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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens". 11/10/2017

1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".

Marilyn, pour son 11ème film, se situe en 6ème position du générique. Elle joue le rôle de la secrétaire du directeur de l'imprimerie et fait montre de professionnalisme et de détermination puisqu'elle s'adresse même à son chef pour lui rappeler les devoirs de sa fonction lorsqu'il perd son sang-froid (ne pas rater l'instant où elle lui tire la langue, dans son dos). Il s'agit du premier film qu'elle tourne avec la Fox dans le cadre de son nouveau contrat.


Un tournage difficile pour Marilyn & la rencontre avec KAZAN

Johnny HYDE, le mentor imprésario et amant de Marilyn, meurt d'une crise cardiaque le 18 décembre 1950. Chassée de l'appartement que lui louait Johnny et dépouillée de tout ce qu'il lui avait offert par la famille de celui-ci, Marilyn tombe dans la dépression, se sentant responsable de la mort de son pygmalion car elle ne se trouvait pas à ses côtés au moment de son attaque cardiaque. Cependant, il y au moins ce cadeau posthume qui ne lui sera pas reprit : Johnny a en effet insisté auprès des dirigeants de la Fox pour réengager sa protégée et c'est ainsi que le scénario d' "As You as you feel" lui ait été proposé. Marilyn partage ainsi l'affiche avec des pointures du cinéma d'alors : Monty WOOLEY, Thelma RITTER (qu'elle retrouvera dans le film "The misfits"), Jean PETERS (avec qui elle jouera dans le film "Niagara"). Mais lorsque débute le tournage, Marilyn a bien du mal à contenir son chagrin et s'effondre en larmes dans les coulisses. Le réalisateur Harmon JONES se plaint un jour du comportement de l'actrice à Elia KAZAN, qui est venu faire un tour sur le tournage en compagnie d'Arthur MILLER, le futur mari de Marilyn. Les deux hommes vont tomber sous le charme de la future star ; MILLER restant fidèle à sa femme, mais surtout étant trop timide pour aborder la blonde, KAZAN séduit Marilyn, pour lui changer les idées et se remettre de sa peine. Leur liaison dura 6 mois.
1951 / (Part II) Marilyn joue le rôle de Harriet, secrétaire dans ce film de Harmon JONES ; Cette petite comédie très américaine dans ses propos moraux (et même moralisateurs), dans ses personnages et dans ses décors, tend parfois presque vers des tons à la Frank CAPRA. Le titre français, "Rendez-moi ma femme", n'est pas très opportun puisqu'il fait allusion à une intrigue de second plan. Le titre original, "As young as you feel", peut se traduire par un "aussi jeune que tu le sens".

Tags : 1951 - As young as you feel

BON WEEK-END A TOUTES ET A TOUS ! 30/09/2017

Tags : 1951 - Clash by night - Ernest BACHRACH

1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL). 28/09/2017

1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
Au coeur d'un prologue documentaire sur la pêche en Californie (comme une incrustation néoréaliste), Fritz LANG n'a aucun scrupule à glisser un plan hétérogène : Marilyn MONROE, chemisette tendue à craquer et jeans XXL avec larges revers en bas, vision inédite de la working class en pressentiment fashion renversant. Hollywood transforme les usines de sardines en usines à rêves. Il y a autre chose dans ce plan. Une nostalgie anachronique. Filmant la sensualité solaire de Marilyn dans ces jeans hypersexy parce qu'à contre-emploi, LANG effleure un cinéma à venir, pour lequel il ne sera qu'un dinosaure.

Il pressent la légèreté des années 60 et leur naïveté désirable. Le tournage fut pénible. Marilyn vomissait de trac et LANG s'exaspérait. A l'image, en jeune ouvrière prête à culbuter les préjugés, Marilyn apparaît comme un courant d'air, un contrepoint à ce mélo psychologique retors. Libre de ses mouvements et de ses pensées, elle incarne le futur, dont, bien sûr, LANG n'est pas dupe. Le mariage se refermera sur elle comme une trappe. Son équivalent masculin dans le film (Robert RYAN) est projectionniste de cinéma : parce qu'il n'y a pas plus éloigné de la pêche, parce qu'il appartient à l'espèce humaine émergente qui croit à l'importance du désir.

