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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

Une vie de 36 ans en images !
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LES ANNEES 60 et MARILYN... 28/09/2017

LES ANNEES 60 et MARILYN...
 
Les Adieux d'un sex-symbol

Les années 60 arrivent et vont sonner le glas. Le cygne poussera sa dernière chanson, presque aphone, au bord d'une piscine, dans un film de CUKOR inachevé. Elle y devenait une mère, elle y dévoilait ses quelques rides, elle osait montrer ses courbes, seins et reins, dénudées comme pour mieux définir les contours d'un corps si longtemps convoité, admiré, fantasmé.

CUKOR, le réalisateur misogyne qui aimait les femmes, l'avait déjà dirigée (c'est le mot), deux ans auparavant. "Let's Make Love" ("Le milliardaire"), comme un écho à "The Prince and the Showgirl", vaut surtout pour le duo d'acteurs. Marilyn et MONTAND. Après avoir été la belle du théâtral OLIVIER, la voici beauté auprès du showman frenchy. L'Europe a toujours été fan de la star, en tant qu'actrice. On lui reconnaissait un certain génie. La plupart de ses nominations et récompenses proviennent des "British Awards". L'Amérique ne voyait en elle qu'une femme de spectacle, une " entertainer " à succès. Les Européens craquaient pour ses gestes, son allure, ses personnages invraisemblables qu'elles rendaient si crédibles.
 
Il n'y a qu'elle pour chanter " My heart belongs to Daddy ", avec un pull moulant à damner les innocents, et une déconcertante voix de sirène appelant au pêché. Elle fit tourner la tête du futur papet. Le rôle était prévu pour PECK, avant d'être proposé au gratin : GRANT, BRYNNER, HESTON, STEWART, HUDSON. C'est le mari de Marilyn, Arthur MILLER, qui proposa le Français, après qu'il ait joué dans "Les Sorcières de Salem", pièce du même MILLER. Vaudeville entre reality-show, chroniques mondaines et jeux de miroirs du septième art, "Let's Make Love" et son tournage seront presque la conclusion d'une partie de Norma Jeane BAKER, l'amusante fée délogée de son trou perdu : un cycle qui s'achève depuis "Comment épouser un millionnaire", "Les Hommes préfèrent les blondes" et "Le Prince et la danseuse". Cette série de comédies (en chanson) sera la première boucle bouclée. La seconde n'en est pas moins la plus importante. L'égérie de KENNEDY perd pieds et se retrouve dans une zone de turbulences qui la perturbent. L'actrice va reprendre le dessus pour exprimer sa rage, sa détresse, son ire, sa fougue, pour hurler qu'elle existe et qu'elle fut autre chose qu'une poitrine, des hanches et une paire de fesses. Avant les Adieux d'un sex-symbol, il fallait le film emblématique.
 
Tout est dans le générique. Le sortilège maléfique est dans le titre. Deux créateurs, HUSTON à la caméra, MILLER à la machine à écrire. Un film sauvage en noir et blanc, un faux western, une véritable fable macabre. Un requiem cinématographique unique. Trois stars, trois désaxés, trois coeurs blessés et trois légendes. Une épopée dramatique où les grands espaces tiennent lieu de cage et les âmes perdues essaient de dialoguer avec la liberté, l'amour, l'absolu. " Comment faites-vous pour retrouver votre chemin dans le noir ? " demande Marilyn dans sa dernière phrase de cinéma, prémonitoire, à Clark GABLE. Ce sera son plus grand rôle. Avec deux grands comédiens. GABLE, son papa spirituel, un Pygmalion qu'elle ne connaissait pas mais la star de son enfance. Le monstre sacré n'en pouvait plus de cette production, calvaire au milieu de la perdition du Nevada. Il aura ce mot, le dernier jour de tournage : " Elle (Marilyn) a failli me faire une attaque cardiaque. " Plus insupportable et plus angoissée que jamais, Marilyn ne parvenait pas à se sociabiliser. GABLE meurt 11 jours plus tard d'un infarctus fatal. Pour 750 000 $ (contre 300 000 $ pour Marilyn), il avait endossé ce chapeau de cow-boy, ce rôle de patriarche, et avait réalisé ses cascades lui-même. Professionnel jusqu'au bout.

