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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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1960 / Photo Lawrence SCHILLER, Marilyn candid lors du tournage du film "Let's make love". 25/08/2015

Tags : 1960 - Lawrence SCHILLER - Let's make love

1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie... 26/08/2015

1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...

1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...
1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...
1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...
1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...
1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...
1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...
1962 / Photos Lawrence SCHILLER, Marilyn lors de son dernier film inachevé "Something's got to give", pose en peignoir lors du tournage... A l'époque, c'est Elizabeth TAYLOR avec son film "Cléopâtre" qui vole un peu la vedette à Marilyn ; par conséquent, cette dernière décide, afin de "détrôner" Liz, de poser quasi nue, et s'octroie donc par grands renforts publicitaires, toutes les UNES de magazines, telle celle de "LIFE" notamment, et devient donc la STAR du moment dont on parle le plus au monde ; Marilyn a gagné, comme souvent, la partie...

Tags : 1962 - Something's got to give - Lawrence SCHILLER - Cover

1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30. 23/09/2015

1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.
1er Juin 1962 / Marilyn fêta son trente-sixième anniversaire au studio, sur le plateau du film "Something's got to give". Elle commença tôt ce jour-là et tourna la scène avec Wally COX et Dean MARTIN. Pat NEWCOMB arriva au studio dans l’après-midi avec du Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn. Dean MARTIN avait lui aussi apporté du champagne. Evelyn MORIARTY, la doublure de Marilyn, avait collecté auprès de l’équipe 50 $ pour le gâteau, acheté chez "Humphrey’s Bakery" du "Farmer’s Market" d’Hollywood ; finalement l’un des responsables du studio proposa de prendre en charge la dépense et Evelyn MORIARTY remboursa l’argent qu’elle avait rassemblé. Toute l’équipe était là pour fêter son anniversaire y compris Henry WEINSTEIN et Eunice MURRAY (sa femme de chambre). Le photographe George BARRIS était également présent. George CUKOR lui offrit des figurines (un cygne et un taureau) de style mexicain. Marilyn était ravie de cette fête impromptue, qui se termina vers 18 heures 30.

Tags : 1962 - 36ème anniversaire Marilyn - Something's got to give - Effet personnel - George BARRIS - Agnes FLANAGAN - Dean MARTIN - Wally COX - Henry WEINSTEIN - Emilio PUCCI - Lawrence SCHILLER

1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983). 25/09/2015

1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).
1962 / Gros plans sur Marilyn lors du tournage du film inachevé "Something's got to give" / "Something's got to give" est en général traduit par « Quelque chose doit craquer ». George CUKOR, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans "Le Milliardaire" deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contre-c½ur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Longtemps Hollywood a montré des chambres de couples mariés où le centre d'intérêt moral résidait en réalité dans cette sempiternelle table de chevet séparant les deux lits simples des époux. Ici, dans ce film qui aborde le sexualité de manière subtile, cela n'est pas le cas : les (nouveaux) époux ARDEN partagent un grand lit, dit « français » ou "king size". Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un "Something's got to give" de 37 minutes dans l'émission de télévision "Marilyn MONROE - The final days" et commercialisées en DVD, en France, avec pour titre "Les derniers jours". La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn MONROE (1926-1962), Dean MARTIN (1917-1995) et George CUKOR (1899-1983).

Tags : 1962 - Something's got to give - Lawrence SCHILLER

1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962. 27/01/2016

1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.

1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
1962 / Marilyn lors du tournage de "Something's got to give" ; scène de la piscine, où elle se baigne portant un maillot de bain couleur chair, qu'elle enlèvera au fur et à mesure que le photographe Lawrence SCHILLER la photographiera. / Sur trente jours de tournage, Marilyn n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Kim NOVAK et Shirley MacLAINE ont rejeté l'offre de succéder à Marilyn. Lee REMICK a accepté le rôle d'Ellen et Dean MARTIN s'est ainsi retiré de la production. Comme on allait l'accuser de faire perdre leur place de travail à une centaine de personnes et comme elle pressentait une menace sur sa carrière, Marilyn a lancé une campagne de relations publiques au travers d'interviews dans de nombreux magazines et de nouvelles photos et, à la suite de ce fort impact, la Fox lui a proposé une renégociation du contrat afin de pouvoir finaliser le film. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.

