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Une vie de 36 ans en images ! 31/07/2015

Une vie de 36 ans en images !

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1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER. 01/08/2015

1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.
1962 / Marilyn lors des répétitions de chant pour la soirée d'anniversaire du Président John FITZGERALD KENNEDY, au "Madison Square Garden", accompagnée par Pat NEWCOMB aux côtés du producteur Richard ADLER.

Tags : 1962 - Madison Square Garden - Répétitions anniversaire JFK - Emilio PUCCI - Pat NEWCOMB - Paula STRASBERG - May REIS

1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot" 17/08/2015

1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"
1958 / Photos Richard C MILLER, Marilyn lors du tournage du film "Some like it hot"

Tags : Richard C MILLER - Some like it hot - 1958 - Paula STRASBERG - Allan SNYDER

1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK). 28/08/2015

1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).
1960 / Marilyn et Arthur lors du tournage de "The misfits", Reno, NEVADA. (photos signées Eve ARNOLD, Bruce DAVIDSON, Elliott ERWITT, Dennis STOCK).

Tags : 1960 - The misfits - Eve ARNOLD - Dennis STOCK - Bruce DAVIDSON - Elliott ERWITT - Arthur MILLER - Paula STRASBERG - Agnes FLANAGAN

1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie. 26/09/2015

1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.
1958 / Marilyn en peignoir lors du tournage de "Some like it hot", sur la plage de "l'Hotel Del Coronado", notamment avec sa coach Paula STRASBERG ou de son mari Arthur MILLER ; "L’Hotel Del Coronado" (aussi connu comme "The Del" ou "Hotel Del") est un hôtel situé à Coronado, près de San Diego, en Californie, aux États-Unis. Hôtel de luxe, il jouxte directement la plage et donne sur la baie de San Diego. C'est l'un des rares exemples survivants d'un style d'architecture américaine typique : la station balnéaire victorienne en bois. C'est d'ailleurs l'un des plus anciens bâtiments en bois de Californie. Il est inscrit sur le "National Register of Historic Places" depuis 1977 et est désigné monument historique en Californie.

Tags : 1958 - Some like it hot - Paula STRASBERG - Arthur MILLER

1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser... 20/01/2016

1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...
1960 / Un tournage éprouvant, "The misfits" : photos Elliott ERWITT, Eve ARNOLD et Bruce DAVIDSON / Autour du film ; John HUSTON ne s'attendait pas vraiment aux problèmes qu'il allait rencontrer avec Marilyn. « J'ai tout de suite vu qu'elle n'allait pas bien quand nous avons commencé à tourner, dira-t-il. Elle arrivait très en retard, et, apparemment, prenait des somnifères depuis pas mal de temps... Elle avait un regard bizarre et, les jours passant, semblait aller de plus en plus mal. » HUSTON n'avait revu Marilyn qu'une seule fois, et brièvement, depuis le tournage de "Quand la ville dort" (Asphalt jungle), et ils avaient l'un comme l'autre beaucoup changé. Le cynisme de HUSTON s'était épanoui en un sadisme raffiné, et Marilyn était devenue une actrice accomplie, à qui les avatars de sa vie privée faisaient toucher le fond de la tristesse. Elle n'était plus la même dans "Les Désaxés" (The misfits). La perruque lui enlevait un peu de son aura, et les yeux lourdement cernés par le maquillage qui masquait en partie le « regard bizarre » étaient peut-être ceux de la jeune divorcée de Reno, mais l'ensemble ne ressemblait plus tout à fait à Marilyn — celle de "Sept ans de réflexion", "Bus Stop", et "Certains l'aiment chaud". / La fatigue, la souffrance et les déceptions avaient laissé leur marque. Elle avait perdu un peu de son éclat, même si les photographes et les journalistes qui se succédaient sur le plateau de façon ininterrompue ne s'en apercevaient pas encore. Alice McIINTYRE, du magazine "Esquire", trouva Marilyn « d'une stupéfiante beauté ». Le photographe Henri CARTIER BRESSON vit dans sa beauté radieuse « une illustration mythique de ce que nous appelons en France la femme éternelle ». Une photographe, toutefois, ne trouva peut-être pas si éternelle cette femme : Inge MORATH, la photographe de "Magnum", qui était arrivée avec CARTIER BRESSON et resta sur place pour devenir la prochaine Mrs. MILLER. / Marilyn allait devoir se plier à un plan de tournage chargé et très rigoureux, avec six heures de prises de vues par jour dans la chaleur intense du désert, alors qu'elle arrivait physiquement épuisée et moralement atteinte par les déceptions qu'elle venait d'éprouver de la part des trois hommes qui comptaient le plus dans sa vie : MONTAND lui avait joué la Grande Évasion, JFK avait abusé de sa naïveté et MILLER, pensait-elle, s'était servi d'elle. Elle souffrait en outre d'une douleur persistante au côté gauche, et avait des crises de vomissements. Mais la production des "Désaxés" était lancée, et rien ne devait l'arrêter. Tout délai supplémentaire, l'avait-on prévenue, risquait de leur faire perdre GABLE et HUSTON, qui avaient d'autres engagements. Elle arriva avec un sac plein de médicaments contre la douleur. Mais la souffrance qu'elle allait endurer pour tourner "Les Désaxés" était de celles qu'aucun médicament ne peut apaiser...

