Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s'agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d'innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n'était pas rare qu'après avoir passé la nuit à bavarder avec l'un d'entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à lire la lettre qu'elle adresse à l'un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l'hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s'est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu'elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n'avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c'est comme ça qu'elle respirait. Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l'avoir terminé, se jetait sur un autre avec l'appétit de ceux qui n'ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu'elle garde toujours auprès d'elle un portrait de FREUD et que "L'Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE. Pourquoi l'a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l'a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C'était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s'identifiaient à son innocence bafouée, d'admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n'est pas forcément plus simple aujourd'hui d'être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu'on croyait savoir de Marilyn et ce qu'elle était m'a fasciné. C'est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l'on n'est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).

Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).

Consciente de son manque d'éducation académique, Marilyn chercha à lire autant que possible et dans tous les domaines possibles.
Quand elle rencontra Arthur MILLER en 1951, ils allèrent ensemble dans une librairie où elle acheta des recueils de poésie de FROST, E.E. CUMMINGS et WHITMAN.
Au cours de sa tournée promotionnelle pour "Love happy", elle se retirait dans sa chambre d'hôtel pour lire PROUST et Thomas WOLFE, les écrits de FREUD sur "l'interprétation des rêves". Pour se distraire elle plongeait dans « Les frères Karamazov » de DOSTOÏEVSKI.
On la voyait souvent étudier avec application le traité d'anatomie « De humanis corporis favrica » de Vésale (16ème siècle).
Sur le plateau de "All about Eve" on la voyait lire « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria RILKE.
Elle lut également « L'autobiographie de Lincoln Steffens » (1866-1936).
Elle adorait par-dessus tout la littérature russe, qu'elle avait découverte au cours des premières années de son expérience cinématographique. Cela était lié en partie à son passage à "L'Actors Lab", et en partie à l'influence qu'exerçait sur elle Natasha LYTESS.
Elle lisait les nouvelles de TOLSTOÏet de TCHEKHOV, les romans de DOSTOÏEVSKI et de TOURGUENIEV, et la poésie de POUCHKINE et d'ANDREÏEV.
En 1952 Philippe HALSMAN fit une séance photo chez elle, au "Beverly Carlton Hotel", pour la photo de la couverture du magazine "Life" ; il vit de nombreux ouvrages dont l'histoire de la "Fabian Society" (un mouvement intellectuel socialiste anglais auquel appartenait entre autres George Bernard SHAW), des ouvrages de DOSTOÏEVSKI, FREUD, SHAW, STEINBECK, IBSEN, WILDE, ZOLA et une collection de divers romans russes. Il trouve aussi un grand nombre de livres d'art  sur GOYA, BOTTICELLI et Léonard DE VINCI.
Pendant le tournage de "Niagara" elle confie au photographe Jock CARROLL ses dernières lectures : « The thinking body » par Mabel Ellsworth TODD (recommandé par M TCHEKHOV), « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria RILKE, et « Le prophète » de Khalil GIBRAN.
Elle adorait « Le petit prince » de St EXUPERY.
Quand elle prenait des cours avec Lee STRASBERG à "L'Actors studio", elle lisait énormément, depuis les sonnets de SHAKESPEARE jusqu'aux romans de Colette.
En mars 1955 elle acheta « Ulysse » de James JOYCE, « Les anges déchus » de Noël COWARD, « Lettres à Terry » et « Lettres à Mrs Patrick Campbell » de Bernard SHAW,  et la biographie de Gertrude LAWRENCE par son mari Richard ALDRICH.
Quand elle rencontre pour la première fois la poétesse anglaise Edith SITWELL, elles parlèrent de ce qu'elle lisait à l'époque « Course of my life » de Rudolf STEINER, et quand Marilyn alla la voir en Angleterre, elles parlèrent de Dylan THOMAS et de Gérard MANLEY HOPKINS.
En 1961 elle lisait beaucoup de livres de psychiatrie et de psychanalyse. Au cours de son séjour de trois semaines au "Columbia Presbyterian Hospital", elle passa ses nuits d'insomnie à lire la correspondance de FREUD ; elle lut aussi la biographie de Sean O'CASEY.
Pour aider Marilyn à surmonter son trac à l'idée de chanter pour JFK au "Madison Square Garden", Joan GREENSON lui offrit un livre d'enfant « The little engine that could » (« La petite locomotive qui réussit »).
LISTE SELECTIVE DES LIVRES QUE MARILYN A LU :
Sur le métier d'acteur : 
 
- « Biography of Eleanor Duse » de William WEAVER
- « La formation de l'acteur » de STANISLAVSKI
- « How Stanislavski directs » de Michael GORCHAKOV
- « The thinking body » de Mabel Ellsworth TODD
- « To the actor » de M TCHEKHOV.
 