Tags : 1962 - Lawrence SCHILLER - Something's got to give

1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice. Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier. Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé. 29/02/2016

1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.
1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.
1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.
1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.
1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.
1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.
1962 / Marilyn en pause, notamment dans sa loge avec Paula STRASBERG lors du tournage du film "Something's got to give" (Certaines photos signées Lawrence SCHILLER) / La naissance même du film n’a rien du rêve hollywoodien. Marilyn, en contrat avec la 20th Century Fox, n’a pas tourné avec les studios depuis deux ans et leur doit encore un film. La Fox est au bord de la faillite avec les retards et dépassements du tournage titanesque de "Cléopâtre" de Joseph L. MANKIEWICZ à Rome. Un film avec Marilyn en tête d’affiche apparaît comme la solution idéale pour renflouer des caisses qui se vident dangereusement. Le choix se porte alors sur le remake d’un film de 1940 : "My Favorite Wife" de Gardon KANIN avec Irene DUNNE et Cary GRANT. Comme souvent à Hollywood, le choix du réalisateur n’intervient qu’après celui de l’histoire et de l’acteur principal. Marilyn soumet en 1961 à la Fox une liste de dix réalisateurs avec lesquels elle accepterait de tourner, parmi lesquels : WILDER, KAZAN, HUSTON, FORD, MANKIEWICZ, HITCHCOCK… Le choix se portera sur George CUKOR, avec qui l’actrice a déjà tourné "Le Milliardaire" (1960). Ce précédent tournage s’étant assez mal déroulé, CUKOR est plus que réticent. Mais une menace de procès pour rupture de contrat et un beau salaire sauront convaincre le réalisateur. Reste à achever le scénario, source de toutes les tensions, Marilyn ayant trouvé la première ébauche « insipide ». Elle approuve la version de Nunnally JOHNSON, que refuse CUKOR qui adjoint Walter BERNSTEIN au projet. Le retard s’accumulant, le tournage commence avant la fin de l’écriture du scénario et sa validation par toutes les parties. Il débute en mai pour une sortie du film à l’automne. Dean MARTIN et Cyd CHARISSE complètent la distribution pour ce film au casting quatre étoiles. On connaît la suite : l’actrice malade constamment absente, le planning de tournage sans cesse revu, le retard qui s’accumule… Au bout de huit semaines, il s’interrompt et l’actrice est renvoyée par la Fox. Commence alors une valse surréaliste de procès : la Fox contre Marilyn, la Fox contre Dean MARTIN (il refuse de jouer avec une autre que Marilyn), Dean MARTIN contre la Fox, Cyd CHARISSE contre Dean MARTIN (elle l’attaque pour manque à gagner)… Mais tout finit bien ou presque : Marilyn est réembauchée par la Fox avec une rallonge pour ce film (contrairement à ce qu’on peut imaginer, son contrat est loin d’être aussi avantageux qu’il pourrait l’être pour une star de son rang) et CUKOR est remplacé par Jean NEGULESCO ("Comment épouser un millionnaire", 1953 ). Début août 1962, Marilyn est retrouvée morte chez elle. Fin de l’histoire et disparition de "Something’s got to give". Cinq cent minutes de rushes avaient été tournées. Quasiment toutes les scènes sans Marilyn et quelques unes avec elle. Quelques images du tournage sont par la suite devenues extrêmement célèbre : Marilyn retrouvant ses enfants et surtout l’actrice se baignant nue dans la piscine, petit scandale à l’époque qui aurait permis au film de bénéficier d’une intense publicité lors de sa sortie. En 1999, les rushes retrouvés ont été restaurés puis montés à partir des archives du film et du scénario, en essayant de rester le plus proche de la vision de CUKOR. C’est donc aujourd’hui un petit tiers de ce qu’aurait pu être le film que peut découvrir le spectateur. / SYNOPSIS / "Something’s got to give" s’ouvre dans un tribunal. Face à un juge psychorigide, Dean MARTIN vient faire constater légalement la disparition de sa femme, Ellen, dans un naufrage il y a plus de cinq années afin de se remarier avec Cyd CHARISSE, grande bourgeoise névrosée tirée à quatre épingles. Pendant leur voyage de noce, la morte reparaît, revient dans la maison familiale et retrouve ses enfants. Sans dévoiler son identité, elle se fait embaucher comme nurse. Le retour des nouveaux mariés sera donc le sujet de nombreux quiproquos. Au vu d’un tel sujet, on pourrait s’attendre à un traitement dramatique dans le style des premiers films de