Le film s'enfonçait dans la profondeur des sentiments, et détaillait avec un désir masochiste les failles de chacun : l'âge de GABLE, la beauté de CLIFT et la liberté de Marilyn. Montgomery CLIFT. Ce n'est pas son dernier film, il en aura encore trois derrière "The Misfits". Le plus bel acteur de l'Histoire du cinéma, l'un des meilleurs comédiens d'Hollywood, maudit parmi les élus, aborde la quarantaine au sommet de son succès, mais dans une déchéance physique absolue : alcoolisme, accoutumance aux médicaments, problèmes de santé, homosexualité refoulée, son visage plus tout à fait le même depuis un accident de voiture... Cette période-là, pour cet ami de Liz TAYLOR et Marilyn, fut appelée le plus long suicide du showbiz. Mentalement, il était aussi perturbé que sa partenaire des "Misfits". Marilyn disait même que Monty était la seule personne qui allait moins bien qu'elle. Étrangement, ce film va permettre à CLIFT de mieux vivre ses dernières (jeunes) années. Un point-virgule avant l'épilogue quand pour Marilyn, ce sera des points de suspensions. Un magnifique dernier film, un si grand hommage au cinéma, pour cette divinité. Malgré trois mariages, elle léguera sa maison à deux personnes : sa psychanalyste et son professeur d'art dramatique, son grand ami le fameux Lee STRASBERG. Sa vie, son oeuvre se résume ainsi. Elle a tout donné à son métier, sans construire la carapace qui a détruit quelques-uns des plus brillants acteurs de cette époque : DEAN, CLIFT, WOOD, ...
Cette brune transformée en blonde, celle qui fut la première couverture de "Playboy", celle qui voulait la gloire, et officialisa son pseudonyme seulement en 56, cette femme a joué avec le feu et la glace, à ne plus savoir qui elle était, de son personnage public ou de sa personnalité réelle.

Mais c'est peut-être cette schizophrénie, ajoutée à un talent indéniable, à une chance incroyable, et à des rôles sur mesure qui l'ont rendus si grande, si sexy, si exceptionnelle. Elle n'était pas simplement une bonne comédienne, elle fut dans des grands films. Elle n'était pas simplement superbe, elle fut toutes les femmes, de l'infidèle à la gamine, de la naïve à la manipulatrice, de l'ambitieuse à l'indépendante. Elle fit des milliers de prises pour aboutir au résultat qu'elle souhaitait. Elle oubliait ses phrases. Elle arrivait en retard sur les plateaux. Incontrôlable Marilyn. Mais tellement sous-exploitée. WILDER, HUSTON, PREMINGER, HATHAWAY, HAWKS, LANG, NEGULESCO, LOGAN avaient tous effleuré son immense potentiel, mais ils n'osaient pas le réveiller. Elle s'est endormie avec. Une longue nuit infinie. Si Elton JOHN l'a comparée à une bougie dans le vent, on dira plutôt les derniers mots de GABLE dans "The Misfits", en réponse à la question de Marilyn : il suffit de suivre cette étoile et c'est tout droit devant. Peu importe où la sienne se trouve dans l'infini écran noir du cinéma, la sienne brille toujours plus fort, toujours plus haut, à l'instar de Vénus, Déesse de la beauté. Les diamants sont éternels.
LES ANNEES 60 et MARILYN...
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Tags : 1960 - Let's make love - 1962 - Willy RIZZO - Bert STERN - Something's got to give - George BARRIS - 1961 - Eve ARNOLD - The misfits

1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give". 26/09/2017

1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".

C'est avec « Something's Got to Give », film inachevé de George CUKOR (1962), que s'achève la vie de Marilyn MONROE.