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13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie ! 24/01/2016

13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !
13 Mars 1961 / Marilyn est conviée à un gala de charité organisé à la "Roseland Dance City" par Paula et Lee STRASBERG. Lors de la soirée, Marilyn lègue son vison dont les bénéfices de la vente aux enchères ont été reversés à l'association de l'Actors Studio ; Lors de la soirée Marilyn s'ennuie !

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1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)). 01/02/2016

1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).

1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).
1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).
1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).
1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).
1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).
1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).
1960 / Jeans et bottes pour Marilyn lors du tournage d'une scène du film "The misfits". / Arthur MILLER évoque le tournage du film / “Le tournage en était arrivé au point mort. À quoi bon transporter des dizaines de techniciens à travers la montagne jusqu’au lac Salé, alors qu’on ne savait abolument pas si l’on travaillerait ou non ? Nous étions en pleine crise. Quoi que Lee STRASBERG ait pu lui dire, cela n’avait apparemment eu aucun effet sur Marilyn, et maintenant il était reparti pour New York. Je montai alors voir Paula (épouse de Lee STRASBERG, et répétitrice de Marilyn). Elle me fit entrer dans son salon, un doigt sur les lèvres, puis s’avança vers la chambre à coucher, où je la suivis. Marilyn était assise dans le lit. Un médecin palpait son poignet, cherchant une veine pour lui faire une injection d’Amytal. Mon estomac se retourna. Elle me vit et me cria de sortir. Je parvins à demander au médecin s’il savait quelle quantité de barbituriques ou autres médicaments elle avait déjà incurgitée, et il me regarda d’un air désemparé, il n’était qu’un jeune homme effrayé qui voulait seulement faire sa piqûre, partir et ne jamais revenir... Une seule chose était certaine. Marilyn devait terminer le film. Échouer confirmerait la pire de ses angoisses, la peur de perdre le contrôle de sa vie, de passer sous la vague de fond d’un terrible passé. Elle dormait. Une fois de plus, je regrettai de ne pas savoir prier et de ne pouvoir invoquer l’image de celui qui ne connaît que l’amour. Mais pour cela aussi, il était trop tard. HUSTON prit le taureau par les cornes et organisa le transport de Marilyn dans un hôpital privé de Los Angeles où elle se déshabituerait des barbituriques avec le secours de son analyste. Dix jours après, elle était de retour - son incroyable résistance me paraissait maintenant presque héroïque -, l’air merveilleusement maîtresse d’elle-même, quoique ses yeux n’eussent pas encore recouvré leur brillant. Cela aussi reviendrait sans doute, à condition qu’elle ne touche plus aux somnifères. Des journées de travail assidu se succédaient dorénavant, et nous nous parlions à nouveau. Sans le dire explicitement, nous savions tous deux que nous étions effectivement séparés et je pensais qu’elle avait été libérée d’un poids, et de cela, en tous cas, je me réjouissais. La dernière prise correspondait à la scène de dénouement du film. GABLE était supposé regarder Marilyn avec des yeux que l’amour envahissait de plus en plus. «Coupez ! Excellent ! Merci Clark, merci Marilyn !» HUSTON parlait désormais sur le ton d’un homme d’affaires, repoussant tout coup d’oeil sentimental en arrière. Je demandais à GABLE s’il pensait avoir mis suffisamment d’expression dans la dernière prise. Cela le surprit. «Il faut que vous regardez les yeux. C’est là-haut que se passe le jeu, au cinéma.» Il dessina un rectangle autour de ses yeux, «Vous ne pouvez pas en faire trop parce que c’est multiplié par cent, sur l’écran.» Ensuite, au moment de se dire au revoir, il m’avoua qu’il avait regardé un prémontage la nuit précédente, et qu’il pensait avoir tourné, avec "The Misfits", le meilleur film de sa vie. Un de ses amis l’attendait, qui devait le conduire dans le nord pour passer une semaine à pêcher et à chasser. Quatre jours plus tard, il mourut brutalement d’une crise cardiaque.” (Extraits de “Au fil du temps” d’Arthur MILLER ( Éditions Grasset)).

