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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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Une vie de 36 ans en images !

1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement : « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ». « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ». Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence. 04/06/2016

1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
1943-62 / "FRAGMENTS" / "Fragments" réunit les inédits de Marilyn, textes écrits entre 1943 et 1962. Le titre de l’ensemble est bien choisi, pour ce qui est de l’essentiel de l’ouvrage. Sont en effet photographiées et reproduites des notes écrites « çà et là », – puisqu’il s’agit tout aussi bien de feuillets arrachés, de billets, d’enveloppes ou encore de pages de répertoire. Et ces notes ont, la plupart du temps, une allure fragmentaire, semblant grignotées par le silence, le mépris de soi, la peur, grandissante, monstre de peur. Car, si l’on peut se poser la question de l’intérêt qu’il y a à réunir ainsi des fragments et à leur donner la forme – fallacieuse eu égard à leur origine et à leur élan – du livre, cette question cesse aussitôt d’insuffler son rythme dans la conscience lorsque l’on prend en considération la façon qu’ont ces écrits, si lapidaires soient-ils, de jeter une lumière – forte, crue – sur la personnalité de Marilyn, ces fragments relevant « aussi bien de la confidence, de l’observation, de l’automotivation, de l’introspection que d’un volontarisme tantôt pratique et quotidien, tantôt disciplinaire ». Les écrits – morceaux de basalte arrachés à une conscience pacifiée dynamitée – qui composent "Fragments" montrent à quel point les névroses ont habité la lumière de Marilyn. Tellement forte qu’elle semble encore vivre au présent, sur les photographies que l’on a d’elle, et qui ne résultent pas de l’accomplissement d’une pose. C’est-à-dire sur les photographies capturant sans qu’elle le sache des instants de son élan enfantin, ouvert, clarté assourdissante, musicale clarté. Son élan tellement ouvert ; accueil sans contours. Et effarouché. Et ce, très profondément – jusque dans son rire, son sourire. Mais l’intérêt majeur de cet ouvrage résulte en ceci : parmi ces notes se cachent d’authentiques et beaux poèmes. Vibrants, amenant une sincérité à trouver, dans les mots, les inflexions d’un c½ur. Intérêt tout à la fois esthétique et documentaire. Car certains de ces poèmes nous apportent un éclairage sur ce que fut la relation de Marilyn avec Arthur MILLER (1915-2005), le dramaturge, écrivain et essayiste américain avec lequel se maria l’actrice le 29 juin 1956. Le 14 juillet, le couple arrive à Londres, parce que doit s’y dérouler le tournage d’un film de Laurence OLIVIER ("Le Prince et la Danseuse") auquel Marilyn prend part. Puis : MILLER et Marilyn logent dans la luxueuse résidence de Parkside House, à Egham, près de Londres, dans le Surrey. Les instants – du moins certains d’entre eux – présentent au couple le visage sans fard du bonheur. « Avoir ton c½ur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière (qui m’ait jamais appartenu) que j’aie jamais possédée ainsi la seule chose qui me soit jamais complètement arrivée ». Seulement, voilà. « Un jour, Marilyn tombe sur le journal intime de son mari, laissé ouvert, et y découvre que le dramaturge est déçu par elle, qu’il a honte parfois de ses comportements, et qu’il doute de leur amour. Elle est bouleversée ». Les poèmes qui suivent témoignent, sans qu’il soit besoin de les commenter, de ce bouleversement :   « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment ».   « Mon amour dort à côté de moi dans la lumière pâle – je vois sa mâchoire d’homme se relâcher – et il retrouve la bouche de son enfance avec une douceur plus douce sa délicatesse frémissant dans l’immobilité ses yeux ont dû regarder avec émerveillement l’extérieur depuis la grotte de son enfance – quand les choses qu’il ne comprenait pas – il les oubliait et ressemblera-t-il à cela quand il sera mort Ô réalité insupportable inévitable mais préférerais-je qu’arrive d’abord la mort de son amour ou la sienne propre ? la souffrance de sa nostalgie lorsqu’il regarde quelqu’un d’autre comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance   Et moi, ma détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie – lorsqu’il en regarde une autre et qu’il l’aime comme une insatisfaction ressentie depuis le jour de sa naissance nous devons l’endurer moi encore plus tristement car je ne puis ressentir aucune joie ».   Lire "Fragments", c’est être amené à prendre la mesure de la véracité de cette confidence, arrachant le dernier vers à la sérénité du silence.
Je trouve que la sincérité 
et être simple et directe comme (possiblement) j'aimerais est souvent pris 
pour de la pure stupidité mais puisqu'on n'est pas dans un monde sincère – 
          il est probable qu'être sincère est stupide. 

