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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give". 01/06/2017

1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".
1er Juin 1962 / Aujourd'hui Marilyn fêterait ses 91ans ! Marilyn fête son 36ème anniversaire sur le plateau de tournage du film "Something's got to give".

Tags : 36ème anniversaire Marilyn - 1962 - Something's got to give - Lawrence SCHILLER

1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give". 27/04/2017

1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".

1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".
1962 / Marilyn et Dean MARTIN lors des répétitions d'une scène du film inachevé "Something's got to give".

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1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give". 12/04/2017

1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".

1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".
1962 / Marilyn en peignoir lors du tournage d'une scène du film "Something's got to give".

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23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give". 30/01/2017

23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".
23 Mai 1962 / Répétitions de la scène de la piscine pour le film "Something's got to give".

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1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give". 29/10/2016

1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".
1962 / LES RARES de Marilyn, se baignant dans la piscine, pour une scène du film "Something's got to give".

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1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON). 29/06/2016

1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).
1960 / Les rares de Marilyn lors du tournage du film "Let's make love" (pour la plupart, les photos sont signées John BRYSON).

Tags : 1960 - Arthur MILLER - John BRYSON - Let's make love - Lawrence SCHILLER

1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood. 21/06/2016

1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.
1er Juin 1962 / (PART III) Une petite fête est organisée lors du tournage du film "Something's got to give", en l'occasion du 36ème anniversaire de Marilyn. Les acteurs du films, les techniciens ainsi que George CUKOR, le réalisateur, étaient de la partie. Marilyn recevra alors plusieurs petits présents, dont un taureau en bronze, qui ornera sa table de salon dans sa nouvelle villa de Brentwood.

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1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962. Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe chez Doubleday (20 $). 23/05/2016

