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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot". 21/09/2017

1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
MARILYN MONROE, UN SEX-SYMBOL PARADOXAL
 
C'est une personne qui a la grâce, quelque chose entre CHAPLIN et James DEAN. Et comment, au jour d'aujourd'hui, s'abstenir de voir un film de Marilyn MONROE ? »

Quand François TRUFFAUT, alors critique de cinéma, écrit son éloge à la sortie de "Sept ans de réflexion" en 1955, la starlette Norma Jeane MORTENSEN (1926-1962) a fait du chemin depuis sa première décoloration à l'agence de mannequins "Blue Book" de Hollywood et son premier contrat avec la 20th Century Fox en 1946. En dix ans, elle passe de la figuration au statut de sex-symbol. Remarquée en 1950 pour des rôles brefs dans "Quand la ville dort" et "Eve", elle y joue la maîtresse d'hommes plus âgés. Secrétaire sexy dans "Chérie, je me sens rajeunir", elle seconde un Cary GRANT timide qu'imitera Tony CURTIS dans "Certains l'aiment chaud". Ses battements de paupières et la légère hésitation qui parcourt ses lèvres avant chaque réplique portent la trace d'une innocence blessée – un certain pathos qui infléchit le cliché de la bimbo au moment même où son enfance malheureuse fait les choux gras des tabloïds. La Fox lui offre enfin comme premier rôle principal celui d'une « femme décolletée jusqu'aux genoux », comme le précise le scénario de "Niagara". Elle y chante, comme dans "La Rivière sans retour" et "Les Hommes préfèrent les blondes", où son personnage de Lorelei correspond à ce que la Sugar de "Certains l'aiment chaud" voudrait être sans que son c½ur la laisse y parvenir : une croqueuse de diamants. Séduction et mélancolie Au pic de sa gloire en 1953, Marilyn prend un virage à 180 degrés : elle quitte Hollywood pour New York, entame une psychanalyse et suit les cours de "l'Actors Studio" de Lee et Paula STRASBERG. Elle épouse en 1956 le dramaturge Arthur MILLER et crée sa propre société de production. La Fox, qui n'a pas réussi à la remplacer au box-office, lui offre à son retour un contrat avantageux et l'une de ses meilleures performances, la chanteuse de bar Cherie dans "Bus Stop", où elle est volontairement peu maquillée. La pin up s'est-elle métamorphosée en intellectuelle depuis son séjour sur la côte Est ? En tout cas l'industrie continue de lui offrir des rôles de blonde provocante. Retards de plusieurs heures, blocages au milieu d'une réplique, coups d'½il permanents vers sa coach Paula STRASBERG... Un tel comportement constitue sans doute une forme de résistance envers les rôles de femme-objet qu'Hollywood lui impose. Sa première collaboration avec Billy WILDER, "Sept ans de réflexion" (1955), prolonge ce stéréotype : elle y joue la fille d'à côté, voisine sans nom ni prénom d'un quadragénaire marié qui s'ennuie seul pendant les vacances. Dans un Manhattan caniculaire, la torride voisine « conserve sa culotte au réfrigérateur ». Par le jeu de la lumière et des tissus, WILDER radicalise dans "Sept ans de réflexion" ce qu'il appelle l'« impact charnel » de MONROE, sa capacité à provoquer chez le spectateur le désir de la toucher. Mais il accentue aussi son ingénuité : la femme-enfant y est si innocente qu'elle appelle le plombier pour l'aider à décoincer son orteil du robinet de la baignoire... A l'excès, WILDER ajoute le second degré : « Tu te demandes qui est la blonde dans ma cuisine, hein ? C'est peut- être Marilyn MONROE ! », se vante l'homme marié à un visiteur. "Certains l'aiment chaud" transforme le second degré en introspection : Sugar laisse apparaître une fêlure derrière sa séduction. Elle répète à Joe qu'elle n'est « pas très futée », or chez WILDER l'intellectualisme n'est pas tout – la bêtise et l'innocence qu'elle implique peuvent même s'avérer salvatrices. Le traitement visuel de l'actrice dans "Certains l'aiment chaud" tend à le confirmer : dans un second rôle plutôt pauvre en dialogues, elle irradie. Moulée dans des robes transparentes (un modèle dos nu similaire, clair pour la chanson « I Wanna Be Loved By You », noir pour « I'm Through With Love »), éclatante en extérieurs (en toilette blanche à l'arrivée à l'hôtel, en peignoir blanc sur la plage), Marilyn n'a jamais été aussi belle. A chacun son travestissement : avec elle se met en branle tout le glamour hollywoodien. La différence est frappante entre les mimiques de ses lèvres et son phrasé à la Betty BOOP, proche du cartoon lorsqu'elle interprète la première chanson, et le somptueux clair-obscur de la seconde, pendant laquelle le cadrage devient frontal : au lieu de la voir du point de vue de Josephine, WILDER la filme face caméra. Les paroles murmurées d'une voix sobre, comme parlée (« J'en ai fini avec l'amour [...] J'ai verrouillé mon c½ur. »), entrent inévitablement en écho avec la vie de l'actrice, connue de tous. WILDER excelle à tenir ensemble les potentialités de Marilyn comme personnalité publique, actrice confirmée et beauté sculpturale.