On est probablement stupide d'être sincère puisque c'est dans ce monde et dans aucun autre monde dont nous soyons sûrs que nous existons – ce qui veut dire –(puisque la réalité existe on doit composer avec) puisqu'il y a la réalité avec laquelle on doit composer 
... 
et plus j'y pense plus je me rends compte qu'il n'y a pas de réponses la vie doit être vécue et puisqu'elle est comparativement si courte – (peut-être trop courte – peut-être trop longue – la seule chose que je sais, avec certitude, c'est que ce n'est pas facile)
Maintenant que je veux vivre et je me sens d'un coup pas vieille pas préoccupée par les choses d'avant sauf de me protéger moi – et ma vie – et de désespérément(prier) dire à l'univers que j'y crois
I'm finding that sincerity
and trying to be simple or direct as possible I'd like 
is often taken for sheer stupidity but since it is not a sincere world – 
          it's very probable that being sincere is stupid. 

One probably is stupid to be sincere since it's in this world and no other world that we know for sure we exist – meaning that – (since reality exists it should be must be dealtshould be met and dealt with since there is reality to deal with) 
... 
and the more I think of it the more I realize there are no answers life is to be lived and since it is comparatively so short – maybe too short – maybe too long – the only thing I know for sure, it isn't easy 

Now that I want to live and I feel suddenly very young not old not concerned about previous things except to protect myself – my life – and to desperately (pray) tell the universe I trust it 

***
Seuls quelques fragments de nous
toucheront un jour des fragments d'autrui –
La vérité de quelqu'un n'est
en réalité que ça – la vérité de quelqu'un.
On peut seulement partager
le fragment acceptable pour le savoir de l'autre
ainsi on est
presque toujours seuls.
Comme c'est aussi le cas
de toute évidence dans la nature – au mieux peut-être
notre entendement pourrait-il découvrir
la solitude d'un autre.
Only parts of us will ever
touchonly parts of others –
one's own truth is just
that reality – one's own truth.
We can only share the
part that is understood by within another's knowing acceptable to
the other – thereforeso one
is for most part alone.
As it is meant to be in
evidently in nature – at best though perhaps it could make
our understanding seek
another's loneliness out.
***
Je ne supporte vraiment pas les Êtres
Humains parfois – Je sais
qu'ils ont tous leurs problèmes
comme j'ai les miens – mais je suis vraiment trop fatiguée pour ça.
Chercher à comprendre,
faire des concessions, voir certaines choses
cela m'épuise tout simplement.
I can't stand Human
Beings sometimes – I know
they all have their problems
as I have mine – but I'm really
too tired for it. Trying to understand,
making allowances, seeing certain things
that just weary me.
 

Tags : Extraits de "Fragments" - Effet personnel - Andre DE DIENES - Ben ROSS - 1949 - 1946 - 1951

1946 / Marilyn by Andre DE DIENES. 07/06/2016

Il y a quelque chose de terrible dans chaque vie. Il y a, dans le fond de chaque vie, une chose terriblement lourde, dure et âpre. Comme un dépôt, un plomb, une tache. Un dépôt de tris­tesse, un plomb de tristesse, une tache de tristesse. À part les saints et quelques chiens errants, nous sommes tous plus ou moins contaminés par la maladie de la tristesse. Plus ou moins. Même dans nos fêtes elle peut se voir.