1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).
1962 / "MARILYN AND ME", LAWRENCE SCHILLER / En posant nue dans la piscine de "Something's Got to Give" , son dernier film inachevé, la star platine rendit célèbre le jeune Larry SCHILLER. Rencontre et souvenirs à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 5 août 1962.  Photographe, cinéaste, producteur, écrivain, conteur de la mémoire du cinéma, Larry SCHILLER est aujourd'hui un vieux pro de Hollywood. Cet homme rond, assuré et très direct, parle sans les embellir de ses deux rencontres successives avec Marilyn, blonde icône, vulnérable mais aussi volontaire et tenace. Ses photos d'elle nue sortant de la piscine de son tout dernier film sont devenues légendaires. / Retour sur images. / LE FIGARO. - Comment êtes-vous devenu le dernier photographe  de Marilyn ? / Larry SCHILLER. - J'étais un jeune photographe fougueux, une boule d'énergie, faisant plein d'erreurs. Je suis né en 1936 à New York, dans le quartier de Brooklyn, mais j'ai grandi à San Diego, en Californie. J'étais photographe car j'avais toujours eu du mal à lire et écrire. J'étais dyslexique. Je suis allé à l'université, mais juste dans les stades pour photographier les sportifs et dans les vestiaires pour photographier les filles ! J'ai fait le portrait de «la fille la mieux habillée d'Amérique» pour "Glamour Magazine", ce genre de trucs que faisaient les jeunes photographes. J'ai vu à cette époque un portrait de Marilyn MONROE en couverture de "Time Magazine". Je me suis dit : «Qui sait ? Peut-être un jour…» Et j'ai continué mon chemin, "The New York Times", "Paris Match", "Life Magazine". En 1960, à 23 ans, je me suis marié en janvier. Trois mois plus tard, "Look Magazine" m'a demandé : «Aimeriez-vous photographier Marilyn MONROE ?» C'était une porte ouverte sur le tournage de "Let's Make Love" ("Le Milliardaire"), de George CUKOR, avec Yves MONTAND. Un rêve ou un cauchemar ? Nous étions trois photographes accrédités sur le plateau de la 20th Century Fox. MONTAND était fantastique, il me renvoyait au Maurice CHEVALIER de mon enfance ! J'ai découvert là qu'il était marié à Simone SIGNORET, grande actrice. J'avais déjà photographié Bette DAVIS, femme géniale devant un objectif, belle ou laide à volonté. Un jour de pose, en plein nouveau divorce, elle s'était assise sur les marches de sa maison et m'avait prévenu : «Larry, vous commencerez à vivre votre vie lorsque vous aurez divorcé deux fois !» J'aimais ces fortes femmes de la pellicule. J'aurais voulu photographier Simone SIGNORET et Anna MAGNANI. Le sort a voulu qu'on m'envoie faire Marilyn MONROE. Première impression ? Marilyn est passée devant moi en justaucorps et bas noirs, prête pour son numéro de danse, m'ignorant superbement. Son agent m'a présenté: «Larry de Look Magazine». Elle s'est éclairée comme un arbre de Noël, pas à cause de moi, à cause de mon journal. «I am Marilyn», m'a-t-elle dit. En fait, j'étais terrorisé. Ce n'était pas mon histoire. Mes confrères étaient bien meilleurs que moi. La peur me faisait dire n'importe quoi. J'ai répondu du tac au tac : «Je suis le grand méchant loup.» Elle a rectifié : «Vous allez l'air trop jeune pour être si méchant !» J'essayais de défendre mes 23 ans et ma jeune carrière. Elle a énuméré tous les films qu'elle avait déjà faits, elle, à 23 ans. Elle avait 33 ans. Sa beauté vous a-t-elle subjugué ? Je n'ai pas pensé qu'elle était belle. La beauté n'est pas mon angle d'attaque ni ma préoccupation en tant que photographe. J'ai pensé que je devais la conquérir. Comme l'Everest. Marilyn est montée dans son dressing room, m'a fait signe de la suivre. Je n'osais pas entrer, je faisais des photos depuis le seuil en me servant du reflet de son miroir. Elle m'a dit : «Vous ne ferez rien de bon comme ça, la lumière n'est pas bonne, je ne vais pas autoriser la publication de ces