Dès lors, ses deux derniers films et demi ("Something's Got to Give" demeure inachevé) portent la trace de cette fêlure : dans "Le Milliardaire", l'alchimie avec son partenaire Yves MONTAND n'a pas lieu alors qu'ils ont une liaison dans la vie. « Incurably Romantic » (c'est le titre d'une de ses chansons dans ce film), Marilyn apporte aux personnages féminins suicidaires de WILDER (Audrey HEPBURN dans "Sabrina", Shirley MacLAINE dans "La Garçonnière") une inquiétante inflexion autobiographique qui éclatera a fortiori dans "Les Désaxés" de John HUSTON (1961), écrit par son ex-mari Arthur MILLER. Choquée par la mort de son partenaire Clark GABLE, épuisée et un temps renvoyée du plateau de "Something's Got to Give", Marilyn est retrouvée morte à son domicile le 5 août 1962, d'une overdose médicamenteuse. Vivante, elle aurait poussé plus loin à l'écran la réflexion sur son statut de star : elle s'apprêtait à incarner Jean HARLOW, la blonde platine la plus célèbre du Hollywood de son enfance, et à aborder de front ce que le tout-Hollywood pensait d'elle en jouant rien moins que la prostituée éponyme d'"Irma la douce" de Billy WILDER.

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1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER. 11/09/2017

1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.

1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.
1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.
1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.
1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.
1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.
1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.
1958 / Première apparition de Marilyn dans le film "Some like it hot", sous la direction du réalisateur Billy WILDER.

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1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot". 02/09/2017

1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".

1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn lors du tournage d'une scène du film "Some like it hot".

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1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot". 14/06/2017

1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Du côté d'une plage de Californie (et non en Floride, comme le film l'indique) près de l'Hôtel "Del Coronado", à San Diego, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot".

1. Censé se trouver en Floride, le magnifique hôtel où séjournent et se produisent les deux musiciens en fuite de "Certains l'aiment chaud" est en réalité le "Del Coronado Hotel" de San Diego, en Californie.
 
2. Le premier jour où Jack LEMMON et Tony CURTIS se présentèrent travestis sur le plateau, le réalisateur Billy WILDER leur demanda d'aller se repoudrer dans les toilettes femmes pour évaluer la qualité de leurs maquillages. Le test fut concluant puisque personne ne fit attention à eux.
 
3. Malgré le souhait de Marilyn de tourner le film couleur, Billy WILDER réussit à la convaincre de filmer en noir et blanc, des essais ayant révélé que le maquillage de CURTIS et LEMMON avait tendance à rendre leurs visages légèrement verdâtre.
 
4. Pour interpréter les deux héros musiciens contraints de se travestir pour échapper à la mafia, Billy WILDER songea d'abord à Bob HOPE et Danny KAYE, avant de se raviser, les trouvant trop âgés pour les rôles. Il fut même question un temps de Frank SINATRA, mais on renonça très vite à demander au plus célèbre des crooners de se barbouiller de rouge à lèvres.
 
5. Au cours du tournage, Marilyn donna maintes occasions à Billy WILDER de s'arracher les quelques cheveux qui lui restaient. Outre ses incessants retards, elle avait en effet beaucoup de mal à retenir ses répliques ou à les dire correctement. Une simple phrase comme "C'est moi Sugar", réclama par exemple pas moins de 47 prises avant d'obtenir la bonne. Le réalisateur dut avoir recours à des ardoises tenues hors champs et à des bouts de papiers collés discrètement.
 
6. Si Marilyn apparaît si bien en chair dans "Certains l'aiment chaud", c'est qu'elle était enceinte. Mais une nouvelle fausse couche mit malheureusement pour elle un terme à sa grossesse en cours de tournage.
 
