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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga. 12/02/2017

2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.
Les tours possèdent 56 et 50 étages, leur hauteur est de 179,5 mètres (589 pieds) pour la plus haute et de 161,2 mètres (529 pieds) pour la moins élevée. Elles sont surnommées les "Marilyn Towers" en raison de leur forme sinueuse. Elles ont été conçues par le cabinet d'architecture chinoise MAD. En verre, scintillantes, vertigineuses... les tours "Absolute Word" de 50 et 56 étages font la fierté de Mississauga, en Ontario. Contrairement à Gatineau où le projet Place des peuples du Groupe Brigil ne fait pas l'unanimité, la construction des tours « Marilyn Monroe » a été un projet rassembleur. 
Plus hautes que la tour de la Paix, à Ottawa, mais plus petites que la "Scotia Plaza", à Toronto, "les tours Marilyn MONROE" se démarquent grâce à leur forme particulière.
La torsion de la plus haute tour est de 209 degrés. Les "Absolute World" sont les deux édifices les plus hauts de Mississauga.
Les tours "Absolute World" sont le fruit d'un appel d'offres organisé dans le cadre d'un concours international. Le but était de demander à des architectes de partout à travers le monde de soumettre des idées. Les promoteurs et l'administration municipale ont reçu 92 propositions issues de 70 pays.
Ils en ont présélectionné six. Le choix s'est rapidement porté sur le design de Yasong MA, un architecte d'origine chinoise, qui depuis a signé de multiples constructions éclatées en Amérique du Nord et en Europe.
« Au début, les promoteurs pensaient mettre sur pied qu'une seule tour de 56 étages », rappelle le conseiller Sajecki.
« Les promoteurs ont donc approché l'administration municipale pour construire une seconde tour. Nous avons accepté, bien sûr, et ils ont fait appel au même architecte », ajoute-t-il.
L'architecture des tours est organique, avance le conseiller. Elles s'implantent bien, selon lui, dans l'environnement du centre-ville.
La première tour, la plus haute, fait référence à Marilyn MONROE en raison de ses courbes.
« Imaginez l'actrice dans une longue robe de soirée moulante », glousse le conseiller. La deuxième fait plutôt référence à son second mari, le joueur de baseball Joe DiMAGGIO.
2010-2012 / HOMMAGE URBAIN / Les "Absolute Towers" ou "Marilyn MONROE towers", en raison de leur courbe, à Toronto, deux gratte-ciels résidentiels dans la ville de Mississauga.

Tags : Tours "Marilyn MONROE" - 1953 - Gene KORNMAN - How to marry a millionaire - Frank POWOLNY - 1952 - Miss N.A.S. - Niagara - Bert REISFELD

1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" ! 16/01/2017

1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !

Le 9 février 1953, Marilyn apparaît à une réception donnée en son honneur par le magazine "Photoplay" au "Beverly Hills Hotel". Ce soir là elle reçoit le prix "L'étoile qui est montée le plus vite dans le ciel d'Hollywood en 1952". Elle apparaît vêtue de la fameuse robe en lamé or.
Cette robe fut créée par TRAVILLA pour le film "Gentlemen prefer blondes". Au final on ne la voit quasiment pas à l'écran puisque Marilyn apparaît furtivement de dos dans cette robe. Mais Marilyn aimait vraiment cette robe et voulu la porter pour cette cérémonie.
 
TRAVILLA qui avait cousu sur Marilyn cette robe n'était pas franchement chaud pour voir Marilyn la porter pour cet événement. Tout d'abord pour une question pratique. Du fait d'avoir dû la coudre sur elle, la robe n'était pas réellement finie, elle n'avait pas de doublure et n'avait donc pas de fermeture éclair. Puis parce que pour TRAVILLA cette robe était parfaite pour un film mais pas pour la vraie vie parce que trop sexy, trop voyante. Quand Marilyn appela TRAVILLA pour sortir la robe du magasin des costumes, il lui répondit : "Pas question, c'est complètement inapproprié !".
Marilyn usa de ruse et fit appel au supérieur de TRAVILLA pour le faire céder. Il accepta donc mais à condition de faire quelques ajustements. Il lui demanda d'avoir une coiffure simple et très peu de bijoux. Mais elle refusa de porter le moindre fond de robe, il fallu donc la coudre à nouveau sur elle. Cependant un changement notable ne put être refusé par Marilyn. Dans la version originale le décolleté arrive jusqu'au nombril. TRAVILLA le "raccourcira" pour rester dans le domaine de la décence. Il faut bien avouer qu'aujourd'hui encore un décolleté pareil reste très provocateur. Mais comme disait TRAVILLA cela n'était pas vulgaire parce qu'elle avait des seins qui étaient parfaitement écartés pour mettre ce genre de décolleté...
 