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24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie. 06/02/2016

24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.

24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.
24 Février 1960 / Une conférence de presse est organisée dans un salon du "Mapes Hotel", à Reno dans le Nevada, lieu de tournage du film "The Misfits". Un cocktail et des séances de poses devant les photographes ont lieu, avec l'équipe du film: Marilyn, Clark GABLE, Montgomery CLIFT, Thelma RITTER, Arthur MILLER, John HUSTON, Frank TAYLOR (le producteur du film). Des photographes de "l'agence Magnum" sont présents, tels que Inge MORATH, Bruce DAVIDSON et Henri CARTIER-BRESSON. Paula STRASBERG était aussi de la partie.

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1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot". 10/02/2016

1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".
1958 / Marilyn, Arthur MILLER, Paula STRASBERG, Tony CURTIS, Jack LEMMON ou encore Billy WILDER lors du tournage du film "Some like it hot".

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1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau… 20/02/2016

1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…
1960 / TESTS COIFFURES pour le film "The misfits" / LES CHEVEUX DE MARILYN, L'HISTOIRE D'UN PUR CALVAIRE / La saga capillaire de Marilyn débute alors qu’elle n’était qu’une jeune mannequin : en 1946, travaillant pour l’agence "Blue Book Modeling", elle participe à un casting pour une publicité de shampooing "Rayve". La photographe la trouve à son goût mais souhaite qu’elle se raidisse les cheveux « qui prennent mieux la lumière en pellicule couleur« . Sur sa fiche signalétique de l’agence, est inscrit « Medium blonde : too much curled and unruly, discoloring and perm recommended. » (« Blond moyen : trop de boucles indisciplinées, décoloration et permanente recommandées« ). La coiffeuse Sylvia BARNHART qualifiera, elle, sa chevelure de « frisée marron terne », au Salon "Franck & Joseph" vers lequel on l’adresse, sur Wilshire Boulevard. Un établissement à la mode et côté à l’époque, fréquenté par de nombreuses stars, de Rita HAYWORTH à Ingrid BERGMAN. Un premier défrisage Ce processus de défrisage entraîne une première décoloration tendant vers le roux, ce que la jeune-femme apprécie. Elle demande alors à l’accentuer pour l’éclaircir davantage, « fair« . Enfant, Marilyn précisera qu’elle était blond platine et qu’on la surnommait alors « tête d’étoupe », elle rêvait alors de cheveux blonds dorés. Jusqu’à ce qu’elle découvre le blond platine de la magnifique Jean HARLOW. Il lui faudra alors 3 ans de tests et d’ajustements pour « fabriquer » la Marilyn emblématique que l’on connaît. Du blond vénitien aux blond doré, blond cendré jusqu’au blond champagne… Mais quelle était la nature des cheveux de l’héroïne des Hommes préfèrent les blondes ? Sa coiffeuse Gladys RASMUSSEN dévoilera à leur sujet : « Les cheveux de Marilyn posent plusieurs problèmes : ils sont très fins et difficiles à travailler. Trop gras pour ne pas être lavés tous les jours et spontanément si frisés que je dois les lisser très soigneusement à la moindre occasion. Quant à la recette de son blond platine, elle est due au mélange d’une teinte « argent étincelant » et d’eau oxygénée à 20 volumes. Plus un rinçage secret de ma composition pour éviter l’effet jaunâtre. » (pour la petite histoire Miss MONROE fera aussi subir le même traitement à son « intimité » pour « être blonde de partout ! »). Si les traitements chimiques maltraitent encore de nos jours les cheveux, dans les années 40 ils étaient redoutables ! Loin de la camomille ou de la fiente de pigeon qu’affectionnaient jadis les romaines pour l’ammoniaque qu’elles recélaient : c’est l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) qui est l’ingrédient majeur. La décoloration fatale Préparée à partir d’une solution d’acide sulfurique diluée à pas moins de 30% par les professionnels qui cherchent l’efficacité, sans être conscients de ses effets désastreux à long terme (dose actuellement recommandée : 