7. Dans un long entretien à "L'Express", en avril 2010, Tony CURTIS évoqua la fameuse scène de séduction dans les bras de Marilyn à bord du yacht. (Précisons que tous deux furent amants neuf ans auparavant et qu'ils entretinrent une relation secrète sur le tournage). "Marilyn MONROE, dans une attitude ultra-sexy, est allongée sur moi et je suis en position de soumission. En fait, c'est elle qui me baise ! Elle s'est mise à m'embrasser pour de vrai et j'ai eu une érection, qu'elle a évidemment sentie. Elle aimait cela. Elle adorait ça. Alors, elle a continué en écrasant son corps contre le mien. "Certains l'aiment chaud", n'est-ce pas ?".
 
8. "Embrasser Marilyn MONROE, c'était comme embrasser HITLER", aurait déclaré en aparté Tony CURTIS lors d'un visionnage de rushs. Bien que l'acteur ait été exaspéré, comme beaucoup, par les hésitations et retards perpétuels de sa partenaire, il raconta plus tard qu'il s'agissait d'une boutade, affirmant avoir juste répondu à la question "Qu'est-ce que ça fait d'embrasser Marilyn ?". "C'était juste une réponse débile à une question débile".
 
9. L'avant-première de "Certains l'aiment chaud" dans un petit cinéma fut un désastre. "Personne n'a ri, sauf quelques amis, se souvint Audrey WILDER, la femme du réalisateur. En fait le public ne savait pas trop comment réagir, s'il pouvait rire ou pas". Dès la projection suivante, devant le public de Westwood, un quartier de Los Angeles, le doute fut toutefois vite dissipé, le public riant tellement que nombre de répliques en devenaient inaudibles. Ce qui contraignit Billy WILDER à revoir au montage le timing de certaines scènes.

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1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot". 04/06/2017

1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / Agnes FLANAGAN, Allan SNYDER, Paula STRASBERG, Joe E BROWN, Tony CURTIS, Billy WILDER ou encore Arthur MILLER aux côtés de Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".

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1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE. 20/05/2017

1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.
1958 / Sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot" ; Le rôle de Sugar KANE a été fait sur mesure par Billy WILDER pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy WILDER déclare à ce sujet : "Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Etourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire." Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de "I wanna be loved by you", que le critique Roger EBERT considère comme "un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue." En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar KANE.

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1958 / RARE Marilyn et Sidney SKOLSKY lors du tournage du film "Some like it hot". 27/04/2017

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1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER. 17/04/2017

1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER.
1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER.
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1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER.
1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER.
1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER.
1958 / Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot" aux côtés de Tony CURTIS ou de Billy WILDER.

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1958 / VISITE INATTENDUE / Quand le boxeur Max BAER rend visite à Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot". 21/03/2017

1958 / VISITE INATTENDUE / Quand le boxeur Max BAER rend visite à Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / VISITE INATTENDUE / Quand le boxeur Max BAER rend visite à Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / VISITE INATTENDUE / Quand le boxeur Max BAER rend visite à Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / VISITE INATTENDUE / Quand le boxeur Max BAER rend visite à Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
1958 / VISITE INATTENDUE / Quand le boxeur Max BAER rend visite à Marilyn sur le tournage du film "Some like it hot".
Max BAER
 est un boxeur américain né le 11 Février 1909 à Omaha (Nebraska) et mort le 21 Novembre 1959 à Hollywood. Champion du monde des poids lourds du 14 juin 1934 au 13 juin 1935, il est un des nombreux champions blancs qui portèrent brièvement ce titre dans les années 1930 avant le long règne de Joe LOUIS. Il est le frère aîné du boxeur Buddy BAER et le père de l'acteur Max BAER Jr.

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1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot". 17/03/2017

1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn et Tony CURTIS sur le tournage d'une scène du film "Some like it hot".