MANKIEWICZ par exemple. Mais avec CUKOR et Marilyn, c’est la comédie qui s’amène au sein d’une villa somptueuse baignée d’une intense lumière qui joue sur les contrastes entre l’extrême clarté des sols et des murs sur lesquels se détachent violemment quelques tâches de couleurs (l’herbe, la piscine, le palmier, les acteurs…), le tout servi par des acteurs formidables (Cyd CHARISSE est grandiose dans la caricature de la bourgeoise hyperactive pendue à son psy). On y découvre une Marilyn comme on ne l’avait encore jamais vue. Moins ingénue, elle joue une femme plus âgée, plus proche de son âge réel (elle fête ses trente-six ans durant le tournage) et pour la première fois à l’écran mère de deux enfants. Une actrice différente des quelques rôles dramatiques qu’elle a pu interpréter jusqu’alors ("Rivière sans retour", "Les Désaxés"). Plus émotionnelle notamment dans ce qui apparaît comme le sommet de ce court film : la scène de retrouvailles avec les enfants. Ellen pénètre dans le jardin de son ancienne demeure et voit ses enfants jouer dans la piscine. Rien n’est dit. Alors qu’on connaissait le talent de Marilyn pour le comique de geste (le comique de ses films vient tout autant de l’excellence du scénario et des dialogues que de l’extrême précision de ses gestes), tout passe ici par le regard de l’actrice en gros plan. C’est l’un des rares du film, car d’une grande fatigue, Marilyn exigeait des plans plus éloignés. Si le reste du film donne de l’actrice une image plus convenue – en cela "Something’s got to give" perpétue de manière très classique l’héritage de la comédie des années 1950 –, cette séquence est marquante tant se laissent entrevoir les possibilités inexploitées de l’actrice.  Le personnage d’Ellen va peu à peu envahir la maison, sa propre maison, et parasiter la vie du nouveau couple. Ainsi, lorsqu’ils rentrent de lune de miel, les époux découvrent les deux enfants construisant une cabane dans les palmiers du jardin, cabane qui sonne comme un avertissement pour Dean MARTIN qui voit alors ressurgir sa femme disparue qui fera tout pour le mettre mal-à-l’aise. Présentée comme la nurse suédoise, Marilyn s’en donne à c½ur joie, se met donc à parler avec un fort accent et à transporter les bagages sous l’½il consterné de son mari. Son personnage se mettant en scène, Marilyn joue la surexpressivité, et fait écho à la plupart des rôles qui ont fait son succès : la ravissante idiote, ingénue mais non dénuée d’ironie. Deux femmes s’affrontent au sein de "Something’s got to give" : l’épouse cachée et la comédienne hilarante, deux femmes dont on ne sait jamais si le finale du film parvient à les réconcilier.  Outre une séquence où elle tente d’apaiser la jalousie de son époux, il n’y a qu’une autre scène tournée avec Marilyn : celle archiconnue de la piscine. La nuit tombée, alors qu’il s’apprêtait à se coucher avec sa nouvelle femme, Dean MARTIN découvre Ellen s’ébattant nue dans l’immense piscine de la villa. Elle rit, elle nage, elle éclabousse. Dean MARTIN essaie bien de lui dire qu’elle va attraper froid, mais rien n’y fait. Dans une béatitude proche de l’hystérie, Marilyn reprend possession des lieux. La petite histoire veut que l’actrice se soit débarrassée de son maillot couleur chair au bout de la troisième prise pour tourner nue. Triste ironie qui voit Marilyn s’offrir nue dans son dernier film, bouclant ainsi une carrière commencée comme pin-up pour magazines. Il y a trop peu de matière pour déterminer si "Something’s got to give" aurait été un très bon film ou pas. Disons que ce qu’il nous est permis de voir aujourd’hui montre une comédie maîtrisée et charmante, sans pour autant en faire le film le plus intéressant de son réalisateur. Son inachèvement et la légende construite autour de lui font beaucoup pour son attrait. Reste Marilyn, mature pour la première fois à l’écran, à la beauté effarante, la chevelure irradiante, presque blanche. Plus que sa disparition, le film semble au contraire montrer une apparition : celle de facettes non dévoilées de l’actrice et permet de fantasmer, à tort ou à raison, sur ce qu’aurait pu être la suite de la carrière de celle qui restera à jamais la plus grande star de Hollywood. Comme rien ne se perd à Hollywood, mais que tout s’y transforme, surtout quand il s’agit d’or, le film sera repris et remanié pour un nouveau tournage. En 1963 sort donc sur les écrans "Pousse-toi chérie" (c’est quand même moins glamour que « Quelque chose va craquer »), réalisé par Michaël GORDON avec James GARNER et Doris DAY. Définitivement, un petit bout de rêve américain s’en est allé.