Dans sa cellule capitonnée, Marilyn est nue. Elle a beau hurler, cogner, rien n'y fait. Les infirmiers passent devant le hublot de sécurité, se poussent du coude, « T'as vu, c'est Marilyn ! », et vont avoir quelque chose à raconter, le soir, au bistrot. Elle est revenue du Mexique en compagnie d'un bellâtre latino, Jose BOLANOS, devenu son amant. En fait, c'est un indic du FBI, qui renseigne J. Edgar HOOVER directement. Sur les instructions de sa psy le docteur Kris, Marilyn a été vêtue d'une camisole de force, transportée par quatre forts des Halles, face au sol, et jetée dans son cachot. Elle va y rester trois nuits, avant que Joe DiMAGGIO ne vienne la délivrer, manu militari. A partir de ce moment, elle flotte sur un océan de Dom Pérignon.
 
Le 16 octobre, enfin, la 20th Century Fox lui fait parvenir un scénario : celui de « Something's Got to Give », remake d'une pétillante comédie de 1939, « Mon épouse favorite », de Garson KANIN. C'est l'histoire d'un veuf charmant (joué par Cary GRANT dans la première version, par Dean MARTIN dans la seconde) dont l'épouse a disparu en mer, sept ans auparavant. Quand elle revient, le mari est en train de se remarier avec une belle emmerderesse...
Le truc, c'est que le réalisateur de cette resucée est George CUKOR. Cinéaste exigeant, entouré d'une cour de mignons, celui-ci vient de diriger Marilyn dans « le Milliardaire ». Il a frôlé la dépression nerveuse. A chacun de ses retards, soumis à un régime alimentaire draconien, il se mettait à manger les pages du scénario. Quand la star arrivait, elle était étonnée de rencontrer un homme aux gencives crayeuses de papier mâché. Marilyn, trois ans plus tard, est persuadée que CUKOR la déteste. C'est le cas. La Fox est consciente du « problème Marilyn », et commet le bon docteur GREENSON à sa surveillance - et à sa remise en état. Or la méthode thérapeutique de ce dernier, c'est d'abord d'enregistrer ses clients (à la grande satisfaction de HOOVER), puis de boire du champagne avec Marilyn, chez lui. Bref, il fait tout ce qu'un psy ne doit pas faire.
De plus, Marilyn est en pleine love story avec JFK. Le 19 novembre 1961, elle le rejoint chez Peter LAWFORD dans sa maison de Santa Monica, sur la plage, juste avant que le président ne rencontre le chancelier ADENAUER. Un autre rendez-vous est fixé pour le 5 décembre, à New York. En ce qui concerne le film, en revanche, elle traîne les pieds. Elle ne se présente pas aux essayages. Ni aux tests de maquillage. Elle refuse le scénario tel quel. Elle bloque la campagne de publicité. Elle préfère filer à Palm Springs, où JFK l'attend au bord de la piscine de Bing CROSBY. Puis elle se bourre de Librium, de Demerol, de pilules magiques. Elle apprend que CUKOR parle d'elle en termes qui feraient rougir un charretier. Finalement, menacée par les juristes du studio, elle se soumet.
 
Le 30 avril 1962, elle arrive à 6h30 du matin, prête. Miracle ! Elle tourne. Le lendemain, elle est absente. Trois semaines passent. Elle a travaillé un seul jour. Chez elle, Marilyn se concentre sur l'événement majeur : la fête d'anniversaire de JFK, au "Madison Square Garden". La Fox lui interdit de s'absenter ? So what ? Elle saute dans un hélicoptère prêté par Howard HUGHES et, dès son arrivée, essaie la robe, la fameuse robe couleur chair créée par le couturier Jean-Louis. Vingt couches de soie sur les seins et l'entrejambe, six mille pierres du Rhin, et l'impression d'une totale nudité... La robe est cousue à même le corps.
Le grand soir, enfin, Marilyn, très en retard, monte sur scène - après Ella FITZGERALD, Maria CALLAS, Harry BELAFONTE. Elle marche à petits pas. Elle titube. En coulisse, Peter LAWFORD, maître de cérémonie, voit la robe se déchirer dans le dos. Tout le monde, derrière, peut apercevoir le cul de Marilyn. Elle est emportée par des machinos, comme une statue, pour qu'on recouse la robe. Un comique, Jack BENNY, fait la soudure sur scène. Marilyn revient. JFK, les pieds posés sur la rambarde, un mégot de cigare aux lèvres, s'extasie. Et quarante millions de téléspectateurs écoutent Marilyn chanter « Happy Birthday » d'une voix... d'une voix...
« C'est comme si elle lui faisait l'amour », s'écrie une chroniqueuse. Exactement. Le moment est kitsch, magique, invraisemblable. L'image s'inscrit instantanément dans la saga de l'époque. Jackie KENNEDY, elle, est restée à la campagne. Plus tard, la soirée continue chez le trésorier du Parti démocrate, Arthur KRIM. Au petit matin, Marilyn rejoint JFK dans son hôtel. C'est leur dernière nuit ensemble. Lui le sait. Elle, non. Ils ne se reverront jamais.
 