Tony CURTIS, qui consacre un livre à la comédie de Billy WILDER ("Some like it hot" ou "Certains l'aiment chaud"), dévoile les coulisses d'un tournage mouvementé avec Marilyn MONROE.
Trop élégant. Tony CURTIS attend la page 56 pour nous dire qu'il a couché avec Marilyn. C'était avant. Avant quoi ? Le tournage de "Certains l'aiment chaud", dont l'acteur dévoile les coulisses avec un mélange de malice, de franchise et de vivacité, dans le livre de souvenirs qu'il consacre au film. Ce ne fut pas une partie de plaisir. Coupable :Norma Jeane BAKER.
La star blond platine s'était éloignée des projecteurs, avait vécu à New York, avait été envoûtée par les sortilèges de "l'Actors Studio". Cela posait un problème au metteur en scène, à Billy WILDER : "Si elle veut vraiment étudier, c'est dans une école d'ingénieurs qu'elle devrait s'inscrire, pour apprendre à arriver à l'heure". La star a pour habitude, quand elle se montre, d'avoir des heures de retard, de se mettre à dos toute l'équipe. Il n'est pas rare que les prises atteignent la soixantaine. Tony CURTIS et Jack LEMMON, maquillés et grimpés sur talons hauts, sont au bord de la crise.
Pourtant, cette pagaille allait donner une des meilleures comédies de toute l'histoire. Au départ, personne n'y croyait. Deux musiciens contraints de se déguiser en femmes pour échapper à des gangsters : pour certains, le désastre était garanti. Le scénario n'était pas fini. La fameuse réplique finale ­(«Nobody's perfect») était là, faute de mieux. Dans un premier temps, le réalisateur avait songé à Bob HOPE et ­Danny KAYE, trop âgés pour les rôles. Il avait même été question de SINATRA, mais on renonça très vite à demander au crooner de se peinturlurer de rouge à lèvres.
Bizarre, attendrissante, imprévisible
Marilyn fait des caprices. Elle est accompagnée de la redoutable Paula STRASBERG, que l'équipe surnomme «The Bat» (la chauve-souris) et qui ne se déplace jamais sans son parapluie. Dans sa loge, l'actrice lit RILKE et Walt WHITMAN. Son thermos ne contient certainement pas de café. Elle grossit, n'a pas prévenu qu'elle était enceinte. À l'Hotel "Del Coronado", elle passe une nuit avec CURTIS, qui est marié à Janet LEIGH et bientôt papa. Elle s'empresse de raconter l'aventure à l'ombrageux Arthur MILLER qui n'avait pas besoin de ça pour tirer une tête de six pieds de long. La situation ne s'arrange pas quand elle persuade Tony CURTIS que l'enfant est de lui. Une fausse couche, une de plus, interrompra les rumeurs.
CURTIS décrit de l'intérieur l'usine à rêves qu'était le Hollywood de 1958. Les ego se percutent. Les apparitions à l'écran sont mesurées à la seconde près. Il n'y en a que pour Marilyn. WILDER commence à ne plus pouvoir la supporter. Elle est bizarre, attendrissante, imprévisible. Son égoïsme est sans bornes.
Certains jours, CURTIS se retient de l'étrangler. Durant une scène de baiser, elle l'embrasse pour de bon et il a du mal à cacher une émotion très mascu­line. Après la prise, quelqu'un lui dit : «Hé Tony ! Ça fait quoi d'embrasser Marilyn ?» Réponse : «Tu crois que c'est comment, mec ? Comme d'embrasser HITLER» Heureusement qu'il s'entend bien avec Jack LEMMON à qui Marilyn chipe la robe qui lui était destinée. Elle tente de masquer ses formes qui s'arrondissent, tout en dévoilant sa poitrine en douce dès que la caméra ronronne. Elle n'est jamais contente de sa prestation.
Avant chaque séquence, elle se tord les doigts, secoue ses mains, lance à Paula STRASBERG des regards inquiets. CURTIS, brave gars néanmoins, n'en peut plus. «L'idée de se remémorer la fois où votre s½ur vous a piqué votre sandwich au beurre de cacahuète pour jouer la colère, c'est de la connerie.» N'empêche, Marilyn attrape formidablement la lumière. WILDER est obligé d'en convenir, malgré toutes les journées perdues (« Pour la faire jouer, c'était comme arracher une dent»). Compensation : «J'ai eu le temps de lire "Guerre et Paix", "Les Misérables" et même "Hawaï", de James MICHENER.»
CURTIS brosse le portrait d'une femme, d'un milieu, d'une époque. La femme est à la dérive. Le milieu allie cynisme et talent, coups de gueule et embrassades. L'époque ne reviendra plus. CURTIS imite l'accent de Cary GRANT, a des soucis avec son épouse, ne soupçonne pas qu'il va entrer dans la légende. À la sortie du film, le public rit tellement qu'on n'entend pas la moitié des dialogues. «Je serai peut-être le premier à mettre des sous-titres anglais dans un film en ­anglais», suggère Billy WILDER, ravi.
(“Certains l'aiment chaud” et Marilyn, de Tony CURTIS. Le Serpent à plumes, 316 pages, 23 euros).
 

Tags : 1958 - Some like it hot - Tony CURTIS