photos-là. Mettez-vous là, cela marchera mieux.» Je lui ai obéi comme un toutou. Elle a pris spontanément la pose et, en un instant, elle est devenue l'image de l'amour, de la tendresse, du sexe. Elle est devenue ­Marilyn MONROE. Avec le recul, comment jugez-vous cette première rencontre ? J'ai compris là qu'elle en savait plus sur l'art de photographier Marilyn que moi, pourtant photographe professionnel depuis mes 15 ans. Elle savait exactement quoi faire, n'avait rien à apprendre de personne. J'ai vérifié par la suite qu'elle pouvait devenir ce qu'elle choisissait d'être - n'importe qui - en face d'un objectif. Ce qu'elle a fait avec Milton GREENE est complètement différent de ce qu'elle a fait avec Richard AVEDON ou Arnold NEWMAN. C'est André DE DIENES, rencontré en 1945, qui a transformé Norma Jeane en Marilyn MONROE. Il en est l'inventeur, auquel tous les photographes de Marilyn devraient rendre hommage. Bert STERN, lors de la fameuse séance au Bel Air Hotel en 1962, n'a eu qu'à fermer la porte, lui donner un voile, mettre de la musique et servir le Dom Pérignon ! C'est Marilyn qui faisait toujours la photo, toute seule. Avec ses cheveux platine, l'échancrure d'un peignoir, un sourire qui jaillit, une lumière qui la glorifie. Sur le tournage de "Let's Make Love", elle savait que j'étais là, parlait avec MONTAND comme si je n'existais pas et instinctivement composait l'image voulue. Le menton dans la main droite, la belle éclipsait le cavalier contre lequel elle se nichait et roucoulait. J'ai compris qu'il fallait juste que j'intègre son univers pour être là au bon moment, avec le bon appareil, le bon objectif. Plus volontaire que belle ? Exactement. Sa volonté d'être spéciale la rendait plus spéciale que sa stricte beauté, la forme de son visage ou les courbes de son corps. Elle était attentive à tout. En trois jours de plateau, elle a été la seule à avoir jamais remarqué que je ne fermais pas l'½il gauche pour faire le point avec le droit, comme tous les photographes. Elle m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais perdu la vision de l'½il gauche, enfant. Je n'étais pas calculateur alors, je ne polissais ni mes mots ni mes émotions. Je n'ai jamais couché avec elle, je n'en avais même pas le désir, je savais le danger que cela représentait pour ma carrière. Je pensais photographie. La rencontre d'un jeune qui monte et d'une star qui décline, dites-vous. Pourquoi ? Deux ans passèrent. J'ai continué mes reportages, rois et reines, criminels, les funérailles de Clark GABLE pour "Paris Match". Tout le monde en Amérique rendait Marilyn coupable de sa mort, survenue juste après le tournage éprouvant de "The Misfits", de John HUSTON, dans le désert du Nevada. J'étais plus roué, plus au fait du business, de l'intérêt d'une exclusivité pour moi comme pour les studios qui faisaient mousser un film avec une bonne couverture. Marilyn est désormais une personne à problèmes quand je la rejoins en 1962 sur le plateau de "Something's Got to Give" pour "Paris Match". Ses retards sont grandissants. Marilyn est de plus en plus inquiète, de moins en moins productive au regard des studios. Elle veut me voir avant les photos de plateau. Je vais chez elle à Brentwood. Elle me dit : «Pour la scène de la piscine… Et si j'entrais dans l'eau avec un maillot… Et si j'en sortais sans rien ?» Elle m'explique pourquoi elle veut prendre ce risque : «Les studios ne m'aiment pas, ne pensent pas que je suis une bonne actrice, je suis payée 100.000 $ pour ce film et Liz TAYLOR est payée un million de dollars pour "Cléopâtre" !». Sa seule condition : que Liz TAYLOR ne figure pas dans le même magazine qu'elle, nue et en couleurs. ("Tout Marilyn". Lawrence SCHILLER. "Marilyn & Me : A Memoir in Words and Photographs", Taschen (édition Collector, 750 ¤). Petit recueil de ses Mémoires de photographe  chez Doubleday (20 $).