Marilyn était la Reine de l'auto promotion et savait parfaitement ce qu'elle faisait !
 
Elle venait de terminer "Gentlemen prefer blondes" et allait commencer "How to marry a millionaire". Le succès de ces prochains films n'étaient pas encore là mais celui de "Niagara" était très présent.
Elle savait qu'après cette apparition, elle allait faire la Une des journaux, ce qui arriva et ce soir là, un sex-symbol est réellement né.
Marilyn apparut donc dans cette fameuse robe. J'imagine la tête des gens quand ils ont vu Marilyn moulée dans son fourreau doré. Avec sa démarche, plusieurs ont dû avaler de travers !
 
Jerry LEWIS était le maître de cérémonie. Il paraît qu'il monta sur une table et se mit à siffler tel le loup de Tex Avery... ceci fait parti de la légende, aucune photo pour l'attester par contre.
Par contre, dans le public, une grande dame du cinéma hollywoodien n'apprécia pas du tout cette apparition dès plus sexy. Il s'agit de Joan CRAWFORD. Elle qualifia Marilyn de vulgaire. Elle se fit encore plus vénéneuse à la suite d'un article du "Los Angeles Mirror" qui disait : "Il suffit d'un mouvement du derrière pour que Marilyn MONROE vole la vedette. Tous les invités se mirent à l'applaudir tandis que deux autres stars du cinéma, Joan CRAWFORD et Lana TURNER, étaient à peine regardée. A côté de Marilyn, toutes les autres paraissaient bien ternes".
 
CRAWFORD déclara au journaliste Bob THOMAS : "On se serait cru à un strip-tease. Le public hurlait, vociférait, Jerry LEWIS sifflait, juché sur une table. Mais nous autres du métier frémissons d'horreur... certes le sexe joue un rôle d'une importance capitale dans la vie de tout le monde. La chose intéresse les gens, les intrigue. Mais de là à aimer voir quelqu'un s'y vautrer... cette fois on est allé trop loin dans la provocation publicitaire. Elle a commis une grave erreur ; on devrait lui dire que si le public apprécie les personnalités féminines provocantes, il aime qu'on lui prouve qu'avant tout les actrices sont de grandes dames".
 
Marilyn fut anéantie surtout que DiMAGGIO enfonça le clou.
Heureusement Louella PARSONS prit fait et cause pour Marilyn. Elle lui donna l'occasion de répondre à CRAWFORD dans sa très influente chronique : "Ce qui m'a fait le plus mal, c'est que l'attaque soit venue d'une femme que j'ai toujours admirée pour ses qualités de mère - pour le fait d'avoir adopté cinq enfants. Qui mieux que moi peut apprécier le geste d'offrir à des enfants abandonnés la sécurité d'un foyer ?".
Pour l'anecdote, Marilyn semble être venue vêtue d'une fourrure noire dont on peut apercevoir des petits bouts sur quelques photos... mais nous ne la voyons jamais la porter !
Elle fut accompagner par Sydney SKOLSKY. Joe ne voulait absolument pas l'accompagner dans ce genre d'endroit et encore moins regarder Marilyn dans une tenue pareille ! C'est fort dommage. Il n'a jamais soutenu Marilyn dans sa carrière quand il partageait sa vie avec elle. Elle aurait tant aimer avoir le soutien de l'homme qui était censé l'aimer plus que tout.
1952-53 / LA PETITE HISTOIRE DE LA ROBE "La plus Marilyn" !

Tags : 1952 - 1953 - Photoplay Award - Gentlemen prefer blondes - William TRAVILLA - Gene KORNMAN

HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter. Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952. Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles. Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées. 24/08/2016

HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.

HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.
HISTOIRE D'UNE ROBE / Le 9 Février 1953, afin de recevoir le prix de « La nouvelle star de l’année » que venait de lui décerner le magazine "Photoplay", Marilyn se rendit au "Beverly Hills Hotel" moulée dans une robe plissée lamée prétendument cousue sur elle puisqu’elle ne possédait ni bouton ou fermeture éclair. La légende prétant que Marilyn ne put enfiler la chose qu’après des heures d’irrigation colonique mais cette rumeur n’est pas assez suave pour que nous la colportions ici. L’histoire est en tout cas célèbre : cette robe, largement ouverte dans le dos et à l’origine décolletée jusqu’au nombril mais là quelque peu relevée, fit le lendemain la une de toute la presse et déclencha la fureur de Joan CRAWFORD, qui entama une croisade très médiatique contre Marilyn et la déchéance morale qui, de toute évidence, guettait Hollywood. Marilyn fut, déclara-t-elle, meurtrie par une telle attitude, d’autant qu’elle estimait Joan, si gentille avec elle au début de sa carrière… Marilyn accéda ce jour là à une notoriété qui ne s’arrêtera jamais et la robe contribua à faire de la « vedette de l’année » une icone, une robe dont elle est désormais totalement indissociable : c’est d’ailleurs la tenue la plus vendue de la "Barbie Marilyn", juste devant la robe blanche de « 7 ans de réflexion ». Une robe donc, que Marilyn faillit pourtant ne pas porter. Une robe qui a une histoire, que nous allons à présent vous raconter.  Tout commence en 1951 dans les studios de la Fox où le jeune chef costumier, William TRAVILLA, transpire sur le prochain film de Ginger ROGERS, « Dreamboat ». TRAVILLA, auréolé d’un oscar pour son travail chez Warner sur « Les aventures de Don Juan » avec Errol FLYNN était entré à la Fox en 49. Et il était encore sous le charme de sa récente rencontre avec une jeune starlette du studio, une certaine Marilyn MONROE qu’il habillera dans 8 films mais il l’ignore encore. TRAVILLA était en tout cas assez fier de la robe lamée qu’il venait de créer pour Ginger, une robe à fines bretelles, plissée et agrémentée d’un pan en biais, qu’on jugera d’ailleurs si spectaculaire qu’elle figurera sur l’affiche. Devenus amis et peut-être un temps amants, Marilyn demandera à TRAVILLA de lui créer une robe similaire si d’aventure ils étaient amenés à travailler ensemble ce qui ne tardera pas : ils sont tous les deux au générique de « Troublez-moi ce soir » et « Chérie je me sens rajeunir », ne serait-ce qu’en 1952.  Mais dans ces deux productions, Marilyn n’a pas de rôle lui permettant le glamour du lamé, ce qui change lorsqu’ils signent pour « Les hommes préfèrent les blondes », qui s’annonce comme un festival de fourreaux pailletés, de tailleurs doublés de vison et de robes du soir spectaculaires. Le lamé peut faire son retour et c’est d’ailleurs le même modèle dessiné un an auparavant pour Ginger que TRAVILLA propose d’abord, au milieu des dizaines de croquis soumis à la production, avant de le modifier pour le rendre original. Considérant Marilyn comme la muse qu’il cherchait désespérément, TRAVILLA va créer des modèles sublimant son corps sculptural, repoussant parfois de beaucoup les limites imposées par la censure qui va cependant exiger de larges retouches en raison d’un calendrier, pour lequel Marilyn a posé nue alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue et dont les clichés viennent mystérieusement de ressortir. Dans un élan de panique, la Fox demande à TRAVILLA de revoir tous les costumes de Marilyn et c’est ainsi, par exemple, que le modèle, crée pour le numéro « Diamonds are a girl’s best friend », à l’origine très suggestif et pratiquement transparent, sera remplacé en catastrophe par un fourreau rose qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Quant à la fameuse robe lamée fortement échancrée, elle ne sera utilisée que lors d’une brève séquence, filmée de dos, c’est du moins ce qui survécut au montage quand les photos de tournages nous la présente dans un angle bien plus révélateur. C’était pourtant un fort beau modèle, prêt désormais à regagner les archives costumes de la Fox, un modèle destiné donc à disparaître. Mais en 1953, alors que le tournage des « Hommes préfèrent les blondes » est en train de s’achever, Marilyn, qui commence à collectionner les prix comme « l’actrice la plus populaire de l’Arkansas » ou « La meilleure amie des diamants » par l’Association des Bijoutiers Californiens, doit recevoir celui décerné par le Club de la Presse de Los Angeles.  