De retour à Hollywood, elle est licenciée par le studio. Elle contre-attaque avec sa seule arme : l'érotisme. Elle convoque un photographe, se déshabille sur le plateau et, nue, se baigne, sourit, prend la pose. Elle sait fort bien que les clichés vont faire le tour du monde. Marilyn est une manipulatrice chevronnée. Et, en effet, alors que les patrons de la Fox sont en danger à cause des coûts hallucinants du tournage de « Cléopâtre », ils ne peuvent se permettre de passer « Something's Got to Give » par pertes et profits.
CUKOR reprend le tournage, avec Dean MARTIN, Cyd CHARISSE et Wally COX. Marilyn arrive, ne connaît pas son texte, hésite, réussit quelques prises, mais n'arrive pas à être longtemps concentrée. Chaque jour de retard coûte une fortune. CUKOR est outré. Il ne supporte pas la présence de Paula STRASBERG, la répétitrice de Marilyn, et il décrit aux journalistes une star capricieuse, pénible, mesquine. Il est vrai que Marilyn se comporte étrangement : tous les jours, elle appelle la Maison-Blanche, et, régulièrement, on lui répond que le président est occupé. Finalement, Peter LAWFORD, le beau-frère de JFK, met les choses au point : « Marilyn, pour lui, tu n'as été qu'un coup ! » Elle s'imaginait déjà en première dame... La chute est terrible. Elle s'abandonne.
 
Sa carrière est terminée. La Fox lui promet qu'elle ne tournera plus : elle vient de coûter deux millions de dollars au studio, inutilement. Mais elle n'en a cure. Elle se sent rejetée, sale, indésirable. Sale, elle l'est : chez elle, Marilyn ne se lave plus, traîne en vieux peignoir, sent mauvais. Sa gouvernante, Eunice MURRAY, qui est une espionne placée là par GREENSON, observe ce naufrage. De temps en temps, Marilyn menace de faire une conférence de presse pour révéler sa liaison avec « The Prez » - le président. Peter LAWFORD, dépêché par les KENNEDY Brothers, décide de lui offrir un week-end.
Le 27 juillet, il l'emmène au "Cal-Neva", l'hôtel au bord du Lake Tahoe. On la loge dans le bungalow 52, une bonbonnière rose. Marilyn s'allonge, prend des pilules, décroche le téléphone et papote. Sans doute s'endort-elle. La ligne reste occupée pendant des heures. Un groom alerte le patron, Skinny D'AMATO, un truand notoire, qui avertit son boss, Sam GIANCANA. Le parrain de Chicago est là, dans une autre aile, avec son porte-fingue, Jimmy « Blue Eyes » Alo (que COPPOLA nommera Jimmy OLA dans « le Parrain 2 »). GIANCANA, qui a financé secrètement la campagne de KENNEDY, a la haine : Bobby KENNEDY, le ministre de la Justice, a entrepris une guerre sans merci contre la Mafia.
 
Quand les deux hommes voient Marilyn inconsciente, ils réalisent qu'une mort soudaine serait une mauvaise publicité pour un établissement fréquenté par les voyous. Ils font boire du café à l'épave blonde. Puis, considérant Marilyn comme un déchet humain, GIANCANA décide de la faire violer par ses gorilles. Et demande que la scène soit photographiée, pour se venger des KENNEDY. Puis il s'en vante au téléphone, auprès de son vieux copain Johnny ROSSELLI, qui finira découpé en morceaux dans un fût à Miami. L'agent Bill ROEMER enregistre la conversation pour le FBI. ROSSELLI : « Tu prends ton pied, hein, à te taper la nana des KENNEDY ? » GIANCANA : « Ouais. » Les photos parviennent à Frank SINATRA. Celui-ci, incrédule, regarde : sur l'un des clichés, Marilyn, à quatre pattes, est violée par GIANCANA pendant qu'elle vomit sur la moquette rose. Dégoûté, SINATRA brûle les photos.
 
