7 Janvier 1955 / Milton GREENE réunit une conférence de presse avec quatre-vingt journalistes, quelques amis et plusieurs partenaires potentiels chez Frank DELANEY, un de ses avocats (les avocats Frank DELANEY, Irving STEIN et Lloyd WRIGHT travaillèrent avec Milton GREENE à la création des "Marilyn MONROE Productions"), sur la 64ème rue. Marilyn n'avait pas été vue en public depuis plus de trois semaines, et la curiosité des journalistes était à son comble. Les journalistes Dorothy KILGALLEN et Walter WINCHELL, hostiles à Marilyn, furent les seuls absents. Elle annonça elle-même officiellement la création de la maison de production "Marilyn MONROE Productions", dont elle était présidente avec 51 % du capital, et Milton GREENE le vice-président avec 49 % du capital. Lorsqu'on lui demanda comment elle entend concilier cela avec la Fox, DELANEY répondit qu'elle n'était plus sous contrat avec la Fox et qu'elle envisageait de travailler pour la télévision. La Fox convoquera une conférence de presse et annoncera que Marilyn était bel et bien encore sous contrat avec le studio et qu'elle leur devait encore quatre ans. A la réception qui suivit l'annonce de la création de sa maison de production, elle était vêtue d'une robe de satin blanc et d'un manteau d'hermine (crées par le couturier Norman NORELL) et portait des boucles d'oreilles de chez "Van Cleef & Arpels", les premiers véritables diamants qu'elle porta. A cette soirée assistèrent entre autres Elsa MAXWELL, le dramaturge Sidney KINGSLEY, le compositeur Richard RODGERS (ami de Milton GREENE), Janet LEIGH et Tony CURTIS, et Marlène DIETRICH, qui proposa à Marilyn de passer chez elle, sur Park Avenue, plus tard dans la soirée, pour prendre un verre. Marilyn fêta l'événement le soir, avec les GREENE au "Copacabana Club", un night-club où se produisait Frank SINATRA. Celui-ci les emmena dîner au « Club 21 ». Ils passèrent ensuite chez Marlène DIETRICH. Frank DELANEY, en annonçant que Marilyn n'était plus sous contrat avec la Fox, n'avait évidemment pas parlé à la légère. Il avait calculé avec soin le nombre de jours de mise à pied dont Marilyn avait été l'objet depuis le début de 1954, de même qu'il avait vérifié la date à laquelle la Fox était tenue de renouveler son contrat pour « There's no business like show business » et pour « The seven year itch». En tardant à renouveler la signature du contrat et à mettre par écrit la promesse verbale d'une prime de 100 000 $ pour « The seven year itch», le studio s'était légalement mis dans ses torts. DELANEY mit aussi en avant le fait qu'il semblait légalement impossible que Charles FELDMAN soit l'agent de Marilyn et le producteur du film (« The seven year itch») sans qu'il y ait eu consentement préalable de Marilyn. Légalement, ce dernier point qui n'avait fait l'objet d'aucun document écrit, faisait de « The seven year itch», une production à part. C'est pourquoi DELANEY n'avait pas tort lorsqu'il disait que la production de « The seven year itch » mettait un terme au contrat de 1951 entre Marilyn et la Fox. Comme il fallait s'y attendre, il y eut une levée de boucliers à la fois de la part de la Fox et de Milton GREENE. Les studios commencèrent par menacer Marilyn d'une mise à pied. Vaine menace, car dans la mesure où le tournage de « The seven year itch » n'était pas officiellement terminé et que la production avait encore besoin de Marilyn pour les dernières prises qui devaient avoir lieu en janvier à Hollywood, cette dernière continuait à percevoir son cachet hebdomadaire. La Fox annonça aussi qu'elle était décidée à prendre d'autres sanctions si Marilyn ne se présentait pas pour le tournage de son prochain film « How to be very, very popular », dans lequel elle était censée jouer une strip-teaseuse, ce qu'elle n'avait nullement l'intention de faire.