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1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. / Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966. 20/04/2016

1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.

1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.
1954-62 / MENTOR ou COATCH ? PAULA STRASBERG / Date de naissance : 1909, à New York. /  Date de décès : 26 avril 1966, à New York. / Exercice : ancienne actrice, répétitrice et conseillère en art dramatique de Marilyn. Elle possédait une immense collection d'éventails exotiques venus de tous les coins du monde. Elle fut mariée une fois avant d'épouser Lee STRASBERG : Elle fut présentée, avec sa fille Susan, à Marilyn par leur ami commun Sidney SKOLSKY, sur le tournage de « There's no business like show business », pendant l'été 1954. Marilyn connaissait déjà la réputation du mari de Paula, Lee STRASBERG. Elle avoua à Paula qu'elle avait toujours voulu travailler avec lui, en particulier après en avoir entendu des témoignages impressionnants par Marlon BRANDO. Après son déménagement à New York en 1955, Marilyn devint la star la plus célèbre associée à "l'Actors Studio" et un nouveau membre de la famille STRASBERG, qui était, selon Susan, le théâtre de tensions incessantes. Lee avait l'habitude de commander, mais Paula avait un fort caractère et devait reléguer sa propre carrière et ses aspirations au second plan; plus jeune elle avait été l'une des actrices principales du "Group Theater". Susan écrivit que Lee se comportait en père pour Marilyn, et que Paula la maternait et lui procurait les médicaments dont elle avait besoin pour dormir. Début 1956 Paula endossa le rôle tenu jusqu'alors par Natasha LYTESS, de répétitrice et conseillère de Marilyn sur le plateau, à partir de « Bus stop » (1956) jusqu'à son dernier film. Habituellement pour ses rôles Marilyn se préparait en décomposant le scénario scène par scène, puis en travaillant chaque geste et la prononciation de chaque réplique. Davantage que ses professeurs précédents, Paula lui fit travailler la spontanéité, au moins pendant les répétitions. Pour « Bus stop », elles travaillèrent particulièrement dur sur son généreux accent du Sud. Sur le plateau, Paula était omniprésente, avec ses énormes lunettes en écaille et ses cheveux tirés en arrière en chignon. Souffrant de ses pieds trop délicats pour sa corpulence, elle portait toujours des pantoufles de velours. Elle promenait partout un énorme sac plein de choses à grignoter, de comprimés et de sels, au cas où elle s'évanouirait. Paula alla à Londres afin d'assister Marilyn sur « The Prince and the showgirl » (1957), mais fut rapidement renvoyée à New York, le réalisateur Laurence OLIVIER en ayant assez qu'elle sape son autorité. Après que Lee eut plaidé en faveur de Paula, Marilyn fit acte d'autorité et s'assura qu'un nouveau visa fût accordé à Paula et qu'on l'autorisa à revenir. Impopulaire auprès de tous ou presque sur le plateau, et surtout auprès des réalisateurs, elle hérita d'une ribambelle de surnoms. En raison de son insistance à toujours porter du noir, y compris sous la chaleur (38°) du tournage de « The misfits » (1961), elle était connue comme « le baronnet noir ». Cependant Billy WILDER et John HUSTON reconnurent qu'elle les aidait en s'occupant de l'instable Marilyn. Plusieurs biographes accusèrent les STRASBERG d'avoir exploité Marilyn. C'était une véritable aubaine pour eux que la plus grande star de la nation soit devenue élève de "l'Actors Studio", mais en plus de cela, les services de Paula furent généreusement rétribués, voire avec outrance. Lee STRASBERG aurait négocié pour le compte de Paula : quand elle conseillait Marilyn sur le tournage de « Let's make love » (1960), elle touchait un salaire de 3 000 $ par semaine, si bien que le film lui rapporta davantage qu'à Marilyn. Sa rémunération continua de grimper pour atteindre 5 000 $ par semaine sur le tournage de « Something's got to give » dont la moitié était payé par Marilyn. Quand Marilyn quitta la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Arthur MILLER sur le tournage de « The misfits » (1961), elle emménagea dans celle de Paula. Elles devinrent moins proches après le retour de Marilyn à Los Angeles en 1961. Les tensions accumulées laissèrent indubitablement leurs traces sur Paula qui, dit-on, fit une dépression cette année là. Paula retourna à Los Angeles pour conseiller Marilyn pour « Something's got to give », mais quand Marilyn fut renvoyée, elle revint à New York. Le 8 août 1962, Lee et Paula assistèrent à l'enterrement de Marilyn. Paula mourut quatre ans plus tard d'un cancer de la moelle osseuse, en 1966.

Tags : Gala charité STRASBERG - Bus stop - The misfits - Let's make love - Some like it hot - Something's got to give - 1961 - 1956 - 1960 - 1958 - 1962 - 1959 - Paula STRASBERG - Agnes FLANAGAN - Lawrence SCHILLER - Funérailles Marilyn

1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film. 14/04/2016

1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
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1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.
1er Juin 1962 / (PART II) C'est sur le plateau du tournage du film "Something's got to give", que Marilyn fête son 36ème anniversaire ; en effet, toute l'équipe du film lui fait une surprise en achetant un gâteau, du champagne et quelques cadeaux, après une journée de travail tout en conviant également quelques proches tels Eunice MURRAY, sa femme de chambre, le photographe George BARRIS, Henry WEINSTEIN le producteur, George CUKOR le réalisateur, Evelyn MORIARTY sa doublure, Agnes FLANAGAN sa coiffeuse, Allan SNYDER le maquilleur et les acteurs alors présents sur le plateau, comme Wally COX ou encore Dean MARTIN ainsi que les techniciens du film.

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