En trois mois, Marilyn a fait quoi ? Cinq, sept, dix overdoses ? A chaque fois, un lavage d'estomac l'a sauvée. A chaque fois, un homme l'a reprise en main : Joe DiMAGGIO, désespérément amoureux de son ex-femme. D'ailleurs, il décide, en cette fin juillet 1962, de demander sa main à nouveau. Par ailleurs, les photos nues de Marilyn ont eu l'effet escompté. La Fox revient sur ses menaces, ravale ses injonctions, et propose un nouveau contrat plus avantageux à la star.
Mais Marilyn est déjà ailleurs, dans un demi-coma provoqué par les barbituriques. Ses dernières scènes filmées avec Wally COX, un acteur qui est l'ami intime de Marlon BRANDO et qui mourra drogué, ont été excellentes. La Marilyn MONROE d'autrefois revient, par bribes, à la surface. Il faudrait continuer, sauver ce satané film. Elle réapparaît sur le plateau pour fêter son anniversaire, elle a 36 ans. Mais c'est un vendredi soir, les techniciens sont pressés de rentrer, le coeur n'y est pas. Le gâteau coule lentement sur la table, le champagne est servi dans des gobelets en papier, et l'ambiance est plombée. Vingt minutes après le pot, Marilyn reste seule, sur un plateau désert, avec Wally COX, petit bonhomme à lunettes, drôle et terriblement dépressif.
 
Rentrée chez elle, Marilyn se sent écartelée entre ses deux gourous : Paula STRASBERG, la coach parasite, et Ralph GREENSON, que certains soupçonnent d'avoir des relations sexuelles avec sa cliente. Or la première est à New York, le second est en Suisse. Marilyn accorde une interview à un journaliste, pose de nouveau nue pour Bert STERN, discute avec Pat NEWCOMB, son attachée de presse, qui a été placée là par Bobby KENNEDY, pour contrôler la situation.
 
Le 1er août 1962, un nouveau metteur en scène, Jean NEGULESCO, est choisi en remplacement de George CUKOR. NEGULESCO est drôle, et il a déjà dirigé Marilyn dans « Comment épouser un millionnaire ». On reprendra donc le tournage en octobre, c'est décidé. Marilyn est-elle satisfaite ? Elle va s'acheter une table de nuit chez un antiquaire, rentre chez elle, décroche le téléphone, avale une poignée de pilules sans compter, bavarde, dodeline, s'endort. Nous sommes le 3 août.
L'interview paraît dans « Life », ce jour-là. Elle dit : « Vous ne savez pas ce que c'est, d'avoir tout ce que j'ai et de vivre sans amour, sans bonheur. » Le 5 août 1962, au petit matin, Marilyn est morte.■
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".
1962 / NOUVELLES IMAGES du dernier tournage éprouvant du film inachevé de Marilyn, du réalisateur George CUKOR, "Something's got to give".

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1962 / EMOUVANT ! Marilyn et Dean MARTIN répétant une scène de son dernier film inachevé "Something's got to give". 22/08/2017

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1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give". 01/06/2017

1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".

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BELLE FIN DE SOIREE A TOUTES ET A TOUS ! 29/05/2017

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UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie). 07/05/2017

UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).
UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).
UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).
UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).
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UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).
UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).

A la fin des années 30, après avoir été diplômé de l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris, Jean-Louis BERTHAULT fit ses débuts dans la couture chez Agnès DRECOLL.
En 1935 il visita New York et passa beaucoup de temps dans sa chambre d'hôtel à dessiner des croquis. La veille de son retour sur Paris, l'un de ses amis lui suggéra de montrer son travail à quelques prestigieuses enseignes de vêtements de mode de la  7ème Avenue. La puissante "Hattie Carnegie Inc." devint son tocket d'entrée dans le monde de la mode. "Hattie Carnegie" l'engagea afin d'apporter une "touche" parisienne à ses collections.

