1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".

1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".

Cette tragédie se joue entre la vie et la mort, dans un ciel orageux, saturé de blancs aveuglants. Arthur MILLER en a composé la partition pour son épouse Marilyn MONROE, qu'il s'apprêtait à quitter, après avoir divorcé pour elle de sa première femme, à Reno, comme dans le film. « Nous mourons tous à chaque instant, sans nous être appris ce que nous savons », regrette Roslyn, le personnage le plus âpre et le plus authentique qu'ait jamais joué Marilyn, dont l'immolation permanente donne aux images surexposées une indéfinissable incandescence. Alors que l'écrivain ne frémit plus devant sa femme mythique, il lui offre, paradoxalement, le plus beau rôle de sa vie.
Fragile, bancal, entre éblouissement et évanouissement, le film est plein d'échos à la vraie vie de la star. Comme Marilyn rêvait d'un pays de reconversion et d'anonymat, où l'adulation des foules serait remplacée par le véritable amour, Roslyn fuit son passé pour se réfugier dans un monde où personne ne sait rien d'elle. Elle ne trouve qu'un faux refuge, régi par la rage carnassière des hommes, brideurs de liberté lancés dans une chasse aux chevaux sauvages. Difficile de s'ébattre sur cette terre neuve et faussement libre : à l'image de Marilyn, condamnée à jouer plusieurs fois les mêmes prises à cause de ses trous de mémoire, Roslyn monte et descend les escaliers à l'infini, tente en vain de fermer la porte de l'armoire où sont collés ses propres portraits, et donne son corps en spectacle dans une inoubliable partie de Jokari, où chaque claquement de raquette ressemble à une pulsation cardiaque qui s'emballe, avant de s'arrêter net.
Son visage se fait vague et déchiré lorsqu'elle écoute son ami (Clark GABLE) qui commente le ciel vespéral : « Cette étoile est si loin que lorsque sa lumière nous parviendra elle sera éteinte... » John HUSTON illustre cet adage dans la séquence où Roslyn se révolte contre la folie meurtrière de ses trois compagnons. La tentation était grande de laisser la colère de cette femme-enfant exploser en gros plan. Au contraire, le cinéaste filme Marilyn de très loin, comme un minuscule grain de sable, à peine perceptible, qui hurle en vain dans le désert. Vibrant requiem à trois voix, ce film vacille comme une flamme en plein vent et donne au spectateur une mission éternelle de gardien du temple.
1960 / POUR MON AMIE SIMONA... Sur le tournage du film "The misfits".

Tags : 1960 - The misfits - Arthur MILLER

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.145.113.2) if someone makes a complaint.

Comments :

  • cleopatre1955

    15/03/2017

    Merci Chris ! Gros, gros bisous...Simona.

Report abuse