"AFTER THE FALL".

"AFTER THE FALL".
"AFTER THE FALL".
"AFTER THE FALL".
"AFTER THE FALL".
"AFTER THE FALL".
"AFTER THE FALL".
"AFTER THE FALL".
Comme bon nombre d'intellectuels, Arthur MILLER n'est pas toujours d'une grande sagacité dès qu'il est question de femmes. Lorsque sa pièce "After the Fall" ("Après la chute") fut présentée à Broadway en 1964, beaucoup de spectateurs la trouvèrent choquante. Ils ne parvenaient pas à comprendre comment un auteur de théâtre connu pour sa conscience inébranlable et pour les principes élevés qu'il professe avait pu dépeindre aussi durement son ex-épouse. Marilyn MONROE n'était plus de ce monde pour protester contre le personnage de Maggie, une chanteuse populaire accro aux médicaments qui tyrannise son mari par ses exigences implacables.

Ce portrait à peine voilé paraissait peu digne de MILLER, un homme longtemps considéré non seulement comme un grand dramaturge mais aussi comme un exemple moral, la garantie vivante que l'intégrité n'avait pas disparu de l'entreprise littéraire. Son Willy LOMAN, le malheureux protagoniste de "Mort d'un commis voyageur", demeure l'un des losers les plus touchants de l'histoire du théâtre. Et les mérites de MILLER ne se limitent pas au domaine de l'écriture. En 1956, convoqué devant la Commission des activités antiaméricaines du sénateur McCARTHY, il refusa de livrer le moindre nom de sympathisant communiste, risquant ainsi la prison et devenant du jour au lendemain un héros de la gauche américaine.
Et pourtant, dix-huit mois à peine après l'overdose fatale de Marilyn, il livrait en place publique les angoisses les plus intimes de la star. Les défenseurs de Marilyn insistèrent sur le fait qu'elle s'était sincèrement efforcée d'être une bonne épouse et qu'elle était loin d'être le monstre d'égoïsme dépeint par MILLER. Où était passée sa gentillesse ? s'étonnèrent ses amis. Sa douceur ? Son idéalisme ? Elle avait admiré son mari, s'était tournée vers lui pour acquérir une respectabilité intellectuelle, et le public les avait trouvés adorables. Comme, plus tard, les KENNEDY à la Maison-Blanche, ils formaient un couple presque royal.
"Après la chute" a été décrite comme la pièce de MILLER la plus transparente sur le plan autobiographique. Mais, dans ce domaine, elle devrait bientôt se heurter à une sérieuse concurrence. La nouvelle pièce de MILLER, "Finishing the Picture", qu'on verra pour la première fois au "Goodman Theatre" de Chicago sous la direction de Robert FALLS, devrait en effet susciter à son tour la controverse. La pièce se déroule au début des années 1960, à un moment particulièrement tendu du tournage des "Misfits" ("Les Désaxés"), un western mélancolique et cérébral que MILLER avait conçu pour mettre en valeur Marilyn. On dit souvent que c'est sa meilleure interprétation, probablement parce qu'elle semblait ne pas jouer autre chose que ce qu'elle était dans la vie. A l'écran, elle incarne Roslyn, une jeune femme à l'abondante chevelure blonde, à la voix sensuelle, fragile, confiante, et perpétuellement étonnée.
Pourquoi donc, vous demandez-vous, MILLER a-t-il ressenti le besoin d'exhumer le fantôme de Marilyn après toutes ces années ? Le tournage des "Misfits" a déjà été longuement raconté dans un documentaire, ainsi que dans un album réalisé par les photographes de l'agence "Magnum". On pourrait dire que les événements entourant le film ont produit leur propre récit, un récit émouvant qui dépasse le film lui-même, du point de vue de l'intérêt dramatique comme de l'importance culturelle. Ce récit n'était pourtant pas tout à fait complet, en tout cas dans l'esprit de MILLER. Avec sa nouvelle pièce, il tente de “compléter le tableau”.