0,5%), elle pénètre l’intérieur des cheveux dont elle dissout la mélanine, le pigment qui donne sa carnation aux cheveux et à la peau. Une torture infligée aux cheveux tous les 3 à 4 jours (tous les 5-6 jours à l’heure actuelle) puisque des retouches aux racines devaient être réalisées régulièrement. Au somment de sa carrière, la décoloratrice personnelle de Marilyn faisait ainsi le déplacement en avion de San Diego à Los Angeles, tous frais payés, pour cette mission hautement stratégique ! Et même si on tentait de soigner les cheveux comme on le pouvait, à coup d’emplâtres à la moelle de boeuf ou d’huiles ultra grasses, cela n’empêchait pas le cuir-chevelu d’être littéralement brûlé, et de détruire le cheveu jusqu’au coeur de sa fibre. Un cocktail chimique décapant ! D’autres réactifs, tels les persulfates de sodium, potassium, baryum, magnésium, paraphénylène, paratoluène, les nitrates, thioglycolates d’ammonium, aminophénols, et bien d’autres substances chimiques barbares, désormais considérées comme aussi dangereuses pour la peau que pour les poumons (provoquant asthme, allergies et eczéma, maladies professionnelles reconnues des coiffeurs) sont tout autant utilisés. Il est probable que Marilyn y ait eu aussi recours, elle qui s’amusait « qu’à Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. » Mais ici ne s’arrête pas l’épreuve : en effet à la suite de la décoloration, il faut recolorer au risque de se retrouver avec un « jaune pisseux ». Et pour cela on use de shampooings, crèmes, poudres, huiles, émulsions ou lotions plus ou moins poisseuses, à base de polymères aquasolubles à divers degrés de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée à 20 volumes donne une décoloration et une teinture intenses, quand un shampooing ou un gel contenant une eau oxygénée à 10 volumes n’apportera qu’une nuance ténue et éphémère. Le rinçage teinté pratiqué par Gladys RASMUSSEN, remplace en surface les pigments désintégrés à l’intérieur des fibres. A noter que les ratages étaient assez fréquents, entraînant des têtes mauve ou orange… Prudente, l’actrice ne se séparait d’ailleurs jamais d’une poudre blanchissante de "Max Factor", marque professionnelle fournisseur des studios, pour camoufler d’éventuelles repousses ou dérapages accidentels. Des cheveux détruits par le défrisage Parallèlement au supplice chimique de la (dé)coloration, Marilyn subit aussi jusqu’à la fin de ses jours, un raidissement à l’hydroxide de sodium, mieux connu sous le nom de soude caustique (la même qu’on utilise pour déboucher les canalisations !). Ce produit très alcalin casse la structure naturelle de la kératine (le composant principal de la peau et des poils) pour rendre la chevelure malléable jusqu’à la raideur voulue. Les conséquences en étaient très dommageables : cuir-chevelu en feu et des cheveux en botte de foin, d’une sécheresse mortelle aux écailles hérissées incapables de retenir la moindre hydratation interne. Cassée à tous les niveaux, y compris à la base, la masse capillaire de Marilyn diminue sensiblement. La parade ? Choucrouter à fond et mettre en plis pour donner l’illusion d’un volume, le tout fixé avec force laque vinyle (tout autant nocive pour le (peu de) cheveux restants !). Parmi les autres calvaires infligés à ses cheveux, Marilyn aura aussi procédé à une épilation à l’électroyse de son implantation en pointe sur le front (appelée « pic de la veuve ») qui ne convenait pas aux studios. Enfin, sa coiffure a aussi évolué au fil du temps. Passant de boucles crantées style pin-up à ses débuts avec une mèche derrière laquelle se cache le regard « coquin », elle dégagera progressivement son front de sorte que son visage prenne mieux la lumière. A sa mort, sa généreuse tignasse d’origine est devenue aussi fine et fragile qu’un nuage ou des cheveux d’ange. Comme si elle commençait à s’effacer, à l’image de Marilyn elle-même. C’est ainsi que dans son dernier film achevé, « Les désaxés » (« The misfits »), elle portait une perruque tant ses cheveux étaient abîmés. Accessoire cache-misère qui l’accompagnera jusqu’au tombeau…

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