En 1936 il s'installa à New York. Il travailla avec elle jusqu'en 1943.

Il eut comme premières clientes l'actrice Irene DUNNE et Joan COHN, la femme d'Harry COHN, fondateur la Columbia Pictures, qui lui ouvrira les portes des studios hollywoodiens.

Il obtint rapidement la reconnaissance et commença sa carrière en habillant les stars d'Hollywood et la société new-yorkaise.
En 1943 il prend la direction du départment costumes de la Columbia, puis, quelques années plus tard, de celui d'Universal Pictures, avant de s'installer à son compte, créant sa propre maison de confection. 
A partir de 1958 il travaillera surtout pour la United Artists.

Nommé 15 fois aux Oscars pour la statuette du meilleur costume : "Comment l'esprit vint aux femmes" (1950), "L'affaire de Trinidad" (1952), "Tant qu'il y aura des hommes" (1953), "Une étoile est née" (1954), "La femme qui s'affiche" (1954), "Une femme diabolique" (1955), "La blonde ou la rousse" (1957), "L'adorable voisine" (1958), "Histoire d'un amour" (1961), "Jugement à Nuremberg" (1961), "Le nef des fous" (1965), "Unnhold-up extraordinaire" (1966), "Millie" (1967) et "Une Cadillac en or massif" en 1956 avec Judy HOLIDAY, pour lequel il remporta l'Oscar du meilleur costume. 

Après avoir travaillé pour Universal au début des années 60, Jean-Louis ne travailla plus à temps plein pour le studio. Bien qu'il ait continué à travailler en freelance pour les films, il consacra la majeure partie de son temps à son salon de Beverly Hills, qui comprenait comme clientes notamment Nancy REAGAN.
Jean-Louis vécut à Santa Barbara avec son épouse depuis 30 ans, Maggie , jusqu'à la mort de celle-ci en 1987.

En 1988 il prit sa retraite à Palm Springs.


Le 10 août 1993, il épousa sa compagne et proche amie l'actrice Loretta YOUNG. Il avait crée les robes et les costumes de l'éblouissante actrice tout au long de sa carrière, dont les robes qu'elle porta pour ses fabuleuses descentes d'escalier de son show télévisé.

Jean-Louis était connu pour avoir crée les robes glamour des femmes sensuelles les plus importantes d'Hollywood. Marilyn MONROE, Rita HAYWORTH, Doris DAY, Lana TURNER, Joan CRAWFORD, Marlene DIETRICH, Mary Tyler MOORE et Julie ANDREWS ont toutes été parfaitement habillées par lui. Ses vêtements éclatants étaient réputés pour leur luxueux matériaux, leurs coupes simples et élégantes, la virtuosité d'un travail de haute qualité et une silhouette moderne épurée, qui font que ses vêtements peuvent être portés aujourd'hui autant qu'il y a 50 ans.


Deux des superbes costumes de Jean-Louis sont devenus des références dans l'histoire de la culture américaine.

L'inoubliable robe pailletée couleur chair que Marilyn porta pour célébrer l'anniversaire du Président John F.KENNEDY en 1962, et la robe fourreau de satin noir que Rita HAYWORTH porta dans le film "Gilda" en 1946.

Il rencontra Marilyn au début de sa carrière et lui créa ses costumes quand elle jouait dans « Ladies of the chorus » (1948).

