue créée par TRAVILLA.

1952 / Marilyn, Jane RUSSELL, Natasha LYTESS et Charles COBURN sur le tournage du film "Gentlemen prefer blondes". Marilyn porte une tenue créée par TRAVILLA.
1952 / Marilyn, Jane RUSSELL, Natasha LYTESS et Charles COBURN sur le tournage du film "Gentlemen prefer blondes". Marilyn porte une tenue créée par TRAVILLA.
1952 / Marilyn, Jane RUSSELL, Natasha LYTESS et Charles COBURN sur le tournage du film "Gentlemen prefer blondes". Marilyn porte une tenue créée par TRAVILLA.
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Tags : 1952 - Gentlemen prefer blondes - Natasha LYTESS - William TRAVILLA

HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter. Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952. Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles. Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées. 24/08/2016

HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.

HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.

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