Face à eux, Paul DOUGLAS en patron de pêche débonnaire et Barbara STANWYCK en femme de tête. Comme souvent, le thème paranoïaque du piège irrigue "Clash by Night" (son titre original), tourné en 1951 alors que LANG a déjà une quinzaine de films en Amérique à son actif. L'auto-complot que mettent perversement en place les deux hommes en tombant amoureux en même temps de la même femme est filmé avec la méchanceté requise. «Les hommes ne veulent pas qu'on les aime, ils veulent qu'on les préfère», a dit André GIDE.

La rivalité masculine, quand elle frise l'homosexualité, a toujours intéressé LANG, la rivalité masculine est même la preuve de l'homosexualité latente des hommes. Les femmes comme trophée, pourquoi pas, mais dans "Clash by Night", STANWYCK leur en fait sacrément voir. On pense au récent "Marie-Jo et ses Deux Amours" ; sur un triangle identique (beaucoup de souffrance contre beaucoup de jouissance), GUEDIGUIAN ne lâche pas sur la sentimentalité et la nudité, là où LANG carbure à la férocité et aux masques. Mais les deux films ont la même manière humble et amoureuse de rendre hommage à la valeur travail et à la beauté intrinsèque des bosseurs.
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).
1951 / CRITIQUE DU FILM "CLASH BY NIGHT". (Journal "Liberation" 2003 par Isabelle POTEL).

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1951 / Marilyn dînant au restaurant lors du tournage du film "Let's make it legal". 18/07/2017

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SE TENIR AU FRAIS ! 12/06/2017

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1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest". 06/06/2017

1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".
1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".
1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".
1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".
1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".
1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".
1951 / MAGNIFIQUES portraits promotionnels pour le film "Love nest".

Tags : 1951 - Love nest

1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP. 11/05/2017

1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.
1951 / Marilyn sous l'objectif du photographe Anthony BEAUCHAMP.

Tags : 1951 - Anthony BEAUCHAMP

3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952". 07/05/2017

3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".

Marilyn est élue "Miss Cheesecake 1952" ("Miss Gâteau de fromage") en 1951 par le magazine "Stars and Stripes".

    
     
    
Fête organisée le 3 août 1951 à Hollywood : Marilyn MONROE, la starlette de la 20th Century Fox, qui a été élue "Cheesecake Queen of 1952", a l'air aussi délicieuse que n'importe quel dessert lorsqu'elle plonge son couteau dans le gâteau de fromage. L'adorable Marilyn était l'invité d'honneur à une fête organisée pour Michaël GASZYNSKI, le premier diplomate polonais qui célébrait son passage final d'examination de citoyen américain. La réception fut donnée à la boutique "Farmer's Market" à Hollywood.
3 Août 1951 / (Part II) Marilyn élue "Miss cheesecake 1952".

Tags : 1951 - Miss "Cheesecake 1952"

Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait. Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE. Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio). 06/05/2017

Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).