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Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON. 09/04/2016

Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.

Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.
Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.
Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.
Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.
Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.
Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.
Mai 1962 / Marilyn lors du tournage du film "Something's got to give" (Photos signées Lawrence SCHILLER) / A PROPOS : En mai 1962 il fut chargé, avec son collègue William WOODFIELD, par "Paris-Match", de couvrir le tournage de « Something's got to give ». Le 28 mai 1962 ils étaient à la Fox quand Marilyn tourna la scène de la piscine ; à un certain moment, soit sur l'ordre du réalisateur George CUKOR, soit de son propre gré, Marilyn ôta son maillot de bain couleur chair et posa nue pour les photographes pendant près d'une heure, dans la piscine et en dehors. D'ordinaire soucieuse de savoir quelles photos allaient être publiées ou non, elle donna cette fois ci son accord à SCHILLER pour la commercialisation des clichés. Il savait parfaitement ce qu'il avait entre les mains et persuada Jimmy MITCHELL, le photographe qui les accompagnait, de se défaire de ses négatifs pour la somme de 10 000 $. Ainsi, avec WOODFIELD ils eurent l'exclusivité des derniers nus de Marilyn, les premiers depuis 13 ans. Il vendit les photos aux magazines de 32 pays; aux Etats-Unis elles furent achetées par "Playboy" ; au début il réussit à persuader Marilyn de poser pour d'autres photos, pour la première et la quatrième de couverture du magazine, mais elle rompit ensuite son engagement. Il lui rendit visite le 4 août 1962 dans la journée, pour discuter des photos qu'elle approuvait. Quatre jours plus tard, il assistait à son enterrement et fut un des rares photographes qui purent s'approcher suffisamment pour prendre des clichés. Il fut présent lors de ses funérailles, le 8 août 1962. Pour marquer le dixième anniversaire de sa mort, SCHILLER organisa une exposition ambulante de  photos de Marilyn prises par quinze grands photographes. Dans une des villes de la tournée, un nu au cadre doré de Tom KELLEY (le fameux calendrier) et une demi-douzaine d'autres photos originales furent volées. Un livre accompagnait l'exposition, et il demanda à Norman MAILER de rédiger le texte d'une anthologie de photos de Marilyn. La synthèse des deux (un choix des meilleures photos de Marilyn et la biographie semi-romancée de MAILER) connut un immense succès. En 1980 il produisit « Marilyn : the untold story » (New York : "Gosset and Dunlap publishers", 1973), adaptation de la biographie de MAILER parue en 1973. Parmi ses autres exploits médiatiques, on compte la dernière interview de Jack RUBY, l'interview exclusive d'un membre de la famille de Charles MANSON (affaire Sharon TATE), la corédaction des mémoires d'O.J SIMPSON.

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1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film. 14/04/2016

1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.

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1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. / Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966. 20/04/2016

1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.

1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.

Tags : Gala charité STRASBERG - Bus stop - The misfits - Let's make love - Some like it hot - Something's got to give - 1961 - 1956 - 1960 - 1958 - 1962 - 1959 - Paula STRASBERG - Agnes FLANAGAN - Lawrence SCHILLER - Funérailles Marilyn - Lee STRASBERG

1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962. Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe chez Doubleday (20 $). 23/05/2016

1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).

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