Alors qu’une cérémonie a lieu en ville, les photos de presse sont réalisées dans les studios de la Fox et pour l’occasion Marilyn fait ressortir la fameuse robe défendue afin d’accueillir le très redouté échotier Walter WINCHELLl qui, face à elle, ne semble pas terrifiant. Et si vous vous demandez pourquoi il tripote des boules de billards, il s’agit en fait du prix de l’actrice la plus appréciée. Visiblement toujours amoureuse de la robe, lorsqu’un mois plus tard Marilyn doit se rendre au "Beverly Hills Hotel" pour la soirée "Photoplay", c’est sur elle que son choix se porte mais cette fois-ci, TRAVILLA refuse de la lui prêter. Jugeant qu’il s’agit d’un costume de film n’ayant rien à voir dans la vraie vie, il tente de la convaincre de porter quelque chose de plus sobre. C’est auprès de ZANUCK lui-même, patron de la Fox, ravi par le premier montage des « Hommes préfèrent les blondes » que Marilyn insiste et elle obtient ce qu’elle veut, faisant juste remonter le décolleté du nombril à la naissance des seins. De toutes les façons il est trop tard pour arrêter l’ascension du lamé. Devant la couverture de presse reçue par Marilyn et sa robe, une séance photo est demandée afin d’accompagner la sortie du film. Marilyn est partout et sa robe aussi. Bientôt les tournages reprennent et Marilyn et TRAVILLA vont continuer de travailler ensemble. Leur amitié durera jusqu’à la mort de l’actrice pour laquelle il dessinera les costumes les plus marquants, de « La rivière sans retour » à « Bus-stop » jusqu’à bien sûr, cette petite chose blanche (robe de "The seven year itch") qui se vendit plus de 4,5 millions de dollars il y a quelques mois à Los Angeles lors de la vente Debbie REYNOLDS. Qu’advint-il de la robe ? Pour sa part, elle ne finit pas sa carrière immédiatement puisqu’on l’aperçut régulièrement portée par d’autres vedettes maison, agrandie ou rétrécie selon l’actrice mais toujours lamé et toujours plissée, sauf peut-être sur Jayne MANSFIELD pour cause de manque d’élasticité du tissu. Et Hollywood sachant recycler mieux que personne, même le costume prévu initialement pour « Diamonds are a girl’s best friend » fut modifié et porté par Sheree NORTH, rivale de Marilyn à la Fox dans « La blonde fantôme » en 55, projet refusé par Marilyn. La robe lamée prit enfin une retraite paisible dans les années 70 entre les mains d’un collectionneur. Celle qui circule dans les expositions n’est en fait qu’une copie, réalisée tout de même par TRAVILLA. Celui-ci consacra 10 ans de sa vie à promener ses créations pour Marilyn à travers la planète, jusqu’à ce qu’on le sauve de la retraite en lui confiant la garde-robe des femmes de « Dallas » et les soutanes des « Oiseaux se cachent pour mourir ». En 1979, le couturier britannique Anthony PRICE, l’homme derrière le look parfait de Bryan FERRY et "Roxy Music" haussa les sourcils lorsqu’on lui demanda si sa dernière création couture était un hommage à la fameuse robe lamée de Marilyn. Et il balaya la comparaison en précisant que celle de l’actrice était or alors que la sienne brillait d’un bronze éclatant. C’est vrai, cela n’a rien à voir… Étrangement, personne n’osa le rapprochement lorsque Michelle OBAMA présenta un modèle pourtant plissé, pourtant lamé, pourtant or à la présentation de la ville de Chicago pour les Jeux d’Hiver 2016. C’était pourtant bien tenté. Désolés Michelle. La prochaine fois peut-être ? Une robe, ce n’est jamais qu’un peu de tissu et un peu de fil. Belle carrière quand même pour si peu de choses… mais si jolies et si bien portées.

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