7 Janvier 1955 / Milton GREENE réunit une conférence de presse avec quatre-vingt journalistes, quelques amis et  plusieurs partenaires potentiels chez Frank DELANEY, un de ses avocats (les avocats Frank DELANEY, Irving STEIN et Lloyd WRIGHT travaillèrent avec Milton GREENE à la création des "Marilyn MONROE Productions"), sur la 64ème rue. Marilyn n'avait pas été vue en public depuis plus de trois semaines, et la curiosité des journalistes était à son comble. Les journalistes Dorothy KILGALLEN et Walter WINCHELL, hostiles à Marilyn, furent les seuls absents. Elle annonça elle-même officiellement la création de la maison de production "Marilyn MONROE Productions", dont elle était présidente avec 51 % du capital, et Milton GREENE le vice-président avec 49 % du capital. Lorsqu’on lui demanda comment elle entend concilier cela avec la Fox, DELANEY répondit qu’elle n’était plus sous contrat avec la Fox et qu'elle envisageait de travailler pour la télévision. La Fox convoquera une conférence de presse et annoncera que Marilyn était bel et bien encore sous contrat avec le studio et qu’elle leur devait encore quatre ans. A la réception qui suivit l'annonce de la création de sa maison de production, elle était vêtue d’une robe de satin blanc et d’un manteau d’hermine (crées par le couturier Norman NORELL) et portait des boucles d'oreilles de chez "Van Cleef & Arpels", les  premiers véritables diamants qu'elle porta. A cette soirée assistèrent entre autres Elsa MAXWELL, le dramaturge Sidney KINGSLEY, le  compositeur Richard RODGERS (ami de Milton GREENE), Janet LEIGH et Tony CURTIS, et Marlène DIETRICH, qui proposa à Marilyn de passer chez elle, sur Park Avenue, plus tard dans la soirée, pour prendre un verre. Marilyn fêta l’événement le soir, avec les GREENE au "Copacabana Club", un night-club où se produisait Frank SINATRA. Celui-ci les emmena dîner au « Club  21 ». Ils passèrent ensuite chez Marlène DIETRICH. Frank DELANEY, en annonçant que Marilyn n’était plus sous contrat avec la Fox, n’avait évidemment pas parlé à la légère. Il avait calculé avec soin le nombre de jours de mise à pied dont Marilyn avait été l’objet depuis le début de 1954, de même qu’il avait vérifié la date à laquelle la Fox était tenue de renouveler son contrat pour « There's no business like show business » et pour « The seven year itch». En tardant à renouveler la signature du contrat et à mettre par écrit la promesse verbale d’une prime de 100 000 $ pour « The seven year itch», le studio s’était légalement mis dans ses torts. DELANEY mit aussi en avant le fait qu’il semblait légalement impossible que Charles FELDMAN soit l’agent de Marilyn et le producteur du film (« The seven year itch») sans qu’il y ait eu consentement préalable de Marilyn. Légalement, ce dernier point qui n’avait fait l’objet d’aucun document écrit, faisait de  « The seven year itch», une production à part. C’est pourquoi DELANEY n’avait pas tort lorsqu’il disait que la production de « The seven year itch » mettait un terme au contrat de 1951 entre Marilyn et la Fox. Comme il fallait s’y attendre, il y eut une levée de boucliers à la fois de la part de la Fox et de Milton GREENE. Les studios commencèrent par menacer Marilyn d’une mise à pied. Vaine menace, car dans la mesure où le tournage de « The seven year itch » n’était pas officiellement terminé et que la production avait encore besoin de Marilyn pour les dernières prises qui devaient avoir lieu en janvier à Hollywood, cette dernière continuait à percevoir son cachet hebdomadaire. La Fox annonça aussi qu’elle était décidée à prendre d’autres sanctions si Marilyn ne se présentait pas pour le tournage de son prochain film « How to be very, very popular », dans lequel elle était censée jouer une strip-teaseuse, ce qu’elle n’avait nullement l’intention de faire.