Puis il travailla avec elle dans « The misfits » (1961).
Marilyn s'adressait à lui quand elle voulait faire une entrée vraiment remarquée. Il créa la longue robe moulante en soie scintillante, qui la faisait paraître nue sous les projecteurs, qu'elle arbora pour chanter « Happy birthday » à John KENNEDY le 19 mai 1962.
Les jours précédents sa mort, il avait pris ses mesures pour une robe d'une valeur de 1 600 $. Selon les versions il s'agissait soit d'une robe du soir à paillettes, soit de la toilette qu'elle projetait de porter pour se remarier avec Joe DiMAGGIO.
Jean Louis a conçu les robes de :
Irene DUNNE dans "Coup de foudre" (1944) et "Over" 21 (1945) ;
Rita HAYWORTH dans "Cette nuit et toujours" (1945), "Gilda" (1946), 
"L'Étoile des étoiles" (1947), "La Dame de Shanghai" (1948), "Les Amours de Carmen" (1948), "L'Affaire de Trinidad" (1952), "Salomé" (1953), "La Belle du Pacifique" (1953), "La Blonde ou la rousse" (1957) et "Ceux de Cordura" (1959) Claudette COLBERT dans "Demain viendra toujours" (1946) ;
Ginger ROGERS dans "L'Homme de mes rêves" (1947) et "Coincée" (1955) ;
Joan FONTAINE dans "L'Extravagante Mlle Dee" (1948) ;
Dorothy LAMOUR dans "Lulu Belle" (1948) et "Slightly French" (1949) ;
Joan BENNETT dans "Les Désemparés" (1949) ;
Paulette GODDARD dans "Anna Lucasta" (1949) ;
Jennifer JONES dans "Les Insurgés" (1949) ;
Gloria GRAHAME dans "Le Violent" (1950), "Règlement de comptes" (1953) et "Désirs humains" (1954);
Judy HOLIDAY dans "Comment l'esprit vient aux femmes" (1950), "Je retourne chez maman" (1952), "Une femme qui s'affiche" (1953) et "Une Cadillac en or massif" (1956) ;
Loretta YOUNG dans Paula (1952) ;
Deborah KERR dans Tant qu'il y aura des hommes (1953) ;
Judy GARLAND dans "Une étoile est née" (1954) ;
Kim NOVAK dans "Du Plomb pour l'inspecteur" (1954), "Picnic" (1955), "Tu seras un homme, mon fils" (1956), "Adorable voisine" (1958), "Au milieu de la nuit" (1959), "Liaisons secrètes" (1960) ;
Joan CRAWFORD dans "Une femme diabolique" (1955), "Feuilles d'automne" (1955) et "Le Scandale Costello" (1957) ;
Janet LEIGH dans "Ma s½ur est du tonnerre" (1955) et "Qui était donc cette dame" ? (1960) ;
Maureen O'HARA dans "Ce n'est qu'un au revoir" (1955) ;
Barbara STANWYCK dans "Le souffle de la violence" (1955) ;
Marlene DIETRICH dans "Une histoire de Monte Carlo" (1957) et "Jugement à Nuremberg" (1961) ;
Doris DAY dans "Confidences sur l'oreiller" (1959), "Le Piment de la vie" (1963) et "Ne m'envoyez pas de fleurs" (1964) ;
Elizabeth TAYLOR dans "Soudain l'été dernier" (1959) ;
Lana TURNER dans "Mirage de la vie" (1959), "Meurtre sans faire-part" (1960) et "Madame X" (1965) ;
Susan HAYWARD dans Histoire d'un amour (1961) ;
Marilyn MONROE dans "Les Désaxés" (1961) et "Something's Got to Give" (1962) ;
Claudia CARDINALE dans "Les Yeux bandés" (1965) et "Tous les héros sont morts" (1968) ;
Shirley MacLAINE dans "Un hold-up extraordinaire" (1966) ;
Julie ANDREWS dans "Millie" (1967) ;
Katharine HEPBURN dans "Devine qui vient dîner" ? (1967).



UN FRANçAIS MADE IN HOLLYWOOD ! / Jean-Louis BERTHAULT dit Jean Louis, est un créateur de costumes français, né le 5 octobre 1907 à Paris et mort le 20 avril 1997 à Palm Springs (Californie).

Tags : 1962 - Anniversaire John F KENNEDY - Something's got to give - The misfits - 1960 - Paula STRASBERG - Effet personnel

1962 / SCREEN TEST "SOMETHING'S GOT TO GIVE". 05/05/2017

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Tags : 1962 - Something's got to give

1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give". 27/04/2017

1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".

1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".

Tags : 1962 - Something's got to give - Lawrence SCHILLER

1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give". 12/04/2017

1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".

1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
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1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give". 10/04/2017

1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".
1962 / Les RARES de Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give".

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