Marilyn MONROE n'est pas, loin s'en faut, le sujet préféré de MILLER. En fait, il a décidé de ne souffrir aucune discussion à son sujet. En 1995, il a balancé son poing dans la figure d'un journaliste qui lui demandait s'il lui arrivait encore de rêver d'elle. Pourtant, ce matin du mois d'août dernier, alors que j'étais assise à côté de lui sur l'étroit canapé de son salon, aborder le sujet de son mariage avec Marilyn apparaissait non seulement légitime, mais nécessaire. Tout d'abord, parce que c'est lui qui a brisé le long silence qu'il avait jusqu'ici observé sur la question. Ensuite, parce qu'il a toujours aspiré à “l'image plutôt exaltée du dramaturge en tant que grand révélateur de vérité”, comme il l'a lui-même formulé un jour, et il semble équitable qu'il porte sur sa vie le même regard incisif qu'il s'attache à porter sur les nôtres et qu'il cesse d'écarter les légitimes questions concernant les sources autobiographiques de son art. Pourquoi, se sont toujours demandé ses lecteurs, a-t-il fait une peinture aussi méchante de Marilyn dans "Après la chute ?"
“Ça m'a bien fait rire”, déclare-t-il en faisant allusion aux critiques qui avaient accueilli la pièce lors de sa première présentation. “En ce qui concerne Marilyn MONROE, j'ai passé cinq ans à tenter de l'empêcher de sombrer dans le précipice. Comment est-elle morte ? A-t-elle mis fin à ses jours ou pas ? Ne devons-nous pas porter la vérité sur la scène ?” Il articule ces questions à voix lente, les faisant ainsi paraître profondes, quasi bibliques. “Il n'y a pas qu'une seule version, poursuivit-il. C'est simplement la façon dont je vois les choses.” Et si le public les voyait différemment ? “Aucune importance, dit-il. C'est ma vérité. Pas la vôtre.” Avec MILLER, les conversations ont tendance à dépasser rapidement le quotidien pour atteindre des dimensions insoupçonnées. Il m'avait fixé rendez-vous dans son appartement de l'Upper East Side de Manhattan, un deux-pièces exigu situé dans un de ces bâtiments en briques rouges que l'on définit par le terme générique d'“avant-guerre”. MILLER, qui a 89 ans, est encore un homme d'une présence imposante, avec sa haute taille, ses longs bras et ses longs silences. Sobrement vêtu d'une chemise de travail brune et d'un pantalon kaki, les chaussures marron bien cirées, il déclare être en excellente santé. Mais il souffre visiblement du dos, ce qui l'amène à esquisser de temps en temps une grimace de douleur et à changer de position. Lorsque je lui demande ce qu'il fait pour son dos, il rétorque avec une expression d'ingratitude feinte : “Et mon dos, qu'est-ce qu'il fait pour moi ?”
Il partage actuellement son temps entre sa vaste ferme de Roxbury, dans le Connecticut, et son pied-à-terre new-yorkais. Celui-ci est meublé de façon impersonnelle. Les livres sont empilés en désordre sur le sol du salon. Je remarque parmi ses affaires un numéro du magazine "Artforum", ainsi que quelques carnets de croquis peut-être laissés là par sa compagne, Agnes BARLEY, une artiste peintre de 34 ans. Elle est venue avec lui ce matin-là de Roxbury, où ils occupent deux ateliers contigus. “Les mercredis sont identiques aux dimanches, dit-elle en parlant de sa vie avec lui. Il travaille tous les jours.” Menue et sympathique, elle lui demande si elle a le temps d'aller faire quelques courses en ville. Il acquiesce en lui donnant un rapide baiser d'adieu.
Une fois qu'elle est partie, MILLER m'explique qu'il l'a rencontrée deux ans auparavant, peu après le décès de sa troisième épouse, la photographe Inge MORATH, avec qui il est resté marié quarante ans. “J'aime la compagnie des femmes, dit-il. La vie est trop ennuyeuse sans elles. Les femmes sont plus dynamiques que les hommes et s'intéressent plus aux gens. Les hommes sont souvent abstraits, avec leurs grandes idées.” Je lui demande pourquoi un homme de son âge éprouve ainsi le besoin de s'engager dans une nouvelle relation, avec son inévitable lot d'exigences. Ne serait-il pas infiniment plus simple de demander à des amis de venir le voir quand il se sent seul ? “Pas s'ils sont morts, réplique-t-il. Parce que, dans ce cas, ça prend plus de temps.”
MILLER paraît très attentif à l'actualité et aux problèmes du jour. Resté fidèle à la gauche traditionnelle, il est toujours abonné à "The Nation". Mais il trahit les partis pris de sa génération lorsque nous abordons la question de la pop culture, qu'il rend responsable de la dégradation et de la marginalisation du théâtre sérieux, et, d'une manière générale, de la vie intellectuelle du pays. “Autrefois, on avait l'impression qu'une pièce avait un écho beaucoup plus important dans la société, dit-il, alors qu'aujourd'hui, c'est juste un spectacle de plus. Il est possible que la concurrence ait fait disparaître toute signification morale ou sociale. Communication et publicité sont les arts majeurs de notre époque. Elles façonnent la conscience des gens beaucoup plus que ne le fait l'art véritable.”
“Il fut une époque où des gens comme FITZGERALD, HEMINGWAY ou Dos PASSOS représentaient quelque chose dans ce pays, poursuit-il. Il m'est difficile d'imaginer aujourd'hui un auteur dont on puisse dire que, d'une manière ou d'une autre, il représente l'Amérique.” Il peut paraître contradictoire, chez un homme qui a épousé Marilyn MONROE, de manifester un tel dédain à l'égard de l'entertainment, mais ce n'est pas la première personnalité littéraire à se montrer plus disposée à débattre des grandes questions artistiques plutôt que d'impulsions personnelles apparemment non résolues.
Quelques semaines avant notre rencontre, j'avais reçu par la poste un scénario, une centaine de feuillets dactylographiés comportant dialogues et indications scéniques, perforés à la trouilloteuse et serrés par trois méchants trombones. Sur la couverture était inscrit : "Finishing the Picture", par Arthur MILLER. On comprend dès la première page que la pièce se réfère à l'expérience qu'il vécut sur le plateau des "Misfits", film qui, à la fin de la pièce, est qualifié d'“intéressant”, avec tout ce que cela implique d'ambition artistique non réalisée, de lenteur de rythme et de dialogues pontifiants. Le film est resté dans les mémoires en raison des événements tragiques qui ont entouré sa réalisation au cours de l'été 1960. A Reno, lors du tournage, Marilyn – qui absorbait alors une quantité astronomique de Nembutal – n'avait pas réussi à dire son texte et créé une gêne dans l'équipe en vitupérant son mari, réfugié dans un silence maussade. A la fin des prises de vues, MILLER et elle avaient décidé de se séparer. Ce devait être le dernier film de Marilyn, ainsi que de Clark GABLE, son partenaire à l'écran, qui, en pleine force de l'âge, mourut d'une crise cardiaque deux semaines après avoir quitté le plateau.
La nouvelle pièce de MILLER se déroule quelque part dans l'ouest des Etats-Unis, dans un hôtel sans nom. Un réalisateur se demande s'il doit abandonner le film qu'il est en train de faire. Le tournage accuse en effet près de cinq semaines de retard et Kitty, l'actrice principale à l'esprit instable, semble trop abattue pour pouvoir tenir son rôle jusqu'au bout. Elle arrive rarement à l'heure sur le plateau. Elle reste couchée dans sa chambre d'hôtel durant des heures pendant que les autres acteurs et les quarante personnes de l'équipe de tournage, inquiets et furieux, l'attendent par une chaleur de 40 °C en se demandant si elle finira par émerger. Ses retards coûtent une fortune au studio.
Qui peut douter que Kitty est sérieusement perturbée ? Elle avale cachet sur cachet, mange des glaces au petit déjeuner et se promène nue dans les couloirs de l'hôtel. Elle a déjà été suivie par deux des meilleurs psychanalystes du pays. Elle a “des fantômes assis sur sa poitrine, dit l'un des personnages de la pièce. Des fantômes de choses qu'elle a faites.” Kitty n'est pas très différente de Maggie, la précédente incarnation de Marilyn dans "Après la chute". Mais la nouvelle pièce ne montre presque jamais le personnage central sur scène : elle n'a en fait que trois répliques à prononcer. C'est, littéralement, un spectre. Ses actes et ses sentiments nous sont révélés à travers les remarques d'autres personnages, souvent empreintes de vulgarité sensuelle ou commerciale. Une réplique prononcée par le cameraman de la pièce l'illustre bien : “Une star est un animal, et un animal, vous devez le contrôler par des caresses et des menaces.” MILLER, toujours soucieux de donner une dimension sociale à son propos, veut montrer dans cette pièce comment les gens de Hollywood exploitent l'art et transforment n'importe quoi en produit.
L'idée n'est sans doute pas nouvelle, mais on peut imaginer que MILLER considère sa pièce, au moins en partie, comme une réponse à ceux qui se sont interrogés sur ses motivations lorsqu'il a écrit les "Misfits". Dans sa biographie de Marilyn MONROE parue en 1998, Barbara LEAMING va jusqu'à suggérer que MILLER en a imaginé le scénario pour “rentabiliser” la gloire croissante de sa femme et donner un coup de pouce à sa propre carrière cinématographique. Deux décennies plus tôt, Norman MAILER avait attribué à MILLER des visées tout aussi opportunistes, le qualifiant d'homme “ambitieux, borné et d'esprit étroit” qui aurait profité du prestige de sa femme à un moment où sa propre capacité de création s'étiolait.
Dans sa nouvelle pièce, MILLER répond indirectement à ces accusations à travers le personnage de Paul, le mari de Kitty, un scénariste imbu de lui-même. Il prétend rechercher la beauté plutôt que l'argent. “Tout le monde attend quelque chose d'elle, dit-il. Et nous autant que les autres ; nous voulons faire un beau film, c'est pourquoi nous insistons pour que, lorsqu'elle se réveille le matin, elle soit radieuse, même si elle préférerait en finir avec la vie.”
C'est avec ces mots que MILLER “parachève le tableau”. C'est maintenant un vieil homme dont les jours sont comptés, et cette pièce est peut-être la dernière occasion qui s'offre à lui de mettre les choses au point, de nous convaincre que l'écriture des "Misfits" était motivée par des raisons purement artistiques.
J'interroge MILLER sur la genèse de la pièce. Il m'explique qu'il l'a en tête depuis des années. “Je l'ai commencée il y a vingt ans, dit-il, puis j'ai arrêté parce que je n'y arrivais pas.” C'est en 2002, après la mort de sa troisième épouse, que MILLER s'attaque de nouveau à la pièce et parvient à la terminer. “Je ne comprends pas comment fonctionne le processus, remarque-t-il. Ça revient tout seul.”
D'autres estiment que les origines de la pièce sont moins mystérieuses. “Mon père veut être juste avec lui-même, et avec Marilyn”, pense Robert A. MILLER, le fils qu'a eu MILLER avec sa première épouse. Réalisateur âgé d'une soixantaine d'années, installé dans le sud de la Californie, il a récemment demandé à son père de lui envoyer le scénario de "Finishing the Picture", et ce n'est qu'en le lisant qu'il s'est rendu compte que la pièce évoquait l'échec du mariage de son père avec Marilyn. “Il n'a pas encore réussi à le surmonter”, juge-t-il. Robert n'avait que 9 ans lorsque son père quitta le domicile familial de Brooklyn Heights pour s'installer avec Marilyn dans un appartement de Sutton Place, à Manhattan. L'accord passé avec son ex-femme lui permettait de voir ses enfants un week-end sur deux. (Plus tard, MILLER eut deux autres enfants avec Inge MORATH.) “Mon père ne nous félicitait pas souvent”, se souvient Robert, avant d'ajouter que sa belle-mère était plus décontractée. “Marilyn était très à l'aise avec les enfants, souligne-t-il. Elle ne se sentait ni menacée ni en rivalité avec eux. Elle pouvait fort bien s'asseoir par terre et faire une partie de parchisi [variété du jeu des petits chevaux] avec nous. Parfois, nous allions faire du vélo ensemble.” Pour ses admirateurs, Marilyn MONROE reste la reine du glamour, mais aussi la petite Norma Jeane, la presque orpheline surgie de nulle part qui, au début de sa vie comme à la fin, ne trouva personne vers qui se tourner. “Cet être rayonnant était entouré d'une obscurité qui me plongeait dans la perplexité”, note MILLER dans son autobiographie sans concession, "Au fil du temps – Une vie", publiée en 1987. Dans son imaginaire, elle était “la fille la plus triste [qu'il ait] jamais rencontrée”.
Aujourd'hui, MILLER est encore moins désireux de spéculer sur les raisons du mythe qui continue à entourer Marilyn. A vrai dire, lorsque je tente d'aborder le sujet, il détourne le regard et demeure silencieux. Tandis que les secondes s'égrènent dans le salon et que le silence s'épaissit, on pourrait croire qu'il tente de formuler une réponse soigneusement nuancée. Il finit par rouvrir la bouche. “J'ai faim”, lâche-t-il de sa voix bourrue. Nous sortons sur la 2ème Avenue pour chercher un endroit où déjeuner. Tandis qu'il chemine, l'intense clarté du soleil semble oblitérer autour de lui le passé et ses fantômes pour ne laisser subsister que le présent, ce qui est déjà amplement suffisant. Après avoir parcouru une ou deux centaines de mètres, MILLER s'appuie contre une façade pour reprendre son souffle. “Je me sens comme Eubie Blake”, dit-il, faisant allusion au grand pianiste de jazz qui vécut jusqu'à 100 ans. “Eubie a dit un jour que s'il avait su qu'il vivrait aussi longtemps, il aurait davantage pris soin de lui-même.”
Il nous conduit jusqu'à un café, où il demande que nous soyons servis rapidement. “On fait ce qu'on peut, et tout le reste dépend de l'esprit de l'époque, dit-il d'un ton enjoué. Il est probable que l'on m'oubliera complètement ; la plus grande partie du travail des hommes est complètement oubliée ; 99,99 % des œuvres d'art finissent dans l'oubli. Il y a eu tellement d'écrivains qui ont dominé leur époque avant de disparaître à jamais ! L'Histoire est comme une gigantesque bête : de temps en temps, elle s'ébroue et rejette tout ce qu'elle a sur le dos.”
Quoiqu'elles soient frappées au coin de la modestie, il est difficile de prendre ces remarques pour argent comptant. La vérité est que tout le monde ne finit pas dans l'oubli. Tout en formulant cette réflexion, je ne peux m'empêcher de songer que Marilyn, par exemple, n'a pas été oubliée. Beaucoup de gens qui ne connaissent ses films que de nom se sentent spontanément émus par son personnage. Le temps a fini par faire d'elle ce que MILLER a cherché à créer avec le héros de "Mort d'un commis voyageur" et les autres Monsieur-tout-le-monde qu'il a conçus : l'incarnation de l'effort et de l'immense chagrin américains.
Je demande à MILLER quel souvenir il espère laisser à ses futurs lecteurs et spectateurs. Il réfléchit quelques instants, puis me répond avec solennité : “J'aimerais que l'on se souvienne de moi comme d'un homme qui écrivait ce qu'il ressentait".
"AFTER THE FALL".

Tags : 1960 - The misfits - Arthur MILLER - Eve ARNOLD - Paula STRASBERG

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.80.10.56) if someone makes a complaint.

Report abuse