La plus que vive 
[ Christian Bobin ] 

Tags : 1946 - Andre DE DIENES

Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière. 21/06/2016

Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.
Eté 1949 / Pour le premier jour de l'été, allons faire un tour du côté de la plage de Tobay Beach, à Long Island... / Le photographe Andre DE DIENES se souvient ; Le téléphone sonna et Marilyn hurla dans le combiné "André, prenons des photos !" Elle m'expliqua qu'elle venait tout juste d'arriver et c'était son premier séjour à New York. Elle faisait une tournée dans tout le pays pour la promotion de "Love Happy". Elle criait "Prenons des photos demain ! Je te donne toute ma journée", avant d'ajouter "Tu n'aurais pas un joli maillot de bain que je pourrais porter ?" Elle séjournait à l'hôtel "Pierre", à quelques pâtés de maisons de mon studio. "Le Pierre" était l'un des palaces des plus chic de New York et elle n'avait pas les moyens de se l'offrir. Avec qui donc était-elle à New York pour dormir à cet hôtel ? Je décidai de ne pas poser de questions. Peu m'importait avec qui elle était venue et avec qui elle couchait. Nous convenîmes de nous rendre le lendemain sur une plage déserte de Log Island. J'achetai deux maillots de bain (un blanc, un rose), deux parasols et plusieurs écharpes en soie. (...) Je préparai également un panier de provisions et y glissait une bouteille de Cognac pour moi, pour me calmer les nerfs après la séance de pose. Il n'était que 6 ou 7 heures du matin le lendemain, quand elle m'appela pour m'annoncer qu'elle avait magnifiquement dormi. Je n'oublierai jamais ce moment où elle est sortie de l'ascenseur de l'hôtel "Pierre". (...) Elle avait une allure folle. (...) C'était la beauté la plus radieuse du monde ! C'était une journée d'été chaude et humide et quand nous arrivâmes, Jones Beach était déjà bondée. (...) Effarés, nous allâmes plus loin, jusqu'à une plage appelée Tobey Beach, qui était également noire de monde. (...) Le vent se leva, les nuages s'amoncelèrent et des éclairs traversèrent le ciel. Les baigneurs ramassèrent en hâte leurs affaires et déguerpirent. C'était comme si Dieu avait balayé la plage pour Marilyn et moi. L'orage passa et vers le milieu de l'après-midi, nous avions la plage pour nous. (...) Je pus travailler tranquillement au soleil dans cette lumière de fin d'après-midi que j'aime tant photographier. J'avais amené avec moi mon petit chat persan gris car Marilyn avait insisté qu'il se sentirait seul dans le studio. Quand je photographie quelqu'un, je lui parle beaucoup, presque sans interruption. Je donne des instructions, invente sans cesse des histoires pour entretenir l'intérêt de mon sujet. Je demandai à Marilyn de flirter avec mon appareil photo, de m'aguicher en usant de tout son sex-appeal. (...) Marilyn était extrêmement coopérative, patiente, désireuse de me faire plaisir. (...) Je lui déclarai que mes photos d'elle dureraient pour l'éternité. Ce fut un moment heureux pour tous les deux. Il y avait juste un petit problème. Les bonnets de son maillot de bain avaient une armature en métal qui lui écorchait les seins. Elle avait mal mais ne se plaignit pas. Le lendemain, Marilyn donna la première et la plus importante interview de sa carrière.

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1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane... 26/06/2016

1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...
1945 / Pour se rafraîchir, allons faire un tour du côté de la plage avec Norma Jeane...

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1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES. 06/07/2016

1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1953 / Exercices d'assouplissement sur la terrasse du "Bel Air Hotel", sous l'objectif d'Andre DE DIENES.

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1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach. 21/07/2016

1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.
1949 / En vacances avec Marilyn à Long Island sur Tobay Beach.

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1946 / Young Marilyn by Andre DE DIENES. 28/08/2016

1946 / Young Marilyn by Andre DE DIENES.
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1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES. 06/09/2016

1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
1945 / On arrive à l'automne, sur la plage, un petit pull est de rigueur, Norma Jeane du côté de Malibu sous l'objectif d'Andre DE DIENES.
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1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe). 18/09/2016

1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).

1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).
1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).
1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).
1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).
1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).
1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).
1945 / Première session photos de la jeune Norma Jeane avec Andre DE DIENES (future Marilyn MONROE, voir montage photo du photographe).

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1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES. 25/09/2016

1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.
1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.
1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.
1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.
1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.
1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.
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1945 / Sur une plage de Malibu, Norma Jeane pose pour Andre DE DIENES.

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