Consciente de son manque d'éducation académique, Marilyn chercha à lire autant que possible et dans tous les domaines possibles.
Quand elle rencontra Arthur MILLER en 1951, ils allèrent ensemble dans une librairie où elle acheta des recueils de poésie de FROST, E.E. CUMMINGS et WHITMAN.
Au cours de sa tournée promotionnelle pour "Love happy", elle se retirait dans sa chambre d'hôtel pour lire PROUST et Thomas WOLFE, les écrits de FREUD sur "l'interprétation des rêves". Pour se distraire elle plongeait dans « Les frères Karamazov » de DOSTOÏEVSKI.
On la voyait souvent étudier avec application le traité d'anatomie « De humanis corporis favrica » de Vésale (16ème siècle).
Sur le plateau de "All about Eve" on la voyait lire « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria RILKE.
Elle lut également « L'autobiographie de Lincoln Steffens » (1866-1936).
Elle adorait par-dessus tout la littérature russe, qu'elle avait découverte au cours des premières années de son expérience cinématographique. Cela était lié en partie à son passage à "L'Actors Lab", et en partie à l'influence qu'exerçait sur elle Natasha LYTESS.
Elle lisait les nouvelles de TOLSTOÏet de TCHEKHOV, les romans de DOSTOÏEVSKI et de TOURGUENIEV, et la poésie de POUCHKINE et d'ANDREÏEV.
En 1952 Philippe HALSMAN fit une séance photo chez elle, au "Beverly Carlton Hotel", pour la photo de la couverture du magazine "Life" ; il vit de nombreux ouvrages dont l'histoire de la "Fabian Society" (un mouvement intellectuel socialiste anglais auquel appartenait entre autres George Bernard SHAW), des ouvrages de DOSTOÏEVSKI, FREUD, SHAW, STEINBECK, IBSEN, WILDE, ZOLA et une collection de divers romans russes. Il trouve aussi un grand nombre de livres d'art  sur GOYA, BOTTICELLI et Léonard DE VINCI.
Pendant le tournage de "Niagara" elle confie au photographe Jock CARROLL ses dernières lectures : « The thinking body » par Mabel Ellsworth TODD (recommandé par M TCHEKHOV), « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria RILKE, et « Le prophète » de Khalil GIBRAN.
Elle adorait « Le petit prince » de St EXUPERY.
Quand elle prenait des cours avec Lee STRASBERG à "L'Actors studio", elle lisait énormément, depuis les sonnets de SHAKESPEARE jusqu'aux romans de Colette.
En mars 1955 elle acheta « Ulysse » de James JOYCE, « Les anges déchus » de Noël COWARD, « Lettres à Terry » et « Lettres à Mrs Patrick Campbell » de Bernard SHAW,  et la biographie de Gertrude LAWRENCE par son mari Richard ALDRICH.
Quand elle rencontre pour la première fois la poétesse anglaise Edith SITWELL, elles parlèrent de ce qu'elle lisait à l'époque « Course of my life » de Rudolf STEINER, et quand Marilyn alla la voir en Angleterre, elles parlèrent de Dylan THOMAS et de Gérard MANLEY HOPKINS.
En 1961 elle lisait beaucoup de livres de psychiatrie et de psychanalyse. Au cours de son séjour de trois semaines au "Columbia Presbyterian Hospital", elle passa ses nuits d'insomnie à lire la correspondance de FREUD ; elle lut aussi la biographie de Sean O'CASEY.
Pour aider Marilyn à surmonter son trac à l'idée de chanter pour JFK au "Madison Square Garden", Joan GREENSON lui offrit un livre d'enfant « The little engine that could » (« La petite locomotive qui réussit »).
LISTE SELECTIVE DES LIVRES QUE MARILYN A LU :
Sur le métier d'acteur : 
 
- « Biography of Eleanor Duse » de William WEAVER
- « La formation de l'acteur » de STANISLAVSKI
- « How Stanislavski directs » de Michael GORCHAKOV
- « The thinking body » de Mabel Ellsworth TODD
- « To the actor » de M TCHEKHOV.
 
Fiction et poésie :
- « L'ange exilé » de Thomas WOLFE
- « Du côté de chez Swann » de Marcel PROUST
- « L'étranger » d'Albert CAMUS
- « Feuilles d'herbe » de Walt WHITMAN
- « Les frères Karamazov » de DOSTOÏEVSKI
- « Guerre et paix » de TOLSTOÏ
- « Life among the savages » de Shirley JACKSON
- « Magnificent obsession » de Lloyd DOUGLAS
- « Le petit prince » d'Antoine de St EXUPERY
- « Le procès » de Franz KAFKA
- « Le prophète » de Khalil GIBRAN
- « Ulysse » de James JOYCE
- « Le vieil homme et la mer » d'Ernest HEMINGWAY.
 
Documentaires et histoire :
- « Abraham Lincoln » (vol. 1 à 6) de Carl SANDBURG
- « Autobiographie » de Rudolf STEINER
- « The autobiography of Lincoln Steffens »
- « Les droits de l'homme » de Thomas PAINE
- « Essais » de Ralph Waldo EMERSON
- « Lettres à Ellen Terry » de George Bernard SHAW
- « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria RILKE.
 
Psychologie et auto-analyse :
- « The importance of living » de Lin Yu-TANG
- « Psychopathologie de la vie quotidienne » de Sigmund FREUD
- « Your key to happiness » de Harold SHERMAN.
 
Religion :
- « La Bible »
- « Science and health with key to the scriptures » de Mary Baker EDDY, 1875.
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).

Tags : 1951 - Effet personnel - Marilyn et les livres

BELLE FIN DE SOIREE A TOUTES ET A TOUS ! 04/05/2017

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