Fiction et poésie :
- « L'ange exilé » de Thomas WOLFE
- « Du côté de chez Swann » de Marcel PROUST
- « L'étranger » d'Albert CAMUS
- « Feuilles d'herbe » de Walt WHITMAN
- « Les frères Karamazov » de DOSTOÏEVSKI
- « Guerre et paix » de TOLSTOÏ
- « Life among the savages » de Shirley JACKSON
- « Magnificent obsession » de Lloyd DOUGLAS
- « Le petit prince » d'Antoine de St EXUPERY
- « Le procès » de Franz KAFKA
- « Le prophète » de Khalil GIBRAN
- « Ulysse » de James JOYCE
- « Le vieil homme et la mer » d'Ernest HEMINGWAY.
 
Documentaires et histoire :
- « Abraham Lincoln » (vol. 1 à 6) de Carl SANDBURG
- « Autobiographie » de Rudolf STEINER
- « The autobiography of Lincoln Steffens »
- « Les droits de l'homme » de Thomas PAINE
- « Essais » de Ralph Waldo EMERSON
- « Lettres à Ellen Terry » de George Bernard SHAW
- « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria RILKE.
 
Psychologie et auto-analyse :
- « The importance of living » de Lin Yu-TANG
- « Psychopathologie de la vie quotidienne » de Sigmund FREUD
- « Your key to happiness » de Harold SHERMAN.
 
Religion :
- « La Bible »
- « Science and health with key to the scriptures » de Mary Baker EDDY, 1875.
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).
Marilyn écrivait beaucoup ? Elle écrivait presque tous les jours : des textes intimes consignés dans des carnets épars dont une petite partie seulement sera dévoilée. La plupart de ces écrits ont été raflés par le FBI après sa mort et on en a perdu la trace. Il s’agissait de faire disparaître tout ce qui pouvait témoigner de sa liaison avec les frères KENNEDY. Marilyn adressait aussi d’innombrables petits mots et des poèmes à ses amis. Il n’était pas rare qu’après avoir passé la nuit à bavarder avec l’un d’entre eux, elle lui fasse parvenir un poème au matin. Ce sont des textes assez froids, sans pathos, qui ont une vraie qualité littéraire. Marilyn avait une plume de poète et un certain talent de scénariste. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire la lettre qu’elle adresse à l’un de ses psychanalystes, Ralph GREENSON, de l’hôpital psychiatrique new-yorkais où elle est hospitalisée. Tout y est: les couloirs, les cris des malades, les maltraitances. Elle savait faire voir les choses en les racontant mais jamais elle ne s’est autorisée à assumer cela pleinement. Peut-être parce qu’elle était complexée intellectuellement et socialement. Elle n’avait pas suffisamment de souffle pour écrire de longs récits mais peu importe: c’est comme ça qu’elle respirait.  Dans votre roman, vous évoquez une autre de ses passions: la lecture. Chez elle, il y avait plein de bouquins. Elle en commençait un et, avant de l’avoir terminé, se jetait sur un autre avec l’appétit de ceux qui n’ont pas eu accès aux livres dans leur enfance. Elle lisait KAFKA, DOSTOÏEVSKI, RILKE ou JOYCE. Dans la longue lettre envoyée à son psychanalyste, elle raconte qu’elle garde toujours auprès d’elle un portrait de FREUD et que "L’Interprétation des rêves" a été pour elle une révélation. A New York, elle côtoyait plus volontiers des écrivains (Truman CAPOTE, Carson McCULLERS) que des gens de cinéma. Ces amitiés étaient connues. Une célèbre photo volée la montre lisant "Ulysse", de JOYCE.  Pourquoi l’a-t-on enfermée dans son statut de ravissante blonde idiote ? Sa beauté l’a rendue otage du regard des cinéastes et du public. C’était sans doute compliqué pour les hommes de son époque, fascinés par la bombe sexuelle, comme pour les femmes, qui s’identifiaient à son innocence bafouée, d’admettre que la plus belle actrice du monde était également une personne sensible et réfléchie. Et ce n’est pas forcément plus simple aujourd’hui d’être reconnue pour son intelligence quand on est très jolie. Cette distorsion entre ce qu’on croyait savoir de Marilyn et ce qu’elle était m’a fasciné. C’est le plus douloureux dans la vie : être pris pour ce que l’on n’est pas. (" Marilyn dernières séances", Grasset et Folio).

Tags : 1951 - Effet